Ce changement vocal aurait d'ailleurs tendance à rendre la musique d'Impellitteri un poil plus accessible, car malgré une puissance vocale certaine, Curtis a une voix nettement moins rauque et grave que Graham Bonnet qui officiait sur "System X" . En dehors de cela, Chris ne change pas'>

Impellitteri


Pedal To The Metal


SPV/Steamhammer


Heavy Guitar Heroe


2005




Exit Graham Bonnet, exit Rob Rock, cette fois ci Chris Impelliterri le virtuose Américain s'est attaché les services d'un vocaliste moins connu mais non dénué de qualité en la personne de Curtis Skelton.
Ce changement vocal aurait d'ailleurs tendance à rendre la musique d'Impellitteri un poil plus accessible, car malgré une puissance vocale certaine, Curtis a une voix nettement moins rauque et grave que Graham Bonnet qui officiait sur "System X" . En dehors de cela, Chris ne change pas son optique d'un iota et nous propose toujours un bon vieux heavy/power métal surpuissant qui défrise tout sur son passage. Impellitteri, c'est un peu le rouleau compresseur des guitares heroe et c'est toujours et assurément le plus heavy. Sorte de mix entre Zack Wilde et Yngwie Malmsteen en nettement plus furieux, le bonhomme est un guitariste à part qui se contre fiche des modes et des conventions et nous propose un "Pedal to the metal" surpuissant qui ne connaît aucune limite. Les solos façon TGV sont bien présents mais toujours très courts et sans excès. Impellitteri va droit au but et ne répète pas si bien que l'album ne fait au final que 36 minute 40 mais est du style qui vous colle au siège avec l'énergie d'un "Painkiller" de Judas Priest pour parler au plus grand nombre.

Mais bon ,ceci n'est pas une nouveauté, les précédents albums d'Impellitteri étaient déjà de vraies petites bombes à retardement. On sent malgré tout ici, une volonté à se diversifier encore davantage. En y réfléchissant bien, ceci est certainement rendu possible par l'arrivé de Curtis Skelton, car malgré un timbre plus cristallin que ses prédécesseurs, il sait aussi s'aventurer vers des contrés hardcore façon Biohazard sur "Punk" ou thrashy à la Pantera sur le court et intense "Crushing daze". Impellitteri clos "Pedal to the metal" avec un "The writing ‘s on the wall" qui semble être un pastiche surpuissant de "Rain of the thousand flame" de Rhapsody. Histoire de montrer que même s'il n'est pas adepte des démonstrations techniques à outrance, préférant mille fois l'efficacité au déballages inutiles; il demeure une valeur sure sur le marché des guitar Heroe.

Décidément Chris Impellitteri est un être à part qui n'a pas fini de nous étonner et son album une petite perle Metal à découvrir de toute urgence.


1. Iceman Cometh
2. The kingdom of titus (Tribute)
3. Dance With the Devil
4. Hurricane
5. Crushing Daze
6. Destruction
7. Judgement Day
8. Punk
9. Propaganda Mind
10. Writings on the Wall