Merendine Atomiche


Walk Across Fire


Deadsun Records



2003




Quand on sait que ce groupe italien a fait ses armes avec des covers de Metallica (voir le "Tribute to Metallica" de 1999), on ne s'étonnera guère que son premier album revisite le style Bay Area qui a fait les beaux jours du thrash métal dans les années 80. A l'époque, le death métal en était à ses balbutiements, le néo métal n'existait pas et des groupes comme Megadeth, Slayer, Annihilator ou Testament régnaient en maîtres. Nostalgie, quand tu nous tiens... Mais revenons-en à ce qui nous intéresse. "Walk Across Fire", c'est d'abord un son un peu rugueux et roots, assez éloigné des productions léchées qu'on trouve aujourd'hui, et qui évoque immédiatement les excellents premiers albums de Testament, "The Legacy" et "The New Order". Mais bon, la comparaison s'arrête là, car aussi sympathique que soit MA, il faut bien avouer que ce disque ne casse pas trois pattes à un canard, et se résume à un empilement de riffs lourdingues et moyennement inspirés au sein de morceaux dont les structures fleurent bon l'amateurisme et le manque de moyens. Cela dit, les musiciens sont loin d'être des manchots, mais, là où d'autres combos de thrash métal old school comme Divine Decay ont compris qu'il fallait avoir un minimum de personnalité pour que la sauce prenne, MA se contente de répéter ce que d'autres ont fait en mieux avant lui, pensant qu'il suffit de faire du neuf avec de l'ancien pour tirer son épingle du jeu. Hélas, il n'en est rien ! Et malgré des arguments commerciaux de poids - un clip vidéo en bonus et surtout la présence d'invités de marque comme Jeff Waters (Annihilator) qui joue les soli sur "Game Over" et Anders Lundemark (Konkhra) venu pousser la chansonnette sur "Revenge" - "Walk Across Fire" risque fort par conséquent de faire bien pâle figure face à une concurrence de plus en plus acharnée et un public de plus en plus exigeant et blasé. En somme, un album qui joue à fond la carte de la nostalgie et qui, répétons-le, jouit d'un bon capital sympathie mais dont l'achat n'est absolument pas indispensable. Sauf bien sûr pour les fans die hard qui ne jurent que par le thrash métal façon 80s, mais comme ils ont déjà tous cassé leur tirelire pour s'acheter le box Slayer...