Murderdolls
Beyond The Valley Of The Murderdolls
Roadrunner Records
2002
J’avais quelques idées reçues à l’écoute de l’album de Murderdolls, ce qui s’explique assez facilement, le groupe étant composé de Joey Jordison de Slipknot, ainsi que de Tripp Eisen de Static X. Et bien la seule similitude avec les groupes suscités s’arrête là, car Murderdolls s’apparente beaucoup plus à un croisement complètement déjanté entre le Misfits des débuts, le Rocky Horror Picture Show, ainsi que Rob Zombie. Vous l’aurez compris, le groupe nous livre avec ce premier opus un punk complètement déjanté mélangé à un esprit gothic et à des paroles tout droit sorties de films de série Z, bref, un bijou. Les compos sont parfaites, avec tous les ingrédients ayant fait la renommé des divins Misfits, c’est à dire refrains entêtants, riffs accrocheurs, batterie orageuse et solos bien placés. Ce groupe s’apparente d’autant plus à la bande de Danzig et ses sbires, car les paroles sont du même acabit, à savoir complètement tordues, donc faisant référence aux même stéréotypes horrifiques (les zombies, les vampires, Halloween…) avec un second degré similaire (le summum reste le morceau Kill Miss America). Ce petit chef d’œuvre est composé de quinze petites perles, comprenant 14 morceaux de pure gothic-punk (y compris le chef d’œuvre gothic Die My Bride) et un morceau plus « calme ». Comme dans la grande tradition punk, la durée de chaque morceau varie entre 2mn et 3mn30. Les musiciens remplissent bien leur rôle (Joey de Slipknot passe à cette occasion à la guitare), et le vocaliste Wednesday 13 assure grave. A noter que Marilyn Manson fait une apparition dans le 1er clip du groupe (Dead in Hollywood). Bref, sachez faire abstraction des idées reçues, car il serait vraiment dommage de passer à côté de cet excellent album.