Cesspit


Mon fils est une omelette


Autoprod


death/thrash agricolo-porno


2004




Amis de la poésie, du bon goût et des chansons à texte, l’album de Cesspit est pour vous. Formé selon la légende officielle lors d’une rencontre durant une réunion des alcooliques anonymes, le combo Cesspit s’inscrit dans la mouvance de Gronibard est consorts, à savoir du death/grind à haute portée lyrique et tout en finesse.
Un simple regard au visuel de l’album montrant un individu à la ruralité prononcée en plein relation sexuelle avec un représentant gallinacé par forcément consentant dénotera de l’amplitude de Cesspit. Les paroles sont à l’avenant, mêlant avec sobriété nécrophilie, caca dans la bouche, zoophilie, alcoolisme et autres galéjades de bon aloi. Il faudra cependant une oreille fortement exercée aux conversations sous psychotropes et substances éthylées pour décrypter les grognements.
Musicalement, Cesspit n’a pas inventé le fistfucking metal mais se différencie des ses grands frères en optant pour un thrash-death classique avec voix gutturales plutôt que de choisir le grind death dévolue par définition aux divagations porno-morbides. Cesspit joue bien mais sans casser les pattes du canard dont il comble les orifices. Ca sent les fins de soirées entre potes où l’on se vomit dessus pour encore plus de rire. Et comme souvent pour les délires entre potes, c’est surtout marrant quand on y a participé : ça tombe souvent à plat sorti du contexte, même si c’est bien raconté.
A écouter plus comme une curiosité que comme un album à part entière. Réservé aux potes du groupes ou à ceux qui n’ont pas de potes et rêvent de soirées délires.


- Mon fils est une omelette
- Brutal love
- In the whirl of time
- Ca sent le sapin
- Diktator Holokaust
- Houloulou
- Psychopath
- From flesh to dust
- El Franchto