Le label semble avoir céder à ce qui lui pesait sur la tête depuis un moment à savoir au métal et à la grosse guitare (souvenez-vous des borborygmes death de Psyclon Nine sur des beats techno lol). Sage décision donc que de faire confiance à des métalleux soucieux d’étoffer leur musique avec des éléments électroniques plutôt que de s’enfoncer dans l’ultra violence hilarante. Passé l’intro dark a'>

Vigilante


The Heroe's code


Black Rain


electro indus/ metal


2005




Dire qu’il s’agit d’une production Blak Rain vous permet –il déjà de vous en faire une idée ??
Le label semble avoir céder à ce qui lui pesait sur la tête depuis un moment à savoir au métal et à la grosse guitare (souvenez-vous des borborygmes death de Psyclon Nine sur des beats techno lol). Sage décision donc que de faire confiance à des métalleux soucieux d’étoffer leur musique avec des éléments électroniques plutôt que de s’enfoncer dans l’ultra violence hilarante. Passé l’intro dark ambient ratée, on est frappé par la volonté expressive notamment dans la voix (qui ressemble à Nickel Back) qui crée une bonne tension d’éléments contraires sur les riffs de gratte bien pesants. L’électronique souffre d’une certaine rigidité à ne pas pouvoir se débarrasser des arpégiateurs, les nappes de chœurs, clichées certes, collent assez bien en accord de soutien sous la guitare même si on a l’impression d’écouter un Juno Reactor chevelu. Le problème c’est que le groupe est à la recherche du refrain qui tue, plus connu sous le nom de syndrome Funker Vogt. Donc on reste un peu frustrée de voir toutes les idées tournées en rond voire foncièrement coulées, avec des ballades nanardes comme « before » : boite à rythme, piano, métal zone et lyrisme déchirant ( pour le quart d’heure de slows goth ??).Les titres du milieu d’album comme « Answer » ou « Still Alive » atteignent quasiment la cible oscillant entre chanson et dancefloor, puissance et déchirement. Un remix exemplairement inutile signé Lamia clôt cette œuvre. L’album laisse quand même un sacré arrière goût de mièvrerie à force de sentimentalisme grandiose, d’accords élancés et pompeux, de samples hollywoodiens (Matrix en veux tu en voilà) sur le devoir, le courage et l’appel au dévouement. Vigilante voudraient-ils faire de l’EmoB.M.? Leur romantisme touchera immanquablement les plus sensibles d’entre nous ou les amateurs de Stratovarius qui ont envie de danser. Dans ce genre métal électro, on préféra sincèrement Division Alpha ou « Millenium » de F.L.A.
Doit-on douter des intentions de Black Rain à l’écoute de cet album? Certes cette signature apporte au groupe d’Amérique du Sud une entrée par la grande porte (avec le crédit de Die Krupps SVP) mais au final on a surtout l’impression d’une délocalisation de production tellement Vigilante ressemble à ce que n’importe quel groupe allemand aurait pu faire pour le public de son pays. Pas de particularité chilienne si ce n’est probablement que de prendre très au sérieux leur engagement moral, quit à faire de la musique pompeuse. J’avoue quand même que si je pouvais les voir en concert, je serais volontiers dans le pogo !


01. Intro (The heroes’ code)
02. Survive
03. The Other Side
04. One Good Reason
05. Lack of Faith
06. Still Alive
07. Answers
08. Humanity
09. Before
10. Freedom
11. The Other Side (Lamia mix) + MPEG-video clip "One Good Reason"