La première bonne surprise est la qualité de l'ensemble, en tout point conforme au standards du genre. Le son est plus que correct et les compositions d'un excellent niveau. Rien ne laisse supposer l'origine bulgare du combo ni le fait qu'il s'agisse là de leur premier album.
La seconde'>
Pantommind
Shade of fate
Sensory / Musea
Metal Progressif
2005
Dream Theater fait des émules un peu partout, c'est plus qu'une évidence. Parmi leurs fidèles disciples se trouvent Pantommind, un combo venant tout droit du fin fond des Carpates.
La première bonne surprise est la qualité de l'ensemble, en tout point conforme au standards du genre. Le son est plus que correct et les compositions d'un excellent niveau. Rien ne laisse supposer l'origine bulgare du combo ni le fait qu'il s'agisse là de leur premier album.
La seconde est le très bon niveau des musiciens. Ces derniers maîtrisent parfaitement leur sujet avec une mention spéciale pour le guitariste Pete Christ qui multiplie les folles envolées à la six cordes. Pete est, il est vrai, le principal compositeur du groupe, il est donc compréhensible qu'il se mette en avant sans pour autant négliger l'homogénéité de l'ensemble.
Autre point positif ( et oui encore) et non des moindres: l'excellent organe vocal de Tony Ivan qui rend l'écoute de "Shade of fate" des plus agréable.
L'emballage est donc en tout point excellent. Pour le contenu c'est une autre histoire... Pantommind fait parti de ces clones malhabiles et pas franchement inspirés. "Shade of fate" est un assemblage de riffs, de mélodies, d'interludes et de divers solos qui s'enchaînent de façon maladroites et desquels on a bien du mal à se dépêtrer pour ressentir la moindre émotion. Les transitions entre chaque partie d'un même morceau manquent cruellement de soin si bien qu'on a souvent du mal à suivre les Bulgares dans un dédale sonore. On saute continuellement du coq à l'âne sans en trouver une quelconque justification musicale.
Les musiciens sont soit pétries de qualités évidentes, il suffit d'écouter "Shade of fate" le titre track qui ouvre l'album pour s'en convaincre mais le problème c'est qu'en un titre, ils semblent avoir tout dit.
Ce morceau est d'une qualité telle qu'on ne peut qu'être déçu par la suite d'un album, certes dans la moyenne mais visiblement bien inférieur à ce qu'ils pourraient être s'il était plus cohérent.
Avec un chanteur de la trempe de Tony Ivan, dont la voix est remplie de puissance, de chaleur et d'un sens de la mélodie imparable, Pantommind pourrait rivaliser sans problème avec un Fates warning ou un Dream Theater, groupes qui sont leurs références évidentes. Au lieu de cela, par leur côté confus et ces influences encore mal digérées, le combo ne nous propose qu'un album de Metal progressif de plus dans une masse vaporeuse qui croit de jour en jour .
Un groupe qui pourrait, toutefois, nous réserver de belles surprises dans l'avenir, s'il arrive à se forger une personnalité lui permettant de sortir du lot.
1.Shade of Fate
2.Follow Me
3.Closer to You
4.Trace to Find
5.Spectastral
6.The Final Line
7.Why
8 .Mindtrip
9.Knocking on My Door
10.After Rain
11.Orpheus Whisper
12.Forgiving tears (Bonus)
13.Virtual ghost (Bonus)