V/A


Obscur : Anthologie des Musiques Sombres Vol1


VirginMega


Compilation de référence sur les musiques sombres


2004




Que vous soyez ou non connaisseur des musiques représentées sur ce triple CD vendu à prix réduit, "Obscur" vous permettra de (re-)découvrir ces passionnantes formations qui, dans leur diversité, représentent une certaine idée de la musique : à la fois poétique et sombre, romantique ou violente. Tous les sous courants, historiquement liés ou non, trouvent une place sur cette compilation conçue dans un ordre qui tâche de respecter une certaine chronologique ainsi que la séparation des genres.


† : JOY DIVISION "She's Lost Control"
Formé en 1977 à Manchester, Joy Division pratique d’abord sous le nom de Warsaw un Post Punk d’une sécheresse déprimante. Sous "Joy Division", il ne sortira que deux véritables albums ("Unknown pleasures" et "Closer") qui resteront cultes, au-delà même de la scène gothique. Les lignes de basse de Peter Hook restent dans toutes les mémoires, mais l’osmose de la formation durera aussi peu de temps qu’elle bouleversera avec intensité l’histoire du rock. Son chanteur, Ian Curtis, se suicide et ses compagnons montent alors New Order, dont le premier album "Movement" restera comme un disque séquelle du Post-Punk tribal et possédé de Joy Division.

† : BAUHAUS "Dark Entries (Live)"
Bauhaus incarne sans doute plus l’imagerie "gothique" en matière de musique que Joy Division, et ce dès 1978 (le premier album, "In the flat field"). Jusqu’en 1985, il pratiqueront une musique tendue et évocatrice, tribale et dont les guiatres nagent entre punk, noise et psychédélisme : emmenée par le fantastique chanteur Peter Murphy, Bauhaus n’accouchera que de chefs-d’œuvre tout en pratiquant une musique de plus en plus atmosphérique et moins dure au fil du temps. Tous les individus présents dans Bauhaus continueront leur carrière post-Bauhaus sous une forme solo ou groupe (Dali’s Car, Tones On Tail, Love And Rockets…), et reformeront Bauhaus pour une brève mais monumentale tournée au début du dernier siècle, figée sur l’extraordinaire live "Gotham" (DVD / CD).

† : CHRISTIAN DEATH "Romeo's Distress"
Christian Death est une formation emblématique, originellement menée par un des personnages centraux des scènes Post-Punk et Gothique : le chanteur / essayiste / poête américain Rozz Williams. Celui-ci créera et prolongera l’histoire de Christian Death sur une première quadrilogie exceptionnelle (dont le célèbre premier opus "Only theatre of pain") puis abandonnera le groupe au chanteur/guitariste Valor. Rozz Williams remontera Christian Death dans les années 90 pour deux nouveaux disques studio et développera de nombreux projets annexes, plus ou moins proches de l’esprit du Death (Shadow Project, daucus Karota, EXP, Premature Ejaculation…). Mais ils lui permettront de la même manière d’exorciser ses peurs et mettre en scène ses fantasmes.

† : VIRGIN PRUNES "Caucasian Walk"
Groupe décadent ayant vécu à Dublin comprenant entre autres Gavin Friday et Guggi au chant ainsi que Dave-Id Busaras, cette formation influente, à l’audace musicale et visuelle véritable, ébaucha les contours de l’esprit du mouvement Batcave en mettant en scène la folie et le cauchemar : voix plaintives, rythmiques tribales, ambiances d’outre-tombe accouchent de plusieurs disques symboliques d’une recherche musicale nouvelle, tels le renommé "If I die, I die".

† : LES MARTYRS "Black Clown"
Une formation éphémère et Post-Punk, montée entre autres par Marco (Treponem Pal), et dont on retrouve sur la compilation "Obscur" ces instants rares.

† : ALIEN SEX FIEND "I Walk The Line"
ASF fait partie des premiers groupes Batcave des années 80, mais a fait évoluer sa musique vers des textures beaucoup plus électroniques au fil du temps. Menée par le peinturluré Nik Wade (alias Nik Fiend), cette formation de Londres emprunte au visuel du vieux cinéma d’horreur et crée une musique dans laquelle plane le malaise et s’installe la tension. Parmi ses titres les plus connus, on retiendra le classique "Ignore the machine" ou "R.I.P. ".

