Templ of Baal


Servant of the beast


Adipocere



2003




Ecouter pour la première fois l’album d’un groupe annoncé comme “true black”, c’est à peu près comme s’arrêter manger une barquette de frites dans un restaurant de bord d’autoroute, ça peut très bien sentir la vieille huile pas changée depuis des lustres et vous filer une chiasse à en moucheter l’émail de la cuvette des wc, comme vous rappeler combien les choses simples sont les meilleures. Et finalement avec ce « Servant of the beast », on est plutôt bien rassasié. Le trio hexagonal nous sert des compositions rapides, violentes, sans fioritures ni prétentions plutôt bien ficelées, dans la lignée d’un Bathory, un Hellhammer ou un Sarcophago…La production est minimaliste mais suffit à véhiculer l’ambiance haineuse et blasphématoire des titres. Y’a pas de doute c’est black jusqu’au fond du slip, sinistre, destructeur et anti-chrétien dans la même veine que leurs collègues d’Anteus ou d’Arkhon Infaustus. Un groupe sincère, honnête qui se plait à se rouler dans l’immondice et à pactiser avec la Bête. En bref, Temple of Baal c’est pas un repas gastronomique mais ça cale bien et c’est tout ce qu’on demande, pas plus.