The Faces Of Sarah
Lament
Malicious Damage Records
classic gothic rock
2006
Fondé à Londres en 1998, The Faces Of Sarah a assez rapidement sorti un premier EP, "Belief", puis un premier véritable opus studio en 2001. Depuis 2005, la formation s’est armée d’un nouveau line-up, lequel a accouché (mais en version légèrement enrichie, vous allez vite comprendre...) de ce nouveau chapitre, très ancré dans les canons du Goth. Sur "Lament", Nick Schultz (chant), Alan Tampion (guitare), Davy Thompson (basse) et Steve Higgins (batterie) ont en effet groupé leurs forces à quelqu’un dont on se souvient très bien ici : un certain Paul Miles, ex-guitariste de The Nefilim (célèbre side-project d’obédience métallique de Carl McCoy, leader de Fields Of The Nephilim).
Miles a produit ce nouvel album et a soutenu par quelques parties de guitares les différentes compositions qui le nourrissent. Sur le fond, The Faces Of Sarah opère ainsi, comme on pouvait s'y attendre, dans un registre Goth Rock mélodieux et plutôt classique. Sur quasiment tout "Lament", le groupe vise essentiellement à accoucher de mélodies directes et très empreintes du style gothique des années 80, mais engraissées d’un feeling plus Metal, notamment sur le plan des rythmiques. Spleen à mort (le format ballade "When the Mourning comes"), le son du quatuor vise primairement un but d’efficacité. Malgré quelques artifices de production (la réverbération sur la voix finit parfois par noyer l’impact) et un penchant quelque peu regrettable vers une linéarité cumulée sur les plans du style musical et du chant, "Lament" parvient en dépit d'un relatif manque de contrastes à tenir son petit monde en respect, dans un registre très organique et dépourvu d’effets pyrotechniques. Moins expérimental que ce qu’entend la propagande du label liée à la sortie de l’album, "Lament" est avant tout un disque s’inscrivant dans les canons usuels du Goth ("Where were you"), à la manière de ce que NFD a pu commettre ces derniers temps mais dans un genre moins proche de Fields Of The Nephilim.
Les nostalgiques de tous poils retrouveront ainsi certains de leurs petits dans cette série de petits brûlots et, s’il ne s’agit assurément pas là d’un enregistrement révolutionnant le style, la force de conviction de The Faces Of Sarah conjuguée à l’implication de Paul Miles méritent à elles seules une certaine attention. En attendant, peut-être, un peu plus d’inventivité sur le prochain enregistrement.
1. All that you used to be
2. Another Breakdown
3. Fallen
4. If I could I would but I can’t
5. You should have told me
6. Sick and tired
7. When the Mourning comes
8. Nothing remains
9. What d’ya know
10. Where were you
11. Lament