† : JAD WIO "Taïba"
Jad Wio est un groupe formé à la fin des années 80 qui a cultivé le goût du paradoxal dans son visuel et sa musique : son imagerie androgyne et son rock cybernétique et spleenesque les ont fait croiser le rock, la New Wave, le romantisme et a touché les publics pop et gothique. Parmi ses disques, on retiendra entre autres "Contact" ou "Fleur de métal".

† : NICK CAVE "From Her To Eternity"
Ex membre des terribles Birthday Party, Nick Cave (baptisé par les adeptes "The king of crows") s’est ensuite aventuré avec son groupe The Bad seeds dans la construction d’une oeuvre dantesque, partie des tréfonds du Post-Punk et de l’Industriel pour aborder un virage plus rock et tendu avec des disques tels que l’emblématique "Tender Prey", puis les excellents "Henry’s dream" et "Murder ballads". Aujourd’hui, The Bad seeds accompagnent un Nick cave devenu plus crooner et composant des disques toujours mélancoliques mais dont la musique s’apaise relativement, suivi dans cette démarche par des groupes tels que les orchestraux Tindersticks.

† : CLAIR OBSCUR "Die Kinder Sind Allein"
Clair Obscur a développé un rock expérimental tendu et minimaliste, très intéressant, et dont les principaux efforts se nommeront "Rock", "In out", "Play", et "Antigone".

† : KILLING JOKE "Requiem"
Si la rage du premier album de Killing Joke (groupe emmené par le furieux gourou apocalyptique Jaz Coleman) a marqué tous les esprits du post-Punk, Killing Joke a eu une carrière protéiforme, décalant la rugosité du Punk et des guitares acides de Geordie vers des rythmiques mortuaires, tribales et dansantes ("Fire dances") pour in fine atteindre le summum de sa puissance sur le Metal Electro du célèbre "Pandemonium". Après le sage "Democracy", Killing Joke revient en 2004 à un Metal punkoïde d’envergure sur ce qui constitue pour l’instant son dernier disque homonyme. Un des meilleurs, assurément.

† : THE MARCH VIOLETS "Walk Into The Sun"
Groupe goth rock issu de Leeds et ayant vécu de 1981 à 1986, The March Violets crée des mécaniques proches de celles de Sisters Of Mercy - notamment sur le plan rythmique, comme le prouve le célèbre single "Snake dance" - mais se révèle moins sépulcral que le groupe d’Andrew Eldritch. Et ce, même si ses premiers efforts furent publiés sur le label d’Eldritch, Merciful Release.

† : MORTHEM VLADE ART "Splendor In The Grass"
Parti d’une musique orchestrale (la troisième démo "Allegory of putrefaction") empruntant autant aux aspects mortuaires du gothique qu’aux rythmiques métalliques de l’Industriel, ce groupe français est un des plus inventifs et aventureux de la scène sombre française. Ses deux premiers albums ("Herbo dou diable" et "Organic but not mental") raviront les fans de musiques sombres, modernes et aventureuses, tandis que les suivants fixent des ambiances étranges et plus frontalement électroniques, jusqu’au dernier "Absente terebenthine". Un modèle de volonté artistique.

† : THE SISTERS OF MERCY "Alice"
Considérés comme les créateurs du rock dit "gothique" (ce qui fait aujourd’hui hurler le leader Andrew Eldritch), The Sisters Of Mercy impose un style robotique (la drum machine Doctor avalanche est impitoyable) et théâtral sur son premier album devenu culte ("First & last & always"), avant de devenir plus synthétique et orchestral sur le sublime "Floodland". Sur son troisième album ("Vision thing"), le groupe adopte une attitude plus rock (voire hard FM) et laissera tomber quelques chapeaux, ce qui divisera ses fans. Depuis 1992, The Sisters Of mercy tournent mais ne sortent plus d’album. Serait-il difficile de survivre à sa propre légende ?…

† : THE MISSION "Wasteland"
Monté par deux ex Sisters of Mercy (le chanteur guitariste wayne Hussey et le bassiste Craig Adams), The Mission a sorti pléthore d’albums depuis 1986 dont le célèbre triptyque "Gods own medicine" / "Children" / "Carved in sand", resté dans les mémoires comme l’aboutissement artistique de la formation d’origine. Du line up originel n’est resté que Hussey, dont le charisme indéniable et le timbre de voix caractéristique ne se sont jamais démentis malgré une carrière en dents de scie après 1990. Le dernier album de The Mission, "Aura", s’avère pour sa part plutôt réjouissant.

