8 ans après, Charly Steinhauer guitariste et chanteur de so'>

Paradox


Electrify


AFM records


Thrash mélodique US


2008




L'histoire de Paradox est des plus mouvementée. Auteur de 2 excellents albums à la fin des années 80, la presse les présentaient déjà comme les dignes héritiers d'un certain groupe nommé Metallica. Des dissensions internes eurent, alors, raison de ce combo prometteur. L'intérêt constant d'AFM records fit tout de même renaître le groupe de ses cendres en 2000 pour un troisième album rapidement suivi d'un nouveau split.

8 ans après, Charly Steinhauer guitariste et chanteur de son état et Kai Pasemann, autre six cordiste décident de remettre une nouvelle fois le couvert avec l'aide d'une section rythmique fraîchement recrutée..... rarement un groupe ne se sera autant fait attendre voire espérer. Même si les amateurs des précédents scuds ne sont probablement plus nombreux, Charly pensent à eux et leur propose presque une heure de bon Thrash mélodique sorti de derrière les fagots. Et oui, car pas à un paradoxe prêt, notre combo germanique pratique un style véloce et mélodique dans la plus pure lignée de la fameuse scène de la bay area de San Francisco. On est très loin du Thrash sauvage et primaire d'un Kreator ou autre Destruction. Paradox est le plus américain des groupes allemands et c'est du côté des premiers Metallica, Testament ou autre Heathen qu'il convient de chercher des filiations. Des rythmiques souvent pieds au plancher, des solos dévastateurs et le son typique des maintenant mythiques "The Legacy" ou "New Order"; "Electrify" fait plus que songer au passé de la bande à Alex Skolnick avec une différence toutefois, un chant des plus gentillet, qui rappelle, certes de temps à autre un certain James Hetfield, mais dans son côté le plus commercial.

Quand nos compères décident de lever enfin un peu le pied, ce qui est manifestement trop rare, comme sur le splendide "Disconnected" toutes guitares dehors; on ressent, alors, la même force mélodique dont la machine de guerre teutonne "Rage" à le secret. Malheureusement, vocalement parlant, Charly n'est pas, non plus, Peavy Wagner. Son chant fait un peu figure de filtre lissant l'ensemble et atténuant l'énergie dégagée par cette monstrueuse rythmique.
Au final, on a la sensation étrange d'écouter une sorte de happy thrash mélodique, ce qui ne doit pas être le but recherché, dommage quand on a une telle énergie, autant de dextérité et d'idées à partager.


1. Second Over Third By Force
2. Paralyzed
3. Monument
4. Portrait In Grey
5. Hyperspeed Hallucinations
6. Brgidge To Silence
7. Disconnected
8. Cyberspace Romance
9. Electrify