Hecatombic


Delights Of The Despicable


Melancholia Records


brutal death old school


2005




Signature inaugurale de la branche death métal de Melancholia Records (Unholy Matrimony, Numenor, Orakle, Bornholm…), Hecatombic livre avec ‘Delights Of The Despicable’ un deuxième album lourd et sanglant (après un ‘Insanity In The Depths’ autoproduit en 2002), gorgé d’influences death US brutal et old school qui nous ramènent 10 ou 15 ans en arrière, à l’époque où la tripaille et l’hémoglobine infestaient les premières œuvres de Cannibal Corpse et Suffocation. Les titres sont assez longs (4 – 5’ en moyenne), les vocaux sont agressifs et efficacement doublés (un chant très caverneux, un chant guttural plus aigu), les guitares rythmiques sont épaisses et tranchent dans le lard, à l’image du son raw et parfois un peu sourd mais qui colle finalement bien au gore death d’Hecatombic et accentue son côté vintage. Il n’est pas question ici de déballage technique et d’une avalanche de blasts non stop comme sur beaucoup de sorties death actuelles, même si les quatre parisiens ne s’en laissent pas conter point de vue brutalité et nous assènent des accélérations meurtrières. L’album évite en effet l’écueil de la répétition grâce à des guitares acoustiques et des arpèges bien sentis (‘Addicted To Blood’), qui lui confèrent un caractère plus sombre et donnent d’autant plus d’impact aux parties brutales. On trouve même un solo de basse (fretless ?) façon Steve DiGorgio (Cynic, Death, Pestilence) à la fin de ‘Anticlimax’, le disque se terminant sur ‘Desolated’, un instrumental qui s’ouvre sur des arpèges clairs puis enchaîne sur une déflagration death de près de 4’00 avant un retour des arpèges clairs pour un final tout en douceur. Rien de révolutionnaire, mais un bon album de death old school et un groupe assurément à suivre…


1. Prelude to cerebellum
2. Anthropophagus rebirth
3. Addicted to blood
4. Greedy guts
5. Anticlimax
6. Removal of life
7. The crucible of debauchery
8. Reflected eye
9. Desolated