Frankenstein
An Ugly Display Of Self Preservation
Fiend Force
psycho/punk/goth déjanté
2004
Lorsque débutent les premières notes de An Ugly Display Of Self Preservation, on se demande bien si on est bien en présence du groupe formé par des ex Christian Death, Voodoo Church et autres Faith & The Muse. Oubliez tous vos repères deathrock, de toute façon le genre est saturé, épuisé, et un peu de changement d’air ne fera pas de mal. Le monstre vert incarné par Boris Karloff est ici un hybride psychobilly, punk, rock n'roll d'une puissance phénoménale, pas loin de 100 kg de muscles attribués à chaque instrument. Pas de claviers dans la cave du géant, uniquement la formation classique mais ô combien efficace guitare/basse/batterie plus une grosse voix d'outre-tombe dont les pionniers du psycho Demented Are Go nous ont habitués depuis plus de vingt ans. Des titres de la trempe de 13th Floor naviguent quand à eux dans une sorte de cimetière à la Cramps au sein duquel les couples de zombies dansent le boogie et dont le maître de cérémonie n'est autre que le monstre de Frankenstein, perché au dessus du micro, entouré de ses ghouls les plus affamées de vice. Un disque absolument grandiose dans la plus pure veine dark psycho. Qui aurait deviné que ces tas de cadavres en provenance des années 80 allaient réanimer un groupe de l'envergure de leurs anciennes formations. Frankenstein arrive en terrain conquis et balaie du poing toute concurrence installée ici après des années de sommeil. Un must !