Woods of Belial
Deimos XIII
Firebox Records
Suicide doom/black orchestral
2003
Les cauchemars de Woods of Belial se matérialisent par un doom oppressant aux pointes orchestrales black metalleuse. Tout concourt à plonger l’auditeur en eaux troubles et très profondes : une production très compacte aux basses ronflantes qui surnagent pour mieux assommer, des nappes omniprésentes et superbes, des vociférations malsaines et les cris de désespoir des âmes torturées prises au piège par le trio finlandais . Mais l’essence même du malaise est dictée par la chute intemporelle dans laquelle nous entraîne Woods of Belial, vibrations de toutes les molécules d’air avant l’ouverture des portes de l’enfer, moiteur suffocante et attaques pernicieuses de rythmiques, craquement des crânes sous nos pas. L’auditeur avance dans un brouillard noir et titube sous les coups de boutoir, ses mains frôlent des substances organiques qu’il vaut mieux ne pas voir. Le point de non retour est passé depuis longtemps et «Deimos XIII » ne se conçoit qu’en intégralité, le réveil n’est pas à l’ordre du jour.
Un travail d’une richesse étonnante pour un premier album cru, vrai et sale comme les tréfonds de l’âme humaine, qui nous met en face de nos pulsions morbides. A suivre de très près.