Predator


Predator


Remedy Records


Heavy Melodique speedé


2004




Predator est le premier essai du groupe du même nom Predator, projet qui rassemble à la fois des ex-Stormblade et des ex-Mindless Crime. C'est flagrant dès les premières mesures...le combo tape en plein dans le mil d'un Heavy Metal à la mode germanique de la plus grande efficacité: riffs bourrus et directes, approches speedées et voix à la Klaus Meine du plus bel effet (mention spéciale à Marko Osterholz). C'est certain le groupe pourra batailler ferme avec les pointures du genre ( Gamma Ray, Iron Savior, Primal Fear, Messiah's kiss...) sans avoir à rougir ni de ses compos percutantes ni de sa production. Encore une fois quand on parle Heavy teuton, on ne parle pas d'originalité mais bel et bien d'une tradition qui sans faute de goût arrive à procurer un maximum d'émotions à l'auditeur. Malgré une apparente facilité des mélodies, chaque morceau dévoile de belles parties de guitares inspirées, voire de très beaux solos comme dans la ballade "Dream's assassin" et installe une atmosphère différente à chacune des pistes. L'album est donc loin d'être linéaire et les découvertes font partie intégrantes de l'écoute: Avec "Buried Alive" c'est le retour vers un Metallica d'un autre âge très catchy, avec le speedé "Predator" on pénètre dans un mix entre Sonata Arctica et Judas Priest. "Coming Home" et son intro à la "speed of light" rappelle les grandes heures d'un Stratovarius même si le refrain heavy guerrier vient un peu comme un cheveu sur la soupe avec son gros chorus malhabile. Ce qui n'est pas le cas sur les autres morceaux où les choeurs sont présents mais ne jouent pas dans la grosse artillerie, préférant assurer simplement les renforts discrets sur certaines mesures et donner ainsi plus de profondeur aux morceaux comme le sublime utlra speedé "Hollow words". La construction des morceaux respectent le schéma: intro/couplet/refrain.... mais ceci est plus un gage d'efficacité qu'une preuve de sécheresse de la composition car tous les titres sont également ponctués de nombreux passages instrumentaux qui permettent à cet album de ne pas sombrer dans le Heavy simpliste. "Outlaw" possède d'ailleurs à la fois le caractère des albums épiques et la subtilité des oeuvres plus mélodiques. On achève l'écoute avec un condensé des éléments de l'album "Night of the witches" au refrain facilement mémorisable. C'est ici l'impression d'être rassasié pour un temps de riffs assassins qui domine et aussi celle d'avoir découvert un groupe intéressant de plus dans la sphère du Heavy Metal. Le premier album est donc plutôt concluant mais Predator devra tout de même faire ses preuves avec le second pour finir de convaincre définitivement un public de plus en plus difficile.

Pour conclure, voilà un très bon album de Heavy mélodique speedé qui ne décevra pas les fans du genre tant par sa puissance musicale, même si quelques maladresses subsistent ça et là, que par la tessiture de son chanteur. Malheureusement Predator aura du mal à convaincre les septiques ayant peut être enterré ce style trop tôt sous une couche de poussière. Non le Heavy metal n'est pas mort, Predator est même la preuve qu'il est en pleine renaissance !!!






1. Predator
2. Addicted to Pain
3.Hollow Words
4. Buried Alive
5. Coming Home
6. Dreams Assassin
7.Escape form Nowhere
8. Outlaw
9. Waiting Forever
10.Night of the Witches