† : CORPUS DELICTI "Saraband"
Groupe français ayant marqué les mémoires dans les années 90, Corpus Delicti est à mi-chemin entre le Rock Gothique et le Batcave et a donné naissance à trois albums, ainsi qu’un autre plus Electro-Industriel (et moyennement réussi) sous le nom de "Corpus". Son chef d’œuvre reste sûrement "Sylphes" qui, en dépit du manque de moyens disponibles pour la production, contient des compositions passionnantes. Les ex Corpus Delicti se sont ensuite séparés pour former Kuta et Komintern, dans les genres très différents.

† : SIOUXSIE & THE BANSHEES "Redlight (Live)"
Siouxsie, prêtresse du gothique ? Pour son public sans doute même si, indéniablement, cette tigresse vient davantage du Punk. La discographie aventureuse de ses Banshees (un moment marquée par l’intégration aux guitares de Robert Smith) a fait la formation partir d’un Punk strident, brut et dérangeant ("The scream") pour vingt ans plus tard, aboutir à une musique pop atmosphérique et produite par… John Cale ("The rapture", 1996). C’est dire le chemin parcouru.
Les disques studio préférés des Goths restent sûrement "A kiss in the dreamhouse" et "Juju", tandis que le premier live, "Nocturne", se révèle un des meilleurs du genre jamais sortis au sein du mouvement dit "Gothique".
En parallèle, Siouxsie Sioux a monté le projet The Creatures avec Budgie, le batteur des Banshees, projet dont la marque de fabrique réside en un travail percussif très prononcé.

† : FIELDS OF THE NEPHILIM "From the Fire"
Icône du rock gothique, Fields Of The Nephilim est le groupe mené par le charismatique et chapeauté Carl McCoy, obsédé entre autres par les Anges déchus et le peuple sumérien. Auteur de trois albums majeurs pour le Rock Gothique entre 1985 et 1990 (dont "The Nephilim" et l’aboutissement intitulé "Elizium"), The Nephilim était aussi un impressionnant groupe de scène comme le prouve le live "Earth Inferno" (1991). Suite au split en 1991, McCoy monte The Nefilim, excellent projet de Death/Thrash Gothic avant de revenir avec The Nephilim… mais sans les membres d’origine pour un nouvel album attendu pour 2004.

† : LES TETINES NOIRES "Envers Et Contre Tête"
Emmanuel, alias Le Comte d’Eldorado, monte très jeune le projet Les Tétines Noires et explore le monde de la folie durant plusieurs albums, sous l’influence des standards batcave et industriels. Plusieurs albums influencés par le dadaïsme sortent et associent à un univers perturbé des tendances visuelles Glam. Plusieurs disques, dont les fameux "Fauvisme et pense-bête", "Brouettes", puis plus tard "Douze tête mortes", sauront encore aujourd’hui vous déstabiliser.
Emmanuel a, depuis, laisser choir Les Tétines Noires et leur mise en scène paradoxale (l’attraction de l’homme micro sur scène) pour muter en LT.NO, un projet Electro-Rock stupéfiant, aussi glacial et grumeleux ("le premier disque "Global cut", terrifiant) que faisant de l’œil à la scène Electro-Clash (le petit dernier "Sea sex & burn").





† : DAF "Der Mussolini"
DAF (pour "Deutsch Amerikanische Freundschaft", slogan d’amitié franco-allemande postérieur à la IInde Guerre Mondiale), a combiné pendant les années 80 le Krautrock et l’Industriel dans une musique Post-Punk dansante et électronique expérimentale restée culte, et… chantée en allemand.

† : KAS PRODUCT "Never Come Back"
Ce duo français Electro-Punk de Nancy fut fondé au début des années 80. Composé de Mona Soyoc (vocal + guitar) et Spatsz (Keyboards + programming), il sortit plusieurs disques dont "By pass", "Try out" ou "Ego eye" et connut un succès important en Grande Bretagne.

† : FRONT 242 "Headhunter (Live)"
La musique électronique ravageuse de ce collectif belge a donné naissance à l’étiquette "EBM" (pour "Electronic Body Music"), de par la plastique surgonflée de ses rythmiques assassines. Front 242 a enregistré un certain nombre de disques devenus des classiques de la musique électronique dansante, dont les relents industriels (dont "Geography", "Front by front" ou "Tyranny for you") voire métalliques ("Off") se sont largement imposés jusqu’au rang de standards. Mais la musique du "retour" revient ces temps derniers à quelque chose de plus atmosphérique.

