Noumena


Anatomy Of Life


Spikefarm Records


death/gothic metal


2006




Formé en 1998 à Ähtäri (Finland), Noumena publie fin 2006 son nouvel opus studio, "Anatomy Of Life". Ce dernier donne suite à un enregistrement précédemment sorti sur Spikefarm, "Absence", en 2005, à la suite des débuts d’une carrière plutôt difficiles et causés par les services très moyennement au point d’un label de Singapour.

Tenant originellement à développer un propos mélodique et Death Metal, Noumena évolue très clairement sur ce nouvel opus vers un style plus ancré dans Doom (le final "Fire and Water") et le Gothic-Metal. Le principal référent à ne pas céder un pouce du terrain Death reste l’approche terriblement gutturale des voix précises et impressionnantes d’Antti Haapanen. Contrebalancées par des voix féminines très senties et omniprésentes, elles intègrent tout de go, avec corps et grande efficacité l’ensemble de ces charpentes métalliques. Simples et efficaces, celles-ci se trouvent alimentées de front par la superposition très classique mais extrêmement bien faite de rythmiques de plomb et de ces leads de guitares bouclés rappelant clairement le genre gothique qu’a adopté un certain Metal dans les années 1990.

Enregistré aux studios Sundi Coop par Tuomo Valtonen et masterisé aux célèbres studios Finnvox par Mika Jussila, "Anatomy Of Life" laisse sur ses deux premiers tiers défiler des titres courts, immédiats et puissants ("Misanthropolis", "Retrospection", "Triumph and Loss"), entrecoupés d’une césure plus claire et lente au centre. "Monument of Pain" offre en effet, à cet instant, une respiration bienvenue sans réellement desserrer l’étau. La tension reste bien à l’ordre du jour. Et ce n’est que sur les deux derniers titres que Noumena se laissera aller à des formats plus extensifs (respectivement six et six minutes trente, contre trois à cinq en moyenne pour tous les autres titres), mais non moins intéressants que l’impressionnante série de brûlots les précédant. Juste avant le beau morceau final s’impose ainsi le très assis "Through the Element", qui régurgite le long d’une structure très contrastée, un jeu alternant une sensualité acoustique pure et des éruptions de guitares lentes et des plus épiques.

Petite révélation en tant que telle, cet album ne révolutionne en rien les schémas du Death mélodique moderne et encore moins ceux du Gothic Metal. Mais ils portent une vraie flamme qui traverse l’ensemble de cette collection de titres. Plus que savoureuse, elle n’offre pas une seconde de répit ni aucun déchet, sous un visuel restant des plus… ratés.
Dans le genre, un vrai petit must, et une surprise qu’on n’attendait pas.


1. Misanthropolis
2. Burden of Solacement
3. Retrospection
4. The Burning
5. Monument of Pain
6. Triumph and Loss
7. Marionettes
8. Through the Element
9. Fire and Water