Tokyo dragons


Give me the fear


Escapi music / Nocturne


Hard Rock


2005




C'était à prévoir, The Darkness fait des émules à commencer dans son propre pays et c'est tant mieux ! Le hard rock simple et entraînant, n'avait plus la côte ces derniers temps, le public s'étant habitué à des musiques soit extrêmes soit alambiquées. Tokyo Dragons, lui , puise son inspiration dans les racines d'un Hard Rock qui a fait la force d'un Kiss, AC/DC, Alice Cooper entre autres. Mine de rien cela fait franchement du bien de se replonger dans ce type de musique sans prétention et qui n'a de toutes évidences pas pris une ride.
De "Do you wanna?" en passant pas "Get'em off" ou "Johnny don't wanna ride" , le groupe nous distille quelques titres bien rentre dedans à l'énergie brute et sans artifice.


Les solos de guitares, simples, mélodiques et souvent très courts, me font souvent songer au jeu de guitare d'Ace Frehley dans les vieux albums de Kiss. Il faut dire que les morceaux font souvent moins de quatre minutes, ce qui ne laisse pas de place au remplissage inutile du coup on peut profiter pleinement d'un contenu directement assimilable.
Les riffs de guitares, quant à eux, à consonance plus punk n'roll nous ramènent tout droit aux racines d'un Glam ou d'un Sleaze Rock façon New york dolls ou Hanoi Rock. Point de ballade ici, les anglais balancent la sauce durant tout la durée de "Give me the fear" sans jamais lasser mais sans vraiment accrocher non plus... et c'est bien là que le bas blesse. Les riffs sont sympas mais sans plus. Mais c'est surtout au niveau des refrains que Tokyo Dragons devra apporter une attention particulière dans l'avenir, tant ceux ci manquent du mordant qui fait la différence.
Steve Lomax, chante juste mais c'est le charisme et la personnalité qui lui font cruellement défaut ce qui ne pardonne pas dans ce style sans prétention. En effet, si The Darkness a eu le succès que l'on connaît, c'est en grande partie dû à la voix haut perché de Justin Hawkins. Même constat avec la consécration de Guns N'Roses qui incombe pour plus de la moitié au timbre si particulier d'Axl Rose, même si la guitare de Slash, c'était aussi quelque chose...(que de souvenirs :) Tokyo Dragons ne possède rien de tout cela et c'est bien là le problème car leur côté passe partout risque fort de les desservir.
Un retour aux sources bien sympathique en tout cas, peut être les prémices d'une NWOBHR après la fameuse NWOBHM du début des années 80, la musique n'étant qu'un éternel recommencement... En tous cas cela ne me déplairait pas...


1.What The Hell
2.Get´Em Off
3.Do You Wanna?
4.Come On, Baby
5.Let It Go
6.Johnny Don´t Wanna Ride
7.Teenage Screamers
8.Ready Or Not
9.Burn On
10.Rockin´The Stew
11.Chasing The Night