Siegfried


Eisenwinter


Napalm Records / M10


epic metal sombre


2003




On a beau avoir une chanteuse douée, en la personne de Sandra Schleret, ex Dreams of Sanity, on a beau se mettre à sept pour composer, si la musique ne suit pas et les idées ne sont pas là, l’ensemble est fortement compromis. Siegrfried rate donc la marche avec « Eisenwinter », un album en demi-teinte où de bons titres côtoient des abominations, sorte de métal épique aux relents sombre, avec une pointe de kitsch, une saveur de trop dans le mélange. Se présentant comme narratif et conceptuel, l’histoire d’« Eisenwinter » ne parvient pas à convaincre avec un métal trop classique qui ne remue pas les méninges, même si les intentions sont louables. Si les chansons où Sandra prend les devants peuvent séduire, on déchante bien vite lorsque ses acolytes masculins apparaissent. Sans être foncièrement mauvais, « Eisenwinter » n’est pas non plus un bon album au sens où il est trop inégal pour captiver l’auditeur sur la longueur et trop bancal, hésitant entre métal épique et tentations gothiques. Décevant, la copie est à revoir et on ira plutôt jeter une oreille du côté de Battlelore et « Sword’s Song », dans une optique similaire mais réellement plus inspirée.