Unearthly Trance
Season of Sceance, Science of Silence
Rise Above Records
black/ doom métal torturé
2003
On peut vivre à New-York et voir la vie en noir. Très noir, même. Pour preuve, les doom métalleux dépressifs de Unearthly Trance, dont le premier album ‘Season of Sceance, Science of Silence’ est comme un amas de vers grouillants, qui rongent la Grosse Pomme à grand renfort de riffs ultra pesants, maladifs et dissonants (‘Mass of the Phoenix’ et son texte emprunté à Aleister Crowley). Quatre des six odes funèbres de ce CD s’étalent sur plus de neuf minutes, pendant lesquelles on peut entendre des influences méphitiques de Grief et Neurosis, mais aussi Burning Witch et Khanate (‘Raised by the Wolves’, ‘The Aftermath was Morbid’). Normal, puisque c’est Stephen O’Malley qui se trouvait derrière les manettes et qui a donc donné au trio ce son brut et rugueux, limite garage, qui ne va certainement pas plaire aux amateurs de grosses productions bien propres sur elles. Quand Unearthly Trance joue plus ‘métal’ et ‘accélère’ un peu (ne vous méprenez pas, il s’agit de doom métal, ne l’oublions pas !), l’empreinte de Black Sabbath bien sûr, mais aussi des premiers Samael ou du Hellhammer de ‘Triumph of Death’ se fait plus présente (‘When Anti-Humanity Flourishes’ et ‘Black Heart/Black Lung’) et se trouve renforcée par les omniprésents vocaux très black métal de Rion, lequel sait parfois aussi exprimer son désespoir et son malaise en murmurant ou en invoquant les puissances de l’enfer dans un registre proche de Chris Cornell (Soundgarden). Le doom métal a toujours été un style à part, réservé aux âmes damnées les plus tristes et désolées, et ça ne risque pas de changer avec Unearthly Trance, qui réalise tout de même ici un mélange assez intéressant de doom, stoner et black métal…
1.Raised by the Wolves (9:39)
2.Mass of the Phoenix (9:26)
3.When Anti-Humanity
Flourishes (4:05)
4.Wandering Winter
Winds (9:47)
5.Black Heart/
Black Lung (4:16)
6.The Aftermath Was
Morbid (9:07)