Rawhead Rexx
Diary In Black
AFM
heavy progressif
2003
Avec une pochette kitch façon 80's et le nom d'une créature très probablement échappée d'un zoo préhistorique, je ne savais vraiment pas à quoi m'attendre avec ce nouvel et 2 eme opus de Rawhead Rexx. En fin de compte, c'est bien avec une puissance toute bestiale que le combo allemand nous assène 12 morceaux sauvages mélange de riffs à la Evergrey, d'arpèges sombres à la Maiden et de refrains tueurs tous plus efficaces les uns que les autres. Et s'il ne fallait choisir qu'un seul mot pour définir cet album, je garderai sans hésiter "puissant" tant je suis rentrée sans mal dans le monde tortueux sorti de l'esprit de Jurgen Wolk et Rudy Fleck.
En feuilletant quelques pages de ce "Diary in Black", on découvre en fait deux facettes de Rawhead Rexx. La première faite de morceaux Heavy et tranchants principalement composés par Jurgen le guitariste/chanteur dont la tessiture, relevant à la fois d'un Bruce Dickinson au mieux de sa forme et d'envolée façon Annihilator hurlante, transcende l'ensemble de l'oeuvre. La seconde plus progressive et subtile travail de l'autre compositeur et guitariste du groupe: Rudy Fleck. A vrai dire, aucune des deux personnalités ne prend le pas sur l'autre et le tout se complète à merveille pour créer un solide équilibre; base de l'efficacité de l'album.
Après une intro pesante très Maiden "touch", la machinerie de production à la mode germanique (Charlie Bauerfeind oblige) se met en route implacablement avec un "return to the dragon" speed et puissant, au son énorme. Puis c'est au tour du lourd titre track " Diary in Black" de pousser le cri vindicatif de son refrain fédérateur et de nous offrir sa dose de solos inspirés. Même combat pour "Brothers in arms" au chorus sur-aigu guerrier et aux lignes rappelant la hargne d'un Megadeth. Mais c'est sans conteste "Barons Overthrow" un morceau plus mid tempo qui reste mon favori avec un travail des voix (celle de Jurgen et des choeurs) magnifiques. Premier titre lent et deuxième de Fleck après "The machine",voici "What if" condensé d'émotion à l'état pure dont le refrain voix claire/voix criarde donne des frissons ( oui je vous assure ;) Puis retour dans l'enfer du Metal avec "Evil in man" sans doute un des titres les plus accrocheurs de l'opus et "Dragonheart" sonnant très Helloween période "Dark side". Une " Metal war" plus tard, on se retrouve face encore une fois aux doigtés somptueux de Fleck et Wolk sur le bonus "Saint and sinner". Les deux musiciens mettent réellement en avant toute la technicité de leurs solos sans perdre de vue l'aspect direct et efficace de leurs compositions. Le résultat est là: carré et efficace aussi bien sur les morceaux speed que sur les plus posés. "Six feet from the edge" vient clore ce "Diary in black" sur une touche mélancolique et lente rappelant encore une fois la grande période de la vierge de fer. Et c'est décidément convaincu que Rawhead Rexx est un très bon groupe dont les morceaux aux nombreux refrains doivent prendre tout leur envol sur scène que je referme ce journal en attendant une autre lecture heu non ... écoute.