Devendra Banhart


Rejoicing in the hands


XL Recordings - Young God Records / Begg


psyche-folk


2004




Michael Gira a du nez. Son dernier petit protégé se nomme Devendra Banhart et sa Folk music rugueuse et minimaliste accouche de ces disques qui tiennent de l’intemporel. Les guitares de Banhart cajolent, arpentent l’Amérique, elles déversent leur fiel. Rien n’est gratuit dans ce premier disque d’une série de deux : Banhart est avare en effets, mais sa voix en dit long. Elle fait partie de ces choses rares, précieuses, qui n’appartiennent qu’aux grands songwriters. D’un bout à l’autre du disque, elle écorche le léger psychédélisme de l’ensemble, fouinant dans ces ombres que seuls des gens tels que Jeff Buckley peuvent défricher. Mystérieux, fantomatique, cet enregistrement joue la carte du minimalisme : cordes évasives, guitares sculptées dans le roc de l’acoustique. Banhart n’a pas fini de vous faire pleurer. Michael Gira n’est que le premier d’une longue série de victimes. Banhart n’a pas vingt cinq ans. Si si, c’est possible.


1. This is the way
2. It’s a sight to behold
3. The body breaks
4. Poughkeepsie
5. Dogs they make up the dark
6. Will is my friend
7. This beard is for Stobhan
8. See saw
9. It smoking in the temple of Arte Sanmimicra
10. Rejoicing in the hands
11. Fall
12. Todolos dolores
13. When the sun shone on netiver there ivassun
14. Insect eyes
15. Autums
16. Childs