Louisa John Krol
Alabaster
Prikosnovenie
etherial ambient excellent
2003
Si l'invitation au rêve est universelle, nulle doute que le charme de Louisa John Krol traverse les océans pour venir nous toucher profondément, et, nous prenant par la main, l'australienne nous fait découvrir, invités de marque, le monde qu'elle tisse, ce cocon de quiétude et de sérénité. Tel un attrapeur de rêve, Louisa catalyse l'essence même de ces voyages introspectifs trop rares, qui nous font défaut par manque de temps dans un monde trop rapide, et revitalise notre imaginaire, les fées de notre enfance apparaissent bien vivaces, et le repli sur soi se fait en douceur. Néanmoins, loin d’être uniquement contemplative, l’œuvre de Louisa se veut dynamique et bien que largement imaginaire, le lien avec une réalité dure pointe son nez, filigrane de mélancolie courant au travers d’ « Alabaster », quatrième opus d’une œuvre déjà majeure.
Loin de se reposer sur une excellence médiévale («Stone Lake » ) ou atmosphérique (« How Should your True Love Know ? ») , Louisa John Krol s’immisce avec maestria vers une pop electro brillante –presque gothique -, comme le prouvent les indispensables « Light on the Wall » et « Me and the Machine » et tente même une approche technoïde étonnante sur l’ultime titre « Dancing over Acheron ». Tout en modération et beauté, la voix enchanteresse porte chacun des paysages et crée les contrastes de lumières, ces reflets cristallins à la surface de l’eau, étincelants et qui captivent votre regard, on se laisse volontiers hypnotiser pour tomber dans cette torpeur si douce (« The Search for Lost Souls – Midnight »).
« Alabaster » est beau, tout simplement.
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