Les Allemands de Slartibartfass ne rivalisent peut être pas encore tout à fait avec leurs valeureux homologues vikings mais ils maîtrisent toutefois l'art de la mélodie malsaine prise '>
Slartibartfass
Nebelheim
Trollzorn / Underclass
Pagan Viking Metal
2008
Vous aimez retrouvez le doux son d'une cornemuse, perçant l'épaisse brume d'une forêt pleine d'esprits en tout genres. La mélodie insistante et malsaine d'un piano accompagnant de lourde et puissantes rythmiques ou le doux son festif de l'accordéon ? "Nebelheim" est sans contest fait pour vous !
Les Allemands de Slartibartfass ne rivalisent peut être pas encore tout à fait avec leurs valeureux homologues vikings mais ils maîtrisent toutefois l'art de la mélodie malsaine prise à contre pieds par toutes sortes d'instruments traditionnels.
De la cornemuse du remuant "St Cuthbert" à la guimbarde et l'accordéon du plus troublant et atmosphérique "Eerdmacht", Slartibartfass multiplie les artifices pour rendre plus attractif son pagan black folk métal. On arrive même jusqu' à retrouver quelques grosses fautes de goût, comme des sonorités de claviers plutôt cheap, des "hoi" "hoi" un peu trop présents et vu que les textes sont en Allemands, on pourrait avoir quelques doutes quand à l'intégrité de ces barbares aux tenues moyenâgeuse.
"Rache der kobolde" entraînant et aux guitares quasi rock n'roll fait limite anachronique mais bon il y a une part d'humanité dans tout homme y compris les plus obscures.
Non, trêve de plaisanteries, Slartibartfass, veulent trop bien faire en diversifiant leurs propos et ils en font vraiment trop ! "Nebelheim" souffre d'un manque d'unité. L'aspect folklorique, c'est bien, mais les Allemands ne savent pas encore bien le doser et l'intégrer à leur musique qui peut pourtant se révéler redoutable.
Passé la longue intro répétitive au piano, "Herbstlied" est d'une imparable d'efficacité alors qu'un "Keltenscanze" qui tourne autour du pot en multipliant les intermèdes folkloriques et breaks poussifs en devient lourd et interminable. Le chant cent pour cent Black de Daniel Kneer, aurait à l'inverse, gagné à être plus diversifié, surtout sur les passages ethniques et plus enjoués. Un album pas inintéressant, mais trop inégal pour pouvoir émouvoir.
1.Einleitung
2.Herbstlied
3.St. Cuthbert
4.Erdmacht
5.Rache Der Kobolde
6.Ásatrú
7.Keltenschanze