Nile
In Their Darkened Shrines
Relapse Records
2002
Connu dans la scène extrême pour son agressivité sans limite, Nile s’était forgé à coup d’albums incisifs et de tournées une réputation solide et non usurpée, car à l’écoute de leur dernière livraison « In Their Darkened Shrines », vous allez prendre un coup. Toujours extrême, le death métal de Nile se voit ici magnifié par une production infernale et des ambiances toujours plus poussées. Posant les jalons sur l’ouverture « The Blesses Dead » et ne ralentissant pas la cadence sur « Execration text » pour enchaîner sur un « Sarcophagus » ultra lourd et sombre, en prend en à peine dix minutes une leçon rare. Des guitares percutantes et massives, une chant d’outre-tombe et une section rythmique plaquée or se joignent pour célébrer le culte Egyptien. Distillant à bon escient son venin et ses atmosphères, Nile utilise la carte « exotique » de manière fulgurante et sans artifice poudreux, pour confiner à l’excellence, installant une noirceur pesante et persistante. Délaissant les morceaux « courts », Nile entreprend sur « Unas slayer of gods » ses pièces de choix prenant vie sur la longueur, pour encore plus d’intensité, à l’instar du quatuor infernal de titres concluant l’album sur près de 20 minutes. La musique de Nile est très dense et ne s’aborde pas facilement mais constitue une œuvre de choix. « In Their Darkened Shrines » place le groupe sur les plus hautes marches du death métal extrême et se place d’emblée dans les pierres angulaires du genre. Grand disque.