Et oui ce petit là a bien de la chance: une voix en or, celle du talentueux et charismatique Jeff Scott Soto, des parties de guitare chaudes emmaillotées habilement par Neal Schon et une âme rythmique toute en'>
Soul Sirkus
World Play
Frontiers Records
Aor/Hard Rock mélodique
2005
Voilà ce qui arrive quand des artistes se prennent au jeu du flirt musical .....une copulation créatrice, une orgie de notes et d'idées donnant naissance à un petit album ( 16 titres + qqles fantômes tout de même) parfait reflet de ses parents...c'est à dire presque sans défaut.
Et oui ce petit là a bien de la chance: une voix en or, celle du talentueux et charismatique Jeff Scott Soto, des parties de guitare chaudes emmaillotées habilement par Neal Schon et une âme rythmique toute en nuances oeuvre des deux derniers papas: Virgil Donati et Marco Mendoza. Il y en a qui démarre bien dans la vie tout de même.....
Au final, on obtient un album qui nous berce dans une douce torpeur entre AOR vitaminé et Hard FM relativement heavy. Il faut dire que la timbre mélodieux de sieur Soto fait des ravages dans tous les projets où il fait une apparition. Tout comme Eric Martin ( M. Big) le chanteur apporte à lui seul cette touche qui rend un album bon. "World Play " n'échappe donc pas à la règle et même si je suis loin de chérir ce style surfait et mielleux, je dégusterais bien ce petit bijou rien que pour me délecter de ses lignes vocales sublimes. Bien entendu, les mélodies les accompagnant sont également à la hauteur pour l'amateur du genre: inspirées, exécutées au millimètre près par les membres expérimentés du combo...qu'ajouter de plus ?
Peut être que cet album relativement varié au niveau des compositions, s'enferme dans un créneau mid-tempo qui pourrait lasser relativement vite. Non vraiment je ne vois pas ce que je pourrais dire pour contrebalancer cette impression positive que j'ai eu à la première écoute. Ici tout transpire la sincérité d'interprétation et la grosse éclate entre potes à l'image de "l'impro" jazzy-blues "Abailar to mundo" qui onomatopées vocales et basse en avant nous dévoile le combo sous un autre jour...très rétro, presque exubérant.
Les autres titres se teintent tous d'une couleur très groovy tout en étant très différents du point de vue de leur atmosphère. On rencontre au grès de l'écoute un "Periled Divide " à l'intro digne d'Angus Young....(l'intro j'ai dit car le reste du morceau est mièvre à souhait ;) ou un rock surchauffé avec "My Sanctuary" ( quel solo !!!), du pur AOR cotonneux avec "Coming home" au superbe titre a capella "My love my friend" ( quelle voix quand même, je n'en reviens toujours pas !!!),relativement moderne sur "Highest ground" ou encore arabisant sur "another world". Le reste pourrait très bien être rapproché du registre solo du vocaliste de ses autres prouesses dans Talisman, ou des compos de Journey.
Bref, "World Play" ne s'adresse pas aux métalleux purs et durs car les gros riffs bétonnés ont largement été oubliés dans l'affaire. Par contre , il ravira un public amateur de rock mélodique très bien fichu et surtout de beaux brins de voix. A quand le petit frère ?
01. World Play
02. Highest Ground
03. New Position
04. Another World
05. Soul Goes On
06. Alive
07. Periled Divide
08. Peephole
09. Abailar To' Mundo
10. Friends To Lovers
11. Praise
12. My Sanctuary
13. Coming Home
14. My Love
15. My Friend
16. Close The Door
17. James Brown