Slaves On Dope


Metafour


NTS


neo metal


2003




Et oui, c'est bien ce même Slaves on Dope qui ayant attiré l'attention de Sharon Osbourne a signé son premier bébé " Inches from the mainline" chez la dame pour une distribution massive aux états unis ( 100 000 exemplaires vendus ca fait rêver quand même) . Ici les canadiens exilés en Californie reviennent avec un second album "Metafour" mélange de Heavy européen et de ce néo-Metal (ou plutôt néo-rock cela conviendrait davantage) venu d'outre atlantique: une alliance entre deux cultures qui semblent se marier pas si mal que cela en fait même si je reste réservée quand à l'intérêt de l'intégralité des morceaux.
On fera par exemple une bonne pioche si on apprécie le Rock typiquement américain avec
"Pattern", "So clear" ou "Casuality" dans la veine d'un Silverchair ou d'un Pearl Jam. Moins si on part à la découverte d'un "caffeine Love affair" ou "Columbian" rythmiquement parlant très répétitifs façon NU Metal (Linkin park, Korn, ...et leur tripotée de clones) couvert par un timbre criard et non pas RAP comme c'est habituellement le cas avec ce style . J'avoue que moi là j'ai du mal mais chacun son trip.
L'énergie est bien présente au fil des 14 titres de "Metafour", principalement procurée par Kevin Jardine un chanteur qui a décidément du répondant, mais le tout manque quand même sérieusement d'originalité.
Slaves on dope distille en fait ce que la majorité des groupes américains en vogue proposent... sans plus. C'est à dire que l'on retrouve cette même basse groovy très linéaire qui prend le pas sur une guitare saturée; juste ce qu'il faut, pour un aspect planant.
Atmosphère cotonneuse elle même fortement amplifiée par des refrains lancinants. Et même si le côté heavy est présent, ce n'est pas suffisant pour faire de cet opus le nouveau roi du Metal. Il faut dire aussi qu'être élu king of Metal doit être loin des objectifs premiers des canadiens venus tenter une percée européenne fort louable alors que le marché outre altantique leurs tend les bras... mais là je commence à m'égarer. En fait pour conclure, en bonne fan de Heavy pur et dur , j'ai été surprise d'apprécier cet album et d'élargir le chant de mon domaine musical. Même si ce dernier ne figurera pas dans mon top du mois, gageons qu'il saura séduire une majorité de personnes surfant sur la vague US qui trouveront là le stéréotype parfait du groupe de NU Rock (ou Nu Pop) américain tel qu'on peut les voir sur MTV ou autres chaînes musicales à forte influence. Pour les autres qui auraient envie d'ouverture entre une écoute du dernier Grave Digger et deux mesures de Maiden , Slaves on Dope reste une curiosité bien plaisante à l'écoute sans être toutefois incontournable.