La bande faussement nipponne des Yakuza est bien à l'image de sa réalité maffieuse : cruellement jouissive. Yakuza a tout pour devenir un groupe culte et ce Samsara (axiome bouddhiste!) est une deuxième pierre dans l'océan du brutal metal.
L'écart kaléidoscopique des influences nous fait passer d'un jazzy ambiant avec cuivres onctueux à un terrorisme sonique à la Pantera The Great Southern Trendkill avec quelques relent'>
Yakuza
Samsara
Prosthetic
power death jazzy
2006
Ouf, enfin de l'air frais, mon dieu on étouffait....
La bande faussement nipponne des Yakuza est bien à l'image de sa réalité maffieuse : cruellement jouissive. Yakuza a tout pour devenir un groupe culte et ce Samsara (axiome bouddhiste!) est une deuxième pierre dans l'océan du brutal metal.
L'écart kaléidoscopique des influences nous fait passer d'un jazzy ambiant avec cuivres onctueux à un terrorisme sonique à la Pantera The Great Southern Trendkill avec quelques relents grind.
Tout démarre avec l'atroce cancer de l'industrie bien urbain avec voix éraillées sur lesquelles se superposent des growls abominables et dont le riff qui le structure est léthal. Tout est millimétré pour poser une bombe dans votre système lymbique.
L'approche vocale en voix éraillée rappelle à s'y méprendre les intonations du bien nommé Phil Anselmo même si sur le morceau où on l'entend le mieux, le riffing pourrait faire défaut par rapport à l'ensemble tonitruant et cauchemardesque de l'album. On note pourtant un crescendo impressionnant nimbé d'élans saxophonistes. Car c'est aussi le point fort de l'ambiance des Yakuza : les confins psychédéliques.
La formation évolue toujours entre embardées grindcore et repos jazzy en usant de cette logique binaire assaut/repos, fondation du metal moderne. Le tout nappé de noisy comme sur Dishonor, un ton en dessous de la musicalité du reste de l'opus cependant. Mais 20 Bucks et surtout Exterminator et son refrain entêtant mettent tout le monde d'accord pour s'agenouiller devant ces maffieux boudhistes. Car ils décochent une autre arme à un ensemble déjà férocement burné et talentueux : une voix claire de défi quoique très (trop) portée sur la réverbe. Mais là n'est pas l'important, seul l'alliage improbable aigre-doux cartonne la tête ici.
Au final, l'opus n'aurait à souffrir peut être que de vieillir un peu trop rapidement bizarrement malgré sa fraicheur conceptuelle. Le riffing est sans doute parfois un peu trop répété.
Une deuxième pierre donc qui a su, miracle, trouver encore un espace de création heuristique et vierge, sur une scène extrême internationale gangrénée par le conformisme sonore. Il est vrai qu'à un tel niveau de brutalité, difficile d'être original.
1/ Cancer Industry (3:02)
2/ Plecostomus (3:37)
3/ Monkeytail (5:23)
4/ Transmission Ends, Signal Lost (1:27)
5/ Dishonor (5:19)
6/ 20 Bucks (5:01)
7/ Exterminator (7:25)
8/ Just Say Know (2:57)
9/ Glory Hole (6:57)
10/ Back to The Mountain (9:02)