Danko Jones
Sleep is The Enemy
Bad Taste Records
punk rock'n'roll
2006
Le retour du rock ! Les riffs font mouche avec une énergie rock dont l’âpreté emprunte sans vergogne au punk des débuts américains (« Baby Hates Me »). C’est déjà le quatrième album de ces musiciens de Toronto et le succès rencontré les a amenés à tourner avec Turbonegro, International Noise Conspiracy et d’autres. La voix accepte sans aucun dommage les petits bonheurs mélodiques et témoigne de talents humoristiques réels (« Don’t Fall In Love »). Les titres ont la longueur idéale pour les radios, ne se perdent pas en fioritures et touchent au but de façon incroyable (« When Will I See You » : deux riffs de base additionnés à une batterie simple, un vague solo pour soutenir le break et c’est une grande réussite).
D’habitude plutôt réticent face à des groupes dont le propos est peu novateur, je ne peux que taper du pied sur un classique comme « She’s Drugs »… On sent un groupe soudé et qui s’amuse (dans un esprit parfois proche de celui des Foo Fighters : « First Date »). Les titres proposent chacun des ambiances, des façons de faire suffisamment différentes pour que l’effet de redite soit évité, on va même jusqu’à explorer un rock quasi metal indus avec le titre éponyme. Le son tout au long de l’album est excellent, Ted Jensen (R.E.M. et Green Day) apportant son soutien.
Peut-être est-ce cet ensemble de bonnes raisons qui a amené John Garcia (Kyuss) à pousser quelques vocalises sur l’énervé « Invisible » ? Tout le monde ne sait pas créer des singles à la chaîne, les Danko Jones, eux, semblent avoir la formule. « Sleep Is The Enemy » est ainsi un bon album de rock que je recommande pour passer la fin de l’hiver et aborder le printemps avec enthousiasme. Ni plus, ni moins.
1. Sticky Situation
2. Baby Hates Me
3. Don’t Fall In Love
4. She’s Drugs
5. The Finger
6. First Date
7. Invisible
8. Natural Tan
9. When I Will See You
10. Time Heals Nothing
11. Sleep Is The Enemy