Peut être aussi était-ce le bon moment pour le combo allemand de prendre le temps de souffler un peu et pour le "mentor" Tobias, de se ressourcer car il faut l'avouer ses compositions ont dernièrement tendance à être plus répétitives et moins inspirées.

Enregistré lors de la dernière tournée le " Mandrake tour", on '>

Edguy


Burning Down The Opera Live


AFM / NTS /Wagram


metal symphonique


2003




Cinq albums studio et deux volets d'un Metal Opera plus tard... Tobias Sammet décide de tenter pour la première fois l'aventure du live avec Edguy.
Peut être aussi était-ce le bon moment pour le combo allemand de prendre le temps de souffler un peu et pour le "mentor" Tobias, de se ressourcer car il faut l'avouer ses compositions ont dernièrement tendance à être plus répétitives et moins inspirées.

Enregistré lors de la dernière tournée le " Mandrake tour", on retrouve logiquement 5 titres de cet album. Mais bizarrement pas forcement ceux que l'on attendait: le single "All the clowns" et le meilleur morceau de l'album (enfin disons mon préféré ;) "Jerusalem" ne faisant pas partie de la fête. Dommage !!! Mais bon on a largement de quoi se rattraper avec les 16 titres de ce double CD.
Après l'intro orchestrale de rigueur, on entre dans le vif du sujet avec "Fallen Angels" et là on se rend compte immédiatement qu'il y a un monde entre Edguy live et Edguy Studio; le son est plus brut, les parties symphoniques réduites à leur plus simple appareil et la voix de Sieur Sammet perd un peu de sa superbe quand on lui enlève tout le travail de doublage réalisé au mixage. Les choeurs sont également moins grandiloquents et du coup la magie est moins au rendez vous. Pourtant ce qui pourrait apparaître comme une critique, peut aussi être retourné en faveur du groupe puisque après tout "Burning down the opera" est bien un live et de ce fait il perdrait de son intérêt à être une copie conforme des versions studio. Le jeune groupe flirtant avec les sommets en devient même plus humain, je trouve . Ce côté accessible ressort également avec un public visiblement très en forme qui participe activement aux nombreuses injonctions du chanteur. Oh joie, sur le premier titre, ce dernier s'exprime même en français !!! Edguy enchaîne ensuite avec le titre track " Tears of the Mandrake" confirmant l'efficacité de l'album puis c'est au tour de deux morceaux issus de "Theater of salvation" (un autre suivra) . Ce superbe opus aurait d'ailleurs mérité qu'on lui consacre davantage que 3 plages.
Petit clin d'oeil aux gendarmes de Saint Tropez la série de films cultes de Tobias à la fin de "Babylon" et voici "Land of the miracle" qui entre en action. La mécanique est bien huilée et les titres s'enchaînent efficacement. Tiens un morceau de "Kingdom of madness" ( Wings of a dream), le public semble ravi de retrouver un des "vieux" ( tout est relatif dans ce monde) morceaux du groupe mais ce sera le seul dinosaure puisque aucun titre de "Savage Poetry" n'a été retenu. En vieux routards ( qu'ils sont déjà ?), la bande déroule ensuite un petit solo de batterie, un poil répétitif et longuet il faut dire. Puis c'est une fin de show consacrée à Avantasia en version light avec l'unique timbre de Tobias au rendez vous , un petit dernier pour la route avec un "Out of control" sorti de derrière les fagots et le rideau se referme sur ce live pas trop mal fichu en fin de compte et qui rappellera de beaux souvenirs à ceux qui ont assisté à la tournée.

Pour conclure, même si je reste sur quelques regrets car pas mal de bons voire très bons titres manquent à l'appel ( ce qui est un peu idiot vu qu'il y avait encore de la place sur le 2d CD...); "Burning down the opera" demeure un bon live qui ravira sans mal avec un son direct et sans fioriture tous les fans d'Edguy en attendant le prochain album studio. Pour les autres, qui voudraient découvrir le groupe, faites d'abord une halte sur une des oeuvres studio nettement plus travaillée et symphonique; ce qui a d'ailleurs fait la réputation de la bande à Sammet.