Enfin qui débarque, pas tout à fait puisque le groupe avait pondu son premier méfait il y '>

Benedictum


Seasons of tragedy


Locomotive / Underclass


Heavy metal


2008




Les Etats Unis sont un pays bien surprenant. Le Heavy à l'ancienne y est mort et enterré depuis des lustres et pourtant nombre de combos surprenants voire rafraîchissants déferlent des terres de l'oncle Sam sur l'héxagone. Souvenez- vous d'Hydrogyn et son Hard US vitaminé...C'est cette fois -ci un pur combo de Heavy Metal qui nous déboule d'on ne sait où frappant d'entrée du poing sur la table.
Enfin qui débarque, pas tout à fait puisque le groupe avait pondu son premier méfait il y a un peu plus d'un an. Puissante et acérée la musique des américains emprunte autant à Judas Priest, qu'à Black Sabbath ou Accept. Le parallèle avec Hydrogyn n'est d'ailleurs pas anodin, puisque Benedictum a aussi opté pour le chant féminin, mais quel chant. Franchement, Veronica Freeman est plus que la principale attraction du combo US, non contente de bénéficier d'une plastique plutôt avantageuse, elle développe également une puissance vocale rare. Quiconque ne connaît pas le groupe , jurerait écouter une voix masculine, plutôt aigue, certes, mais diablement puissant et éraillé. Veronica dynamise chaque morceau ,comme savent le faire les plus grands frontman masculins. Ecoutez le dévastateur "Shell schock" qui ouvre les hostilités pour vous en convaincre.
Les lents et lourds "Burn it out" ou "Bare Bones", aussi pesants qu'inquiétants, le furieux "Beast in the field" plus Rock n'roll mais tout aussi captivant, Benedictum possède son style et n'hésite pas à revendiquer fièrement ses influences.
Sur le précédent scud, le groupe reprenait les fameux "Mob Rules et "Heaven and Hell" de Black Sabbath, rien que ça, cette fois ci , il se la joue un peu plus modeste en ce contentant du non moins classique "Balls to the wall" d'Accept. Une bonne reprise mais qui n'apporte franchement rien à l'album, si ce n'est de constater une fois de plus les qualités vocales de la miss Veronica. A noter également la présence de guest de renom derrière les six cordes comme Jeff Pilson (Dokken), Craig Goldy (Dio), Georges Lynch (Dokken) ou Manni Schmidt (Grave Digger).
Dommage que la fin de l'album, plus aventureuse avec quelques accents électroniques sur la ballade "Steel Rain" et le définitivement trop long "Seasons of tragedy" ne soit pas du même niveau faisant dangereusement descendre la pression. Une bien bonne surprise malgré tout.


01.Dawn Of Seasons
02.Shell Shock
03.Burn It Out
04.Bare Bones
05.Within The Solace
06.Beast In The Field
07.Legacy
08.Nobodies Victim
09.Balls To The Wall
10.Steel Rain
11.Seasons Of Tragedy