Elis


Griefshire


Napalm Records


poppy orchestral metal


2006




Originellement connu sous le nom de Erben der Schöpfung (formation montée en 2000), Elis a fini par émerger sous l’impulsion de Sabine Dünser (chant), Pete Streit (guitare / basse) et Oliver Falk (synthétiseurs). De ces trois survivants, il n’en reste que deux après le départ anticipé de Falk après les débuts de cette nouvelle aventure, mais surtout aussi du fait, courant juillet 2006, du décès subit de la vocaliste Sabine, des suites d’une hémorragie cérébrale survenue en pleine répétition. Si Elis a finalement décidé de poursuivre sa route après le recrutement d’une nouvelle personne chargée du chant, le groupe a décidé de passer par une phase intermédiaire en publiant à titre posthume "Griefshire", dont le design visuel a été signé par Ingo "Monozelle" Roemling. Cet enregistrement restera ainsi, inévitablement, le dernier album d’Elis en compagnie de sa chanteuse originelle,

Le précédent opus, "Dark Clouds In A Perfect Sky", n’avait en 2004 que peu convaincu, pour tout dire. Extrêmement classique, il hébergeait les voix heavenly et à sensibilité opératique d’une Sabine Dünser moyennement inspirée. Aujourd’hui, le contenu de "Griefshire" n’acquiert pas spécialement de nouvelle stature, même si son contenu paraît mieux maîtrisé et plus compact que celui de son prédécesseur. Les orchestrations se fondent mieux à un ensemble métallique très classique, gorgé de mélodies pop apprêtées mais sans réel génie ("Seit dem Anbeginn der Zeit"). Rendons à César ce qui est à César : "Griefshire" garde à son avantage une meilleure gestion des contrastes que par le passé, sans doute aussi un lyrisme plus acéré ("Phoenix from the Ashes"). Mais il ne recouvre pas de réelle "spécialité", et c’est ce qui constitue son principal écueil. Il ne remet rien en cause des schémas passés et enchaîne une série de compositions soignées dans le genre… mais ô combien prévisibles, bien malheureusement.

Bien entendu, nous gardons ici une pensée pour Sabine Dünser, mais dire que ce disque en est un grand sous le seul prétexte de lui rendre hommage serait manquer d’honnêteté. Elis reste un groupe appliqué, mais c’est tout. Et il reste attendu de sa part une explosion de style qui, décidément, tarde à venir.
R.I.P.


1. Tales from Heaven or Hell
2. Die Stadt
3. Show me the Way
4. Brothers
5. Seit dem Ambeginn der Zeit
6. Remember the Promise
7. Phoenix from the Ashes
8. How long
9. Innocent Hearts
10. Forgotten Love
11. The Burning
12. A new Decade