† : FRONTLINE ASSEMBLY "Mindphaser"
Groupe originaire de Vancouver, Front Line Assembly est un des groupes électroniques majeurs de la scène industrielle des quinze dernières années. Mené par Bill Leeb et Rhys Fulber sur la majeure partie de la carrière du groupe (Chris Peterson venant remplacer Fulber pour trois albums à partir de 1998), le combo a enchaîné les perles depuis 1986, jusqu’au récent et sublime "Civilization" qui voit la formation originelle de nouveau occuper la place. Originellement très électronique, le son de Front Line Assembly s’est de temps à autres ouvert davantage aux guitares ("Hard wired", "Millenium"), mais a toujours eu une exigence hors normes relativement à l’exploitation du potentiel des machines.

† : DIE FORM "Masochist 2 (Remix)"
Die Form est un projet français développant concepts visuels et sonores, et au sein duquel officie l’artiste Philippe Fichot. Originellement affilié au mouvement industriel, Die Form a peu à peu conquis un public gothique à travers une imagerie de type fétichiste, tout en gardant un grand sens de sa propre mise en scène, du décalage, de la symbolique et de l’Etrange.

† : EINSTÜRZENDE NEUBAUTEN "Silence Is Sexy"
La conscience collective leur attribue le rôle d’inventeurs de la musique dite "industrielle". En fondant sa démarche sur l’utilisation des objets et outils métalliques pour une construction bruitiste de la musique, les allemands d’E.N. - menés par le performer Blixa Bargeld (resté très longtemps et en parallèle guitariste des Bad Seeds de Nick Cave) - ont commencé leur carrière par des développements musicaux avant-gardistes extrêmement éprouvants et axés entre autres autour de l’invention de nouveaux régimes percussifs en musique.
Aujourd’hui, le line up a légèrement muté et fait s’ouvrir l’horizon de E.N. à une musique plus ambiante, épurée et orchestrale mais toujours passionnante sur ses derniers albums ("Ende neu", "Silence is sexy" et "Perpetuum mobile"). Le but s’est décalé : le bruit devient une composante des mélodies, cédant sa place monopolistique aux cordes et à la voix de Bargeld dans la juxtaposition des couches sonores.

† : TYPE O NEGATIVE "My Girlfriend's Girlfriend"
Qui peut défier Peter Steele du regard ? Pas grand monde. Ce fou furieux de deux mètres pour 120 kg a, en compagnie de sa formation Type O Negative, donné au Metal un de ses facettes les plus sombres depuis Black Sabbath. Le public gothique affectionne véritablement Steele depuis l’album "Bloody kisses" et surtout "October rust", dont l’ambiance mortuaire proche du Doom et les guitares spleenesques en appellent autant au style des Sisters qu’à la lourdeur de St Vitus. Auteurs du très expérimental, osé et déroutant "World coming down" en 1999, Type O Negative est revenu à une écriture plus classique mais toujours sombre sur le très ouvert "Life is killing me" (2003).

† : LACUNA COIL "When A Dead Man Walks"
Sextet italien pratiquant un Metal gothique direct et efficace, Lacuna Coil suit l’ "école" The Gathering en juxtaposant des riffs héroïques et mélancoliques à la voix inspirée et précise de Cristina Scabbia. Leur troisième album, "Comalies", est une petite perle du genre.

† : FAITH AND THE MUSE "The Silver Circle"
Formation gothique américaine, Faith & The Muse est composé de deux grands acteurs du mouvement : la chanteuse Monica Richards (ex Strange Boutique) et le multi-instrumentiste et chanteur William Faith (ex Christian Death / Mephisto Walz). Pratiquant une musique très ouverte allant du Death Rock au néo-classique en passant par des arrangements plus électroniques sur son dernier album ("The burning season"), la musique de Faith & The Muse contient une flamme peu commune qui brûle sur chacun des quatre albums studio, avec une petite préférence pour l’extraordinaire "Annwyn, beneath the waves".

