Moonchild


Somewhere someplace somehow


Shwarzrock / SPV



2002




Susan D’Iavollo n’a rien perdu de son enthousiasme : « Somewhere someplace somehow » est l’album que sa voix attendait : extrêmement sollicitée du début à la fin de ce nouvel album de Moonchild, elle devient la pièce centrale d’un jeu que nous connaissons déjà, mais dont chaque partie nous rappelle au bon souvenir du rock gothique. Les guitares de Moonchild sont résolument plus Metal que ce que les années 80 ont jamais offert, et les claviers peut-être un peu cheap, mais il y a dans chaque disque de Moonchild cette fraîcheur qui fait tant défaut à nombre de formations du même calibre. Seuls Love Like Blood et Dreadful Shadows ont su, en leur temps, (et à un niveau tout de même supérieur, avouons le) retrouver la flamme d’un passé révolu, mais l’écriture de Moonchild parvient ponctuellement à embrasser un style affirmé, et embraser véritablement l’auditoire (« Rabbits and hares and such », infernal). Sur la longueur, les complaintes dévoyées de Miss D’Iavollo agacent légèrement, mais la tension ne quitte jamais « Somewhere someplace somehow ». Les rythmiques sont variées et font oublier le classicisme des mélodies : Moonchild a fait le choix, une fois de plus, de jouer davantage sur les corps que de ruser face aux esprits. Sa musique n’en manque pourtant pas, et les nouvelles réjouissances méritent d’être célébrer. Enivrement assuré.