"The Odyssey" n'est pas sans me rappeler "V" le précédent opus de Symphony X: même technicité des morceaux, même ambiance pesante, même chant puissant . Ce n'est donc pas ici qu'il faut chercher la nouveauté et ça pourrait même être un reproche tant on a une impression de déjà vu. Mais bon, Symphony X faisant du Symphony X après tout, quoi de plus normal. De toutes façon, les compos progressives du groupe sont toujours aussi subtiles et valent le coup qu'on y prête plus d'attention.
En effet, comme pour les précédents opus du groupe, cette relative complexité fait de "The Odyssey" un album déroutant à la première écoute. Les titres sont loin d'être accrocheurs avec de belles lignes mélodiques mais sans refrains. Et si je trouve " The Odyssey" plus accessible que "V", il n'en reste pas moins que l'album devient ennuyeux sur la longueur. Le long titre track de 25 min n'y aide certainement pas, tout y reste plat malgré de bonnes phrases musicales empruntes de Symphonique et de Metal .
Pour le reste de l'album, Russell Allen, imprègne toujours les morceaux de son timbre chaleureux même si encore plus que sur les autres albums, les mélodies lui volent la vedette. Nombres de passages instrumentaux aux influences diverses se succèdent voir s'accumulent sur les différents titres, mais Michael Roméo est vraiment un magicien et le tout reste très structuré, très cohérent. En y réfléchissant, "The Odyssey" me fait davantage penser à une BO de Film plutôt qu'à une production de Metal tout progressif qu'il soit.
L'album est également servi par une production impeccable, un peu plus brute qu'auparavant: les guitares sont mordantes et plus agressives et la basse toujours aussi présente pour une impression d'ensemble plus Heavy.
Mais rien à faire, définitivement, "The Odyssey" n'aura pas pour moi l'impact d'un "The Divine Wings of Tragedy".
En résumé, les fans du groupe s'y retrouveront certainement ( avec une petite déception tout de même car on s'attendait à mieux de la part de Michael Roméo) s' ils ont aimé "V" et qu'ils ne sont pas trop exigeants mais il y a peu de chance de convaincre un public non initié à ces compos complexes où aucun titre ne marque réellement l'esprit.