Ordo Rosarius Equilibrio


Apocalips


Cold Meat Industry


apocalyptic martial neofolk


2006




Un nouvel album d’Ordo Rosarius Equilibrio, c’est toujours un moment un peu particulier pour tous les amateurs de musiques folk et apocalyptiques.
Tout simplement parce qu’ORE fait partie de ces rares acteurs des scènes musicales actuelles à pouvoir prétendre (sans le faire, notez bien) avoir contribué, tout au long de son parcours musical, au design d’un canon esthétique repris par tant d’autres ou du moins, ayant inspiré une multitude d’artistes en activité (ou non). La contrefaçon est un répertoire définitivement étranger à Tomas Pettersson. Avec "Apocalips", il donne une suite d’envergure au mini-album de collaboration "Satyriasis - Somewhere Between Equilibrium And Nihilism " réalisé avec les éminents et énigmatiques Italiens Spiritual Front l’année dernière.

Le Suédois n’entreprend certes aucun bouleversement de l’optique par rapport aux essais précédant directement "Apocalips" dans la discographie. La marque de fabrique s’expose fatalement, en effet, tout le long d’un enregistrement plus que typé : les éternelles litanies acoustiques et traversées de soupçons érotiques rejaillissent du néant, laissant s’égrener en tout quiétude un spoken word posé, vénéneux et sournois reconnaissable entre mille (et ce, dès "I. [Mercury Rising] Seduced by the Kisses of Cinnabar Sweet ...seduced by a girl at the apex of spring... "). L’impulsion martiale environnée de motifs mortuaires et laissant place aussi à une percussion douce et évoquant le rite ("IV. Hear the Sound of a Black Flame rising ...Dreams made of fire black is the flame which awakens desire... "), soutient de même ces guitares folk économes autant qu’irréductibles.

Tous ces éléments, in fine, s’agencent tels un puzzle naturel et obscur, aéré, marqué principalement par les progressions mécaniques de chansons assises et hypnotiques. Elles contribuent à diffuser autour d’"Apocalips" ce sépulcral parfum seyant si bien au songwriter suédois. Voici ainsi venu l’heure d’un septième album prophétique et toujours marqué par les affres de la décadence programmée, à travers l’évocation imagée de cette Apocalypse que Pettersson pense, plus que jamais auparavant, inexorable.


I. [Mercury Rising] Seduced by the Kisses of Cinnabar Sweet
...seduced by a girl at the apex of spring...
II. Lost Forever, in the Blitzkrieg of Roses
...a flower so tender that longs to be hurt...
III. Do Murder and Lust make me a man?
...i laugh and i cry i hate and I dream...
IV. Hear the Sound of a Black Flame rising
...Dreams made of fire black is the flame which awakens desire...
V. Sons & Daughters of Lilith and Cain
...the mark of my father is carved in my flesh...
VI. Hell is My Refuge ­ A Golden Dawn for a Judas Kiss
...hear not my words i speak not the truth...
VII. I think about Germany and the End of the World
...somewhere in germany in a moment of misery...
VIII. Let the Words of My Murder be the Last Words You hear
....we are victims of dreams in our moment of truth...
IX. When We murdered the World on the Fourteenth of May
...let me carry your cross let me salvage your fate...
X. [Apocalips Kisses] In the Eyes of the Scarlet ones
...i submit my soul to rapture in the kisses of the scarlet ones...
XI. Can you see the Forest for the Trees?
...A Guy got out of Prison right...
XII. She¹s in Love with a Whip ­ My Venus in Furs
...shiny shiny shiny boots of leather...
XIII. Who stole the Sun from its place in My Heart?
...my heart is like the heavens its a place for those who hate...