Les influences sont claires, nettes et explosent aux oreilles de l'auditeur: Rainbow, Black Sabbath et Dio... en trois groupes tout est dit. Je rappelle quand '>

Astral Doors


Of the son and the father


Locomotive Music


Heavy Metal


2003




Dès les premières mesures d' "of the son and the father", on se surprend à parcourir la pochette avec attention... Non décidément ce n'est pas le nouvel album de Dio, ce n'est pas non plus un tribute à ce vénérable Dieu épique mais bel et bien le premier album d' Astral doors un combo tout droit venu de la productive Suède.
Les influences sont claires, nettes et explosent aux oreilles de l'auditeur: Rainbow, Black Sabbath et Dio... en trois groupes tout est dit. Je rappelle quand même aux plus jeunes d'entres vous ainsi qu'aux quelques incultes ayant zappé la planète Hard des seventies que Ronnie James Dio fut jadis , avant d'entamer sa carrière solo, chanteur de Rainbow et Black Sabbath. D'où la légitimité de mon interrogation première.
Voilà le décor est planté mais que vaut réellement ce premier opus des Suédois ? Et bien on nage là dans les sphères de l' excellence avec un album qui nous propulse quelques années en arrière, à l' époque où Black Sabbath était considéré comme un groupe extrême... "Cloudbreaker" débute les hostilités en me faisant méchamment penser à "Neon Knight",titre issu du cultissime "Heaven and Hell" de Black Sab. La voix de Nils Patrick Johansson est stupéfiante, sans égaler celle du maître DIO, elle est la parfaite imitation de ces intonations les plus agressives. Dommage tout de même que son registre vocal se limite à cette rage originelle sans s'ouvrir vers d'autres tessitures car du coup le chant s'élève comme un rempart devant des compositions qui y perdent un peu en puissance émotionnelle. Mais bon, là je chipote car en fait, Nils s'en sort très bien assenant ses lignes vocales magistralement et au final tous les titres se montrent ultra-efficaces comme l'hymne Metal épique "Slay the dragon" ( mon chouchou) ou le tubesque "Ocean of Sand".
Un orgue hammond vient également agrémenter discrètement les morceaux participant directement au son seventies qui transcende l'album. Les guitares de Martin Haglund et Joachim Nordlund sont acérées et nous distillent quelques beaux petits duels. Des choeurs féminins apportent une touche épique supplémentaire sur "The trojan horse" ou encore "In prison for life". Voilà tous les ingrédients qui font de ce "Of the son and the father" un bien bel hommage rendu à la carrière de Ronnie DIO, même si ce n'est pas forcément le but recherché d'Astral Doors. Mais bon c'est bien fait, la production est excellente et les compositions efficaces, pourquoi donc s'en priver ?