† : DAS ICH "Kain Und Abel"
L’Electro-Dark allemande a connu une révolution avec l’arrivée du duo Das Ich, formé par Stefan Ackermann et le programmeur Bruno Kramm (ex Fahrenheit 451). Très spectaculaire sur scène (de par la présence squelettique et horrifiante de Kramm), la musique de Das Ich est une véritable torture dansante. L’album "Die propheten" a marqué de nouveaux territoires en matière de musique électronique sombre et chantée (scandée) en allemand : terriblement oppressant dés le départ, le son de Das Ich a évolué vers des orchestrations plus riches ("Egodram", 1997) pour retrouver quelque peu l’esprit des premiers travaux (la production en plus) sur le petit dernier, "Antichrist".

† : ROSA CRUX "Eli-Elo"
Formation française d’exception, Rosa Crux a développé depuis le milieu des années 80 un environnement sonore et visuel envoûtant et inquiétant. Sur scène, la danse de la Terre (deux humains nus baignant dans l’argile, unis dans une danse tribale) symbolise le retour du corps à la Terre mère. Simultanément et en arrière plan, Olivier Tarabo scande des textes anciens empreints d’ésotérisme sur une musique lancinante articulée autour des pianos fantomatiques de Claude Feeny et des rythmiques automatisées présentes sur scène. Les visuels sont impressionnants et amènent à une projection cathartique.
Une expérience incommensurable sur scène, à apprécier aussi sur trois albums studio autoproduits.

† : TRISOMIE 21 "No Works Of Words" – Inédit
Un groupe repère en matière de musique électronique étrange, monté par les frères Philippe et André Lomprez et autour desquels ont gravité divers musiciens au fur et à mesure de l’évolution de T21. On navigue ici entre sensibilités Industrielle et Coldwave, ce qui a forgé une discographie impressionnante de qualité.
"La fête triste" vous fera tout comprendre…

† : COVENANT "Like Tears In Rain"
LE boys band electro, en dehors de toute autre considération "artistique". Il en faut bien un…

† : PROJECT PITCHFORK "Requiem"
Formation Electro-Industrielle culte pour les publics des clubs, Project Pitchfork comprenant entre autres Peter Spilles (chant) et Dirk Scheuber (programmation) développe depuis 1991 une plastique musicale cybernétique et dansante, très étudiée et magnifiquement produite.

† : PUNISH YOURSELF "Gay Boys In Bondage"
Les français de Punish Yourself, outre un visuel époustouflant sure scène, font cracher les amplis d’un déluge de décibels Metal et Electro, entre Industriel et beats pour dancefloors. Leurs albums, très chargés en textures, appellent à la transe tout en conservant un à-propos mélodique certain.

† : Y FRONT "Mellow Cosmos"
Y Front a littéralement explosé sur son second album studio, "Mellow cosmos". Entre Glam et Pop industrielle, Y Front est devenu un groupe d’envergure dont les mélodies obsédantes câlinent mélancolie et frisent fureur. Magnifiquement produite, leur musique a un potentiel mainstream qui, pour l’instant, n’a rencontré qu’un public restreint.
A découvrir avant tout le monde, en studio comme sur scène où le groupe est sidérant.


† : MINISTRY "Stigmata"
Al Jourgensen et Paul Barker ont engendré un monstre. Ministry, avec l’album "Psalm 69" (1989), ont forgé définitivement les contours du Metal Industriel, un genre dont les appréhensions individuelles l’ont depuis fait se mouvoir entre formes rock très "physiques" (Filter, KMFDM) et plus cérébrales (Nine Inch Nails). Ministry est une machine de guerre, son Metal implacable et sépulcral est une agression totale, un aboutissement de l’ultra violence dans le Rock.

† : TREPONEM PAL "Pushing You Too Far"
Le Metal urbain et tribal de Treponem Pal, même s’il vira sur la fin vers la culture africaine avec le très bon album "Higher", exposa une écriture dense et rêche, des rythmiques de guitares crûes et abrasives. Personne ne s’est remis de disques comme "Excess & overdrive", et le retour de Treponem Pal est pour bientôt. Une nouvelle cure de jouvence s’annonce…

† : THE YOUNG GODS "Envoyé"
L’album "TV sky" a forgé l’aura des Young Gods, une formation dont la progression artistique ne s’est pas arrêtée à ce Rock Industriel là, pour terrible qu’il soit. The Young Gods sont des poètes cybernétiques, et la fantastique voix de Franz Treichler épouse des orchestrations tantôt rudes, tantôt cotonneuses (le très ambiant album "Only heaven"), toujours époustouflantes sur le plan du rendu et sur le degré d’aboutissement des programmations. Nouvel album en 2005.

† : COLLAPSE "Tidal Wave"
Formation montée par l’ex Treponem Pal Amadou sall, Collapse est un groupe dont les bases Electro-Industrielles se sont ouvertes à une démarche ethnique d’envergure sur ses deux premiers enregistrements. Le dernier opus, "Humans", présente un Metal Industriel enlevé et froid, une sombre et violente collection de tubes dancefloor à guitares. Un modèle du genre.

† : RAMMSTEIN "Engel"
Après s’être fait connaître pour le titre homonyme paru sur la B.O. du film de David Lynch "Lost highway", Rammstein a publié quatre albums de Metal Electro plus qu’efficaces (dont un prochainement en 2004), une progression au fur et à mesure de laquelle l’orchestration s’est grandement affinée. A ce titre, le troisième LP "Mutter" s’avère un véritable chef-d’œuvre, aussi puissant et martial que subtil au niveau des arrangements. Constituant sûrement l’une des productions Metal les plus calibrées es dix dernières années, le combo allemand a rencontré un succès énorme sur scène, où il devient une véritable attraction de par le jeu des "cracheurs de feu".

† : SUICIDE COMMANDO "See You In Hell"
Johan van Roy développe dans Suicide Commando une musique industrielle et dansante, saturée et agressive. Les pistes des clubs ne se remettent jamais totalement de l’abrasivité des rythmiques de Suicide Commando, vous en aurez la preuve avec ce titre culte.

† : VIOLET STIGMATA "Cut The Flesh Wires"
Nouveau venu dans la scène française, Violet Stigmata touche un public grandissant au fur et à mesure de ses prestations scéniques théâtrales, et offre un certain potentiel typé "néo-goth". Certains les adorent littéralement.


CD1

1. JOY DIVISION "She's Lost Control"
2. BAUHAUS "Dark Entries (Live)"
3. CHRISTIAN DEATH "Romeo's Distress"
4. VIRGIN PRUNES "Caucasian Walk"
5. LES MARTYRS "Black Clown"
6. ALIEN SEX FIEND "I Walk The Line"
7. JAD WIO "Taïba"
8. NICK CAVE "From Her To Eternity"
9. CLAIR OBSCUR "Die Kinder Sind Allein"
10. KILLING JOKE "Requiem"
11. MARCH VIOLETS "Walk Into The Sun"
12. MORTHEM VLADE ART "Splendor In The Grass"
13. THE SISTERS OF MERCY "Alice"
14. THE MISSION "Wasteland"
15. CORPUS DELICTI "Saraband"
16. SIOUXSIE & THE BANSHEES "Redlight (Live)"
17. FIELDS OF THE NEPHILIM "From the Fire"
18. LES TETINES NOIRES "Envers Et Contre Tête"


CD2

1. DAF "Der Mussolini"
2. KAS PRODUCT "Never Come Back"
3. FRONT 242 "Headhunter (Live)"
4. FRONTLINE ASSEMBLY "Mindphaser"
5. DIE FORM "Masochist 2 (Remix)"
6. EINSTÜRZENDE NEUBAUTEN "Silence Is Sexy"
7. TYPE O NEGATIVE "My Girlfriend's Girlfiend"
8. LACUNA COIL "When A Dead Man Walks"
9. FAITH AND THE MUSE "The Silver Circle"
10. DAS ICH "Kain Und Abel"
11. ROSA CRUX "Eli-Elo"
12. TRISOMIE 21 "No Works Of Words" – Inédit
13. COVENANT "Like Tears In Rain"
14. PROJECT PITCHFORK "Requiem"
15. PUNISH YOURSELF "Gay Boys In Bondage"
16. Y FRONT "Mellow Cosmos


CD3

1. MINISTRY "Stigmata"
2. TREPONEM PAL "Pushing You Too Far"
3. THE YOUNG GODS "Envoyés"
4. COLLAPSE "Tidal Wave"
5. RAMMSTEIN "Engel"
6. SUICIDE COMMANDO "See You In Hell"

VIDEOS :
COLLAPSE "Planet Of Apes"
TREPONEM PAL "Radioactivity"
THE YOUNG GODS "Lucidogen"
PUNISH YOURSELF "Let's Build A Nation In Space"
VIOLET STIGMATA "Cut The Flesh Wires"
TREPONEM PAL "Excess And Overdrive"
LES TETINES NOIRES "Têtes Fards et Lombrics"