Ebony Ark
When The City Is Quiet
Ascendance Records / Plastic Head
progressive dark metal
2008
Après "Decoder 2.0" paru en 2007 (successeur de formats démos et de l’album Decoder), Ebony Ark, formation espagnole créée à l’initiative de Javier Jiménez et Rubén Villanueva (tous deux en charge des guitares et des chœurs), signe son retour avec le tout aussi propre et franchement très anonyme "When The City Is Quiet".
Le sextet ne prend pas de vrais risques avec cet exposé métallique poli, et dont les relents progressifs se conjuguent à une sensibilité dark metal. Bien joué, bien produit, ce son n’a malheureusement rien de très original, il ressemble même à un produit standard, représentatif d’un genre sans réellement provoquer l’étincelle qui fait qu’on le remarquera plus qu’un autre. Guitares en places, confortées à grands renforts de claviers, la recette est connue. Assez triste en réalité, car les musiciens s’emploient sans trop de bavardage (ce qui reste un mérite) à rendre l’ensemble fluide et digeste. Mais les voix hégémoniques et de Beatriz Albert, certes assez charnelles et la plupart du temps senties, installent une linéarité de ton qui se cumule à une technique vocale semblant trouver ici ses limites, notamment lorsque Beatriz tend à gagner des terrains plus venimeux. Mais de A à Z, aucune surprise ne vient ébranler cet édifice bien plat, provoquant la désagréable impression que passée la première dizaine d’écoutes, on ne reviendra pas à "When The City Is Quiet". Comme si Ebony Ark, aujourd’hui plus qu’hier, renvoyait l’image d’un groupe désincarné, vivant sur des automatismes stylistiques.
Identitairement, c’est bien le vide. Regrettable, pour le moins.
Alors, quoi ? Eh bien… Des formes assez généreuses peuvent ne pas suffire à maintenir le désir, voilà. La preuve. La flamme, elle, vient toujours de l’inattendu.
1. If only...
2. Ecstasy
3. So Close, so Far
4. Endless Road
5. Sincerely
6. True Friendship never dies
7. We're here now
8. Redemption
9. For you
10. Enough is enough
11. Out in the Cold
12. When the City is quiet
13. A Merced de la Iluvia