Wasp


The Neon God part 1: The rise


Sanctuary / Noise records


Heavy Metal hargneux


2004




J'avoue que c'est avec une certaine fébrilité que j'ai glissé "The Neon god part 1" dans ma platine. Un peu comme l'on re-découvre un vestige du passé longtemps oublié mais que l'on a vénéré un bon bout de temps avant que cette adoration ne se transforme en simple respect. Oui, car il faut le dire les derniers albums de la bande à Blackie n'avaient plus la rage ni le son magistral de ceux début. Avec une confiance emplie d'espoir, j'entame donc l'écoute de ce 11 eme album du groupe; le tant attendu "The Neon god" part 1, concept dont la seconde partie devrait suivre avant la fin de l'année. En effet la dernière fois que Wasp avait sorti un album conceptuel, c'était pour le génialissime "The Crimson idol" qui selon moi marqua l'apothéose de la carrière du groupe. "The Neon God" sonnerait-il comme un nouveau départ ?


Dès la longue intro, inhabituelle pour le groupe, le doute n'est plus permis, nous voici propulsé une quinzaine d'années en arrière au temps de "The headless children" et "The Crimson idol". Ce son inimitable et immédiatement reconnaissable venu d'un autre âge avec l'orgue hammond en ambiance de fond. C'est en quelques sortes comme si le groupe avait remis la main sur de vieilles bandes de l'époque..
Blackie qui s'est chargé de produire lui même l'album sait ce qu'il veut. Il hurle sa rage comme jamais ( comme c'est bon !) ; pour un meilleur rendu, il a d'ailleurs mixé sa voix volontairement en avant sans pour autant enterrer les autres instruments. Darrel Roberts, semble parfaitement acclimaté au groupe et réussi l'exploit de nous faire oublier Chris Holmes. Ses interventions sont toujours pleines d'à propos j'en veux pour preuve son superbe solo qui sauve complètement la ballade "What I'll never find". La paire rythmique Banali/Duda, elle,n'ayant pour sa part plus besoin de faire ses preuves.

L'exaltation était donc à son comble avec un énorme plaisir un brin nostalgique à l'écoute de ce nouveau Wasp. Pourtant, loin de grandir au fur et à mesure des écoutes, le joie fut de courte durée. Soit "The Neon God" me rappelait un période révolue du groupe mais en contrepartie les morceaux d'anthologie, les hymnes mémorables jadis produits par Blackie, n'avaient pas leur pendant sur ce nouvel album. Plus même, aucun morceau ne semblait capable de devenir un nouveau classique du calibre d'"Animal fuck like a beast"ou d' "Hellion".
Soit "Sister sadie" ou "Asylum 9" s'avèrent certes des titres de qualité mais à l'évidence pas des tubes potentiels. Ils me font d'ailleurs davantage penser à "The heretic" ou "The headless children"; du bon WASP mais sans plus.
Au final c'est donc tiraillée entre deux sentiments que je suis restée face à ma platine: le premier plutôt positif face à cet opus qui renouait avec mes premières amours. C'est vrai que "The Neon god part 1" fait preuve d'une grande homogénéité et ne connaît pas vraiment de points faibles...musicalement et narrativement parlant. Mais là, je laisse le soin aux personnes intéressées de découvrir par elles même l'histoire assez glauque du jeune orphelin abusé sexuellement dont il est question dans le concept.
Le second, plutôt réservé car malgré des compositions réglées comme un métronome par un groupe qui n'a plus vraiment grand chose à prouver; il reste que l'alchimie est de courte de durée. Je conclurais donc en disant que "The Neon God part 1" est un album de grande qualité, digne successeur de "The crimson idol", mais auquel il ne manque qu'une seule chose: quelques hit potentiels ou à défaut quelques refrains mémorables. Espérons qu'ils seront présents sur le part 2, que j'attends maintenant avec impatience...







Overture
Why Am I Here
Wishing Well
Sister Sadie (And The Black Habits)
The Rise
Why Am I Nothing
Asylum # 9
The Red Room Of The Rising Sun
What I'll Never Find
Someone To Love Me
X.T.C. Riders
Me & The Devil
The Running Man
The Raging Storm