Ex Mortem
Pestilence Empire
death
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Du nouveau pour faire de l’ancien telle est la devise de nos amis équarisseurs d’Exmortem. En effet, nouveau line up, nouveau label (Osmose), et donc nouvel album (le quatrième, c’est fou comme le temps passe vite et dire que le pape n’en finit toujours pas de mourir) pour une formule musicale qui ne bouge pas d’un iota, un death old-school très inspiré par la scène U.S. Alors, autant dire d’entrée de jeu que niveau originalité, ça va pas péter les barreaux des chaises, mais par contre on va passer un bon moment de défonce radicale avec ramonage de conduit auditif de rigueur. Durant les neufs titres qui composent la track-list, Exmortem, en bon stakhanoviste du style, balance du brutal de chez brutal : le chanteur imite à la perfection le bruit d’un siphon d’évier qui se débouche, le batteur doit certainement jouer durant une crise d’épilepsie, guitaristes et bassiste se tirent la bourre pour savoir lequel déchirera les enceintes le premier. Des passionnés, ces danois qui exécutent une musique terriblement violente et fédératrice, misant sur l’efficacité par-dessus tout, pour preuve des titres comme : « Gruesome Icons », « Malus Invictus », ou « Pestifer ». Les influences de Hate Eternal, Nile, Vile ou encore Mortification sont très présentes, plutôt élogieux certes, mais problématique aussi car les danois semblent avoir du mal à exprimer leur propre personnalité. La production est à la hauteur, moderne, clair et destructrice. Au final, on a entre les mains un bon album de death-métal, mais qui manque cruellement d’originalité finissant ainsi par lasser au fur et à mesure de l’écoute.