Hatebreed


The rise of brutality


The All Blacks B.V. - Roadrunner Records


metal hardcore


2003




Court et efficace, le nouvel album de Hatebreed jongle entre Hardcore et Thrash, un peu à la manière dont Slayer négocia le virage sur « Diabolus in musica ». Ca n’est d’ailleurs pour rien si Hatebreed applique certains schémas propres à leur « God hates us all » : rythmiques en mid tempo viennent ici fréquemment troubler le jeu du speed. Les guitares sonnent Metal, les voix éructent, typées Hardcore, et Hatebreed charge. Jamey Jasta choisit la linéarité en termes d’effets vocaux : du début à la fin, pas une voix claire n’apparaît et alourdit encore la sauce d’un quatuor dont le but principal reste le déploiement de forces. Si le disque s’avère univoque dans ses couleurs, il contient néanmoins une quantités de riffs gras et impressionnants d’efficacité, servis par une production sans faille (assurée par… Zeuss). La batterie sonne comme jamais, et certaines compositions se dégagent du lot en termes d’efficacité : « Doomsayer », « Beholder of justice », ou figurent parmi les morceaux les plus guerriers, quand le Thrash de « This is now » lorgne légèrement vers le Neo Metal ou celui « Live for this », dans ses phrasés, vers le Heavy de Rob Halford solo. Puissant et direct, « The rise of brutality » sacralise la puissance des guitares sans révolutionner les genres. Mais ses compromis donnent lieu à une musique stable et sûre de son fait. Un disque brut, et empli de force.