Sidilarsen


Biotop


M10


dance metal


2003




Petite devinette pour toi cher lecteur : « Qu’obtient-on si on croise une boule à facette en période de rut et un bracelet à clou qui ne prend son pied que sur fond de guitares électriques ? ». Alors… on donne sa langue aux corbeaux ? Allez ? Un p’tit indice, « çà a le goût du Mass Hysteria, l’odeur du Mass Hysteria, mais ce n’est pas du Mass Hysteria ? » Non, toujours rien… ? Sidilarsen ! C’était pas dur merde, c’est le titre de la chronique, c’est marqué juste au dessus ! Enfin… (soupir de consternation contenant difficilement ma déception) Bon, alors dans la série « si tu te moves pas on ze beat pour être ze king of ze dancefloor, t’es soit sourd, soit président du fan-club des amis de Pascal Sevran », ils se posent d’entrée les gars de Sidi. Membre du collectif toulousains Antistatic (Psykup, Delicatessen, le bruit du blé, entre autre), le combo de la ville rose se goinfre d’electro dopé aux guitares énervées, et dans l’ensemble çà lui réussit pas trop mal. Le style n'est certes pas nouveau (Fear Factory, Mass Hystria, No Place For Soul …ont battit leur carrière là-dessus), mais leur approche est assez personnelle, les riffs balancent la gouache, le chanteur a un bon flow même s’il manque nettement de puissance, les sons tech sont bien choisis et judicieusement placés, niveau basse/batterie c’est en place et terriblement dynamique. Du coup, çà envoie binaire velu et donne une folle envie de se trémousser dans tous les sens. On regrettera tout de même la linéarité et la répétitivité de l’ensemble qui ne leur permet pas d’égaler leurs illustres aînés ainsi que la qualité des textes, qui bien que pertinents et fédérateurs manquent parfois de soin au niveau formel. Enfin, ne boudons pas notre plaisir, si des morceaux tels que « Tecknotrône » ou « Rien pour l’instant » passaient en" teboi", on irait certainement bien plus souvent. Et puis, grâce à Sidilarsen, j’ai pu me réconcilier avec mon corps le temps de quelques titres, ondulant du fessier tel un Patrick Dupont de Prisunic. En tout cas, un premier album qui se laisse agréablement déguster, si l’expérience dance métal vous tente.