Brides of Destruction
Runaway Brides
Mascot Records
mi-Heavy Moderne/ mi Hard Rock traditionnel
2005
Formé par Tracii Guns, le guitariste d' L.A Guns et Nikki Sixx, le bassiste leader de Motley Crue, Brides Of Destruction était au départ le rival tout désigné de Velvet Revolver, le combo des ex Guns n' Roses. Malheureusement, les faibles ventes du premier album et la volonté de se consacrer à Motley Crue, fraîchement reformé, ont eut raison de Nikki Sixx qui a préféré jeter l'éponge. Tracii et les autres membres du groupe ont donc fait appel à Scott Sorry d'Amen pour le remplacer au pied levé...voilà en gros l'histoire de ce combo.
Plutôt que de se reposer sur leurs lauriers, les membres de BOD ont décidé d'aller de l'avant ouvrant sans complexe de nouveaux horizons au groupe. Du coup, les premières écoutes se révèlent décevantes ou plutôt disons déconcertantes; "Runaway Brides" se voulant plus diversifié est au final moins accrocheur que son prédécesseur.
"Lord of the mind" sonne réellement très moderne et le chant étouffé , trafiqué de London Legrand n'arrange rien. "Dead mans ruin" nettement plus énergique nous redonne un peu d'espoir... ce dernier retombant bien vite avec "Criminal" et "This time around" qui souffrent décidement des mêmes symptômes que "Lord of the mind". London chante de manière lancinante et monocorde, ce qui rend ces morceaux linéaires et prévisibles. Le son devient même de plus en plus brouillon, de plus en plus moderne; en résumé de plus en plus insupportable...Et oui je suis une vieille grincheuse moi ! On s'apprête alors à suivre Nikki et quitter sans regret le navire; quand tout d'un coup, à la mi-album, un miracle se produit. Les guitares retrouvent un son traditionnel et un mordant que l'on croyait définitivement perdu. Comme par enchantement, London retrouve aussi toute sa verve et "Never say never", typiquement glam, marque un nouveau départ inespéré dans ce surprenant "Runaway Brides".
"Porcelain queen" et "Tunnel of love", ne manqueront pas non plus d'hérisser quelques poils aux allergiques des musiques typée 80 à la mode permanentée et au maquillage efféminé... mais ceux qui apprécient le style, les nostalgiques des années "folles " du Heavy remercieront ce retour béni aux sources. Tantôt punk, tantôt glam rock, cette fin d'album, plus traditionnelle, nous réconcilie avec la bande à Tracii.
"Dimes in heaven" qui clos le Cd et son refrain furieux, complètement hardcore, nous laisse même carrément sans voix.
Mais pourquoi diable une telle disparité d'une partie de l'album à l'autre ? Un curieux choix artistique qui risque d'en rebuter plus d'un, tant la seconde moitié de l'album s'adresse à un public radicalement différent de la première. Étais-ce une tentative déguisée de réconcilier les différentes générations ? Ce n'est pas gagné en tous cas....
1. Aunt Biente
2. Lords of the Mind
3. Deadman's Ruin
4. Criminal
5. This Time Around
6. White Trash
7. Brothers
8. Never Say Never
9. Blown Away
10. Porcelain Queen
11. White Horse
12. Tunnel of Love
13. Dimes In Heaven