Black Comedy
Instigator
Season Of Mist
Season Of Mist
2008
Les Norvégiens Black Comedy, croisement des personnels humains des lourdement dotés Dimmu Borgiir et Old Man’s Child, persistent et signent après l’essai "Crawl To exceed" de 2001.
Le registre associe Metal et gros sons synthétiques. Sans que l’optique pose spécialement problème (bien au contraire !), reste que le gros son et le soin apporté à la production réalisée aux studios Strand courant 2007, ne parviennent pas vraiment à donner une splendeur à l’ensemble. Cette splendeur, si elle existait, ne jaillirait que des artifices qui nourrissent ce scintillant étalage sonore. On ne le dira jamais assez, mais un super line-up ne fait pas forcément un super-groupe. Ca n’est parce qu’on sait jouer que le résultat global renverra l’image d’une musique qui ressemble à un échange. Un échange dont elle devrait toujours résulter, lorsque du moins elle est réalisée par plusieurs personnes… ce qui est le cas en l’occurrence
"Instigator" manque de respirations et laisse au final une impression assez clinique. S’il garde la bonne idée de s’extirper des schémas black metal orchestraux monopolisés par les deux formations sources de Black Comedy, il ressemble davantage à un simple collage entre saturations et aplats de claviers (concoctés façon futuriste mais voyante par Bjørn M. Borg, par ailleurs coproducteur de l’album) qu’à l’hybridation que laissait supposer le visuel et l’optique générale. Metalcore traversé par l’argument "moderne", le son de "Instigator" soigne ses effets mais reste malheureusement assez linéaire. Sa mise en place n’est pas remise en cause, non, sûrement pas. Ca joue. Mais les possibilités que laissaient entrevoir les choix esthétiques du combo n’aboutissent, en lieu et place du Cyber-Metal promis, qu’à un riffing assez classique et autour duquel les claviers organisent un enrobage plus ou moins grossier.
N’est pas The Kovenant qui veut, en définitive, et ce même si certains titres figurant sur "Instigator" se laissent remarquer par une recherche mélodique salvatrice. Elle permettra de sortir (mais trop rarement) de saturations oscillant perpétuellement entre boucles neo-metal et tendances thrashy, et dont la linéarité se conjugue aux screams monomaniaques du chanteur Jon Bergan.
1. The Emergence
2. Favorite Hateobject
3. War Incognito
4. Sum of all Shit
5. Prime Specimen
6. Civil Paranoia
7. At one with Decadence
8. Lord of Locust
9. Inhale the Sulpher
10. Crawl to exceed
11. Subtle Conversion (Sic Transit Gloria Mundi)
12. Story of the God, the Beast and the Fools between