Interview]

Jérome Sevrette - Photographique [Kultüre]

11/2004 - par e-mail

J’ai reçu un jour un mail signé JS_Photographique. L’auteur y évoquait son travail dans le domaine de la photographie et donnait l’adresse de son site internet. Je suis donc parti découvrir son univers, galeries labyrinthiques, paysages et solitudes crépusculaires' Sa page de liens contenait des noms de groupes qui me plaisaient. Une entrée en matière détournée, toute simple, pour lui répondre : nous parlâmes donc d’Interpol et des Wedding Present' Du temps passa. Je retournais régulièrement sur son site. Au gré des pages, des séries et diaporamas, je me retrouvais plongé dans un univers à la fois très sombre, léché, bourré d’humour, intense et intrigant. Nous continuâmes à communiquer par mail. L’envie me vint de prolonger un peu plus avant l’exploration en donnant voix à l’énigmatique JS'

Photo de Jérome Sevrette - Photographique [Kultüre]

-ObsküR[e] :Photographique est le titre de ton site sur le net, pourquoi avoir préféré l‘adjectif au nom « photographie » ?

-Il y a tellement de sites qui s’appellent « photographie de' » ou « mes photographies »' bref c’est devenu un terme très banal. Pour mon site je voulais trouver un nom simple et qui se rapporte à la source même de ma démarche' «photographique » donc. C’est peut-être aussi une déformation professionnelle : l’adjectif est très utilisé pour les titres d’expositions, les catalogues, cela m’a sûrement influencé de façon inconsciente.

-Le sous-titre « photographie contemporaine » sert-il à prévenir les gens ?

-Prévenir' je ne sais pas, mais j’aime les sous titres. J’avais aussi dans l’idée que ma page d ‘accueil ressemble à une couverture de magazine et, sous le titre d’un magazine, il y a souvent un sous titre' une phrase de présentation.

Photo de Jérome Sevrette - Photographique [Kultüre]

-En même temps ton approche des paysages est très pictorialiste si l’on prend les séries « Radiation » et « Neo-tropic »'

-Ces deux séries sont assez anciennes, « Néo-Tropic » est la plus ancienne ! Pictorialiste'je ne sais pas, j’aime les choses simples et efficaces et il est vrai que de j’ai de plus en plus tendance à proposer une approche minimale du paysage. Je travaille au feeling à l’énergie, je suis un punk dans le domaine de la photo, je ne respecte aucune règle.

-Tu travailles pour des fanzines « Sick among the pure », « Benzine », « Zeio », « La Femelle du Requin » : penses-tu que la photo de qualité devient un atout pour ces publications ?

-Mais qu’est-ce qu’une photo de qualité ? C’est très subjectif, pour certain ce que je fais est magnifique, super, pour d’autres elles n’ont aucun intérêt ! Je dirais juste qu’elles sont différentes, elles sont cérébrales, elles sortent directement de cerveau' et c’est un vrai bordel là-dedans ! c’est peut-être ça qui plait'
Après est-ce que ce sont des photos de qualité ? Je ne sais pas, je ne pense pas en ces termes' mais il est certain que pour les magazines, les sites avec lesquels je collabore, ce genre de photos décalées est un atout, oui sûrement, il est important pour eux de rester hors des sentiers battus.

-De ton côté, tu développes un amour du texte très perceptible : les sous-titres des séries et diaporama ou encore l’intégralité du diaporama « Daedalus Récits, Cryptozzologie et Documentations »'

-J’aime les mots et leurs associations, entre eux ou avec des images. Quand je suis sur le terrain en train de photographier, je réfléchis déjà au titre de la série ou alors il vient de façon très étrange... Par exemple, récemment j’ai fait quelques clichés dans le cimetière de mon petit village pour une future série (les photos de cimetière c’est pas trop mon truc, mais là'c’est différent'bref), et les visiteurs, très intrigués de voir quelqu’un avec un appareil photo dans un cimetière (et oui' on n’est pas au Père-Lachaise ici !), se sont naturellement rapprochés de moi pour me questionner, et pour les rassurer, je n’ai cessé de leur dire : « Vous savez' je suis d’ici ! »
« Je suis d’ici' Vous êtes dans un cimetière et vous dites je suis d’ici ?!' »
J’ai donc décidé que « Je suis d’ici » serait le titre de cette série. Sur place je ne fais pas que prendre des photos, je cherche des mots aussi'Pour « Daedalus » c’est différent, c’est une série de photos réalisée sur la table de ma cuisine ! Je suis un passionné de cryptozoologie (étude des monstres marins et des animaux méconnus en général) et de gravures anciennes se rapportant à cette science. J’ai appelé cette série Daedalus du nom du premier vaisseau français à avoir fait un rapport sur un monstre marin. L’ensemble de cette série est la mise en lien direct des mots les plus souvent rencontrés dans les récits, avec les détails des gravures souvent et même toujours fortement exagérés.

-Que penses-tu des revues de photo ? Nous avons lu que tu critiquais sévèrement l’approche des photographes qui travaillent selon les préceptes et les codes énoncés dans certains magazines de photographie'

-Je ne lis pas le magazine « Photo » ni les magazines photos en général, ça ne m’intéresse pas, on n’y parle que technique, matos' Ces photographes évoluent dans une autre sphère, un autre monde ou la photo se résume à des règles strictes, du matériel, des marques'

-On observe dans ton travail un battement entre des sujets graves, voire même sinistres pour le grand public, et en même temps, un goût pour la photo presque publicitaire, comme ces cartes postales idéales de la série des « Daedalus »' Petite précision : nous savons que tu exècres la photo publicitaire, ce n’est donc pas de la provocation, mais une réelle demande de notre part !

-Mais on peut utiliser le style publicitaire sans faire de la publicité pour autant' Non, les images très « esthétisantes » ne me dérangent pas si leur beauté apparente cache en vérité un sentiment, une sensation, un concept, plus profond, véritable, dans ce cas présent et uniquement dans ce cas, « la beauté » à un intérêt, un rôle.

-Une interview pour « Art Zoom », un autre pour « Scar(e) face », tes travaux utilisés sur le site du groupe Sibelian, un article dans Talentissim.fr, un autre dans Twice n°22 et en même temps, tu ne cours pas après la reconnaissance. Le possible succès te pèse-t-il ? Tu refuses également que ton nom soit dévoilé.

-Je souhaite le plus grand succès à mes images, pas à moi en temps que personne, voir ma tronche partout' bof, par contre mes photos oui ! Non je ne me cache plus maintenant, cela m’a amusé au début, j’ai même penser travailler sous un autre nom, un pseudo comme les écrivains, mais je me suis dit : « non ça ne sert à rien' »

-Ton site est énorme, presque monstrueux par sa taille. Pourquoi refuses-tu d’alléger en ne sélectionnant qu’une partie de ces travaux ? Evidemment, l’internaute n’est pas obligé de tout regarder et un site peut aussi servir d’archives' Mais cette remarque doit revenir souvent, non ?

-Mais le pire, c’est que j’ai déjà fais une sélection de mes travaux ! Pour plus de 640 photos présentées, je dois en avoir 10 fois plus en stock, je ne sais pas en fait, je n’ai jamais comptabilisé mes stocks.J’ai quand même fait l’effort de mettre sur ma page d’accueil un bouton « accès rapide » qui permet d’accéder à une page sur laquelle sont listées toutes les séries présentes sur le site, et on peut avoir un aperçu du site en cinq minutes !
Sinon c’est vrai que la navigation sur mon site n’est pas super simple, mais en même temps c’est un peu voulu, j’ai envie qu’on s’y perde' C’est arrivé à une internaute' elle m’a envoyé un mail pour me dire qu’elle avait trouvé cela très agréable'donc'

-Quelle différence établis-tu entre les 23 Diaporamas et les 12 Séries ?

-Les 12 séries sont des photos argentiques, les 23 diaporamas (hormis le premier) sont des photos numériques. Les séries c’était « Avant », les diaporamas « Maintenant »' Ce sont deux époques'
La rubrique Album (les séries) couvre une période qui va de 1988 à 1996 et la rubrique Galerie (les diaporamas) la période 2002 jusqu'à maintenant'et là vous allez me dire : « il y a un trou ! » Oui il y a un trou : pendant cette période, entre 96 et 2002, je me suis consacré à la musique, en temps que batteur pour mon groupe Keep Punching Joe. Le groupe n’existe plus mais cela a été une bonne expérience avec de grands moments comme notre passage au Festival des Vieilles Charrues en 2002, c’était sympa de jouer devant 5000 ou 10 000 personnes (je ne sais pas, je n’ai pas compté), et de voir notre nom à coté de celui des Cure, d’Iggy Pop, de Marianne Faithfull ou Rodolphe Burger ! Mais ce concert a également marqué la fin du groupe, un bon concert pourtant, mais la motivation n’était plus là, nous avions enregistré un album, joué aux Vieilles Charrues, le contrat était rempli' On s’est tous dit « au revoir ».

-Ton approche des lieux et des gens est très cinématographique, tu tournes autour du sujet, établissant une sorte de repérage, de cartographie (le Diaporama « Nuit rouge »), en explorait les multiples angles possibles'

-Le cinéma, la mise en scène est très présente dans certaine de mes séries. Le travail, la recherche de certains cinéastes comme David Lynch, Lars Von Trier, Tim Burton (pour les décors les ambiances), Kubrik, Godart' et j’en oublie, m’inspirent beaucoup c’est sûr.

Photo de Jérome Sevrette - Photographique [Kultüre]

-Dans ton diaporama « Nuit rouge », tu captures une vitre et un homme qui scrute, s’agrippe, se frotte à elle. On pense à un « Lost In Translation » au masculin, as-tu aimé ces plans ?

-Mais « Lost in translation » traite de quoi, de quel sentiment ? Tout simplement d’un homme expédié dans un monde étranger dont il ne connaît pas les codes. J’ai parfois l’impression de ressentir ça aussi, La solitude, l’abandon sont mes domaines de recherches privilégiés.

-On voit que les pièces de la maison observée s’éteignent et quand le personnage quitte la fenêtre, elles se rallument. Est-ce à dire que les contacts entre les hommes sont impossibles ? (des personnes entre elles uniquement dans les séries plus intimes)

-Non les contacts ne sont pas impossibles, mais dans mon cas si quelqu'un se rapproche ou veut se rapprocher un peu trop de moi, je suis du genre à mettre très vite des barrières' Cette série « nuit rouge » exprime ce sentiment' pas besoin d’être physiquement en face de la personne pour la comprendre.

-As-tu envisagé ce diaporama comme un court-métrage d’images fixes ?

-Tout à fait, et justement je compte en faire une vidéo, j’ai déjà fait quelques test sur grand écran avec un vidéo projecteur et, de façon animée, cette série se révèle plus efficace, plus forte émotionnellement parlant.

-Peu de personnages vivants et, quand il y en a, ils ont l’air perdus. Toujours « Lost in translation »'

-Oui, toujours' La recherche de lieux, de visages, de situations désespérés' Le chat dans Annexe # 5, est peut-être le portrait le plus mélancolique que j’ai réalisé'
Par contre la présence de l’homme souille toujours les paysages et leur donne une dimension humaine, comme ces poteaux électriques du diaporama « B(l)ack Catalogue », comme l’intitulé de la série « Radiation » (sous-titrée « une forêt morte. Cinq ans plus tard ».) ou encore comme cette jetée et ce phare contre l’océan dans la Série « ISO surexpositionnoitisopxerus réeleeri ».
Les interventions humaines dans son biotope, voilà qui est intéressant ! L’homme plante, construit toutes sortes d’édifices, de constructions, les utilise, puis les laisse se dégrader, pourrir' Dans tous ces éléments il y a « l’Humain » : la naissance, la vie, la mort'

-Tu étudies soigneusement les matières et textures, tu « décomposes » (les Diaporamas « Décompositions »). Tes photographies agissent-elles comme un révélateