Le cerveau malade à l'origine de Striborg l'a compris, même s'il s'en défendrait sans doute.
Sieur Sin Nanna ( c'est son surnom et on ne montre pas du doigt, merci ) se veut donc être un
fervent défenseur de la confidentialité que tout groupe de black extrême se devrait de conserver. Dans les faits cela donne une absence d'interviews, de possibilité de contact, une distribution relat'>

Striborg


Ghostwoodlands


Displeased Records


Black Metal Ambiant


2007




Une image, ça se travaille, et ce même si on se veut plus alternatif qu'un caniche à crête.
Le cerveau malade à l'origine de Striborg l'a compris, même s'il s'en défendrait sans doute.
Sieur Sin Nanna ( c'est son surnom et on ne montre pas du doigt, merci ) se veut donc être un
fervent défenseur de la confidentialité que tout groupe de black extrême se devrait de conserver. Dans les faits cela donne une absence d'interviews, de possibilité de contact, une distribution relativement confidentielle et surtout une production inexistante...
Striborg est un groupe qui a dépassé la décennie d'existence et a réussi à se certain un certain respect chez certains amateurs de true black. Je le dis tout de suite, je ne fais pas parti de ces derniers.
"Ghostwoodlands" est un album remarquable. Alternant passages ambiants glauques relativement réussis bien que simplistes et morceaux black à rallonge, il réussit l'exploit de maintenir l'auditeur attentif sur toute sa longueur. Il faut toutefois préciser que cela n'est pas dû à la qualité de la musique mais à la nécessité de tendre l'oreille pour distinguer
ce qui ce cache sous ces grésillements incessants et les borborygmes stridents qui les surplombent. Je me suis sacrifié pour vous et j'ai découvert qu'il s'agissait en fait de guitares et d'un chant noyé sous une réverbe métallique ultra-cheap.
Il m'a fallu un certain courage pour vous apporter le résultat de cette investigation.
D'abord séduit par les plages ambiantes synthétiques, j'ai eu du mal à dépasser ces dernières pour me lancer dans l'écoute des autres pistes plus traditionnelles de "Ghostwoodlands". Il faut dire que les 29 minutes du deuxième titre, "Wandering The Wilderness Of Eternal Misery", se révèlent être une entrée en matière plutôt copieuse pour ne pas dire indigeste.
D'ailleurs je ne le dirai pas puisque ce morceau s'avère celui qui m'a fait maudire cette absence de production. Le morceau se révèle varié dans ses ambiances et tempo. L'obscurité s'y impose, dense et étouffante et on succombe petit à petit à son étreinte... tout en continuant à insulter secrètement Sin Nanna de saborder son travail.
Les autres morceaux de ce "Ghostwoodlands" sont totalement anecdotiques et à moins de ne rien avoir d'autre à faire ou d'aimer se forcer à tendre l'oreille pour attraper au vol quelques bribes de mélodies, on passera son chemin sans regret.
Bref, que les amateurs de Striborg se rassurent, "Ghostwoodlands" ne fait aucun compromis et navigue toujours aux frontières de l'audible.
Je vous dirais presque de foncer si vous aimez être pris pour un c*n et, bonheur suprême pour vous, l'australien a prévu une nouvelle livraison appelée "Solitude" pour le 28 septembre!


1. Bete Noirs
2. Wandering The Wilderness Of Eternal Misery
3. Light Anomalies In The Phantom Woods
4. With Animosity I Bequeath Thee
5. Sinister Scraping Of The Spectres
6. Ghostwoodlands
7. Descending Into Utter Despair