Swallow the Sun


The Morning That Never Came


Firebox


doom metal


2003




Le premier album de Swallow the Sun s’imprègne en vous au fur et à mesure que les ambiances d’une tristesse inévitable s’imposent, lentement, en faisant monter la tension, gardant l’équilibre entre riffs monolithiques et mélodies sombres. Le doom metal dépeint sur «The Morning Never Came» n’est que la base musicale sur laquelle se greffent une obédience death metal évidente et l’envie d’en découdre avec les démons hantant les nuits, dans une approche rappelant un My Dying Bride du début. Le chant majoritairement death oscille entre Opeth et Septic Flesh et la linéarité des compositions ne fait qu’accroître la mélancolie qui gagne l’auditeur d’un bout à l’autre de l’album, cet état superbe et intimiste que les lignes gothiques de «Out of this Gloomy Light» ne font qu’exacerber.
Sans être l’album qui balaiera d’un coup le paysage musical actuel, «The Morning Never Came » est tout simplement un album somptueux, sans aucune faute et très homogène, qui prouve que bien des émotions demeurent latentes, attendant d’être véhiculées par la musique, quelle que soit sa forme. Swallow the Sun en est conscient et manie cet art rare avec maestria, en délivrant un album qui appelle la nuit, le froid et la pluie…la solitude.