Après "Messengers of the darkest dawn" (2002) - premier album '>
Enshadowed
Intensity
Black Lotus Records/ Adipocere
brutal death
2003
Que voilà un titre d'album fort approprié ! Car intense, ce deuxième album des grecs d'Enshadowed l'est assurément. Pour mieux situer, on pourrait également rajouter ultra-brutal, blasphématoire, haineux et 100% anti-chrétien, et vous comprendrez que ces cinq-là ne font pas vraiment dans la dentelle, puisqu'une fois passée une courte intro au piano, c'est bien d'une déferlante de gros death métal US dont il est question ici.
Après "Messengers of the darkest dawn" (2002) - premier album où le groupe jouait un black métal brutal directement inspiré de l'école scandinave - et pas mal de problèmes de line-up, Necro (guitare), resté seul maître à bord, recrute de nouveaux camarades de jeu pour enregistrer ce nouvel album, sur lequel plane l'ombre de groupes comme Deicide, Malevolent Creation ou encore Immolation, au point qu'Enshadowed pourrait aisément passer pour un combo américain: rythmiques écrasantes et agressives (quoique parfois usées jusqu'à la corde), parties de batterie ultra-rapides, double grosse caisse omniprésente, vocaux éructés dignes d'un Chris Barnes (Six Feet Under) et textes provocateurs signés du chanteur Snegodron qui, bien que parfois simplistes et écrits dans un anglais approximatif, feraient sans doute s'étouffer George W. Bush plus vite qu'un bretzel ("Purity's Failure", "Requiem of hatred (Jesus christ cage part II)", "Sunya-bindu", "Thy downfall" ou "Obvious inexistence").
Reste à savoir - compte tenu de la compétition qui fait actuellement rage sur une scène internationale saturée - si les arguments de ce "Intensity" seront suffisants pour convaincre des métalleux de plus en plus "blasés" et ainsi permettre à Enshadowed de se faire une place au soleil...