Lars Frederiksen & The Bastards


Viking


Hellcat Records


fuckin'rock n'roll


2004




Pour la seconde fois, le guitariste de génie Lars Frederiksen fait une petite escapade hors de Rancid pour rejoindre son gang de bâtards et donner vie à un nouvel album encore une fois à la hauteur de ce qu'on peut attendre de l'un des meilleurs gratteux punk. Beaucoup plus varié que l'opus précédent, Viking aborde tous les styles les plus rock n'roll. Punk sur 1%, garage sur Bastards, hardcore vénère sur Skins, Punx & Drunx, rock 50's sur Marie Marie, le pape de la nouvelle génération de crêteux montre qu'il en a dans le froc et prouve que la diversité de Rancid tiens avant tout à sa patte créatrice, sans toutefois oublier de rendre un hommage à ses groupes préférés, comme les reprises d'Anti-Nowhere League et The Blasters le montrent. Seize brûlots punks au cours desquels se croisent guitares énergiques, rythmique démoniaque (le bassiste est tout droit issu du gang hardcore U.S. Roughnecks) et chant de saoulard à la Joe Strummer (R.I.P.) sans oublier la bonne grosse touche Ramones. On se croirait plongé dans une putain d'hypothétique fête rock n'roll ou se mélangeraient punks 77, skins sharp, bananes rock n'roll et chevelus en tous genres. Si la majorité des morceaux sont enjoués, quelques pépites de tristesses sont également au programme, sans compter sur le timbre de voix si particulier de Tim Armstrong, le chanteur de Rancid, qui vient pousser la chansonnette sur le très fraternel My Life To Live, un titre qui aurait d'ailleurs pu se retrouver sur Indestructible. Un grand disque à ranger dans sa collection des meilleurs efforts du bon gros rock n'roll qui tâche.