Black Label Society


The Blessed Hellride


Spitfire / BMG


Southern metal rock


2003




Travailler avec Ozzy Obsourne a du bon. Même quand on s’appelle Zakk Wylde. Car tous les bons riffs qu’on compose, Ozzy n’en veut pas pour ses albums, alors on les garde pour ses albums à soi. Et puis on s’imprègne de l’aura du Madman, car s’il est aujourd’hui loin de sa verve d’antan, il n’en reste pas moins une figure forte. Wylde pousse donc le mimétisme jusqu’à chanter comme Ozzy, à tel point qu’on se demande si Ozzy chante en guest sur un seul titre ou sur tout l’album ! Bien sûr, BLS reste BLS, et sonne comme jamais. Mais malgré tout, « The Blessed Hellride » est moins gras, sent moins la sueur et la bière éventée que les précédents opus du groupe, un peu comme si les rednecks avaient opté pour une vie plus saine, un petit régime. On perd une taille de pantalon, on refait du muscle et on se sent d’autant plus galvanisé pour balancer sans vergogne du gros rock avec des riffs plombés et des harmoniques artificielles qui fusent. Pas besoin de banane dans le slip, pas d’artifice, c’est déjà suffisamment burné comme ça sans en rajouter.
BLS, ça décoiffe son texan les cheveux au vent dans son pickup, ça pue le pneu brûlé et l’huile de moteur surchauffée, mais c’est surtout vraiment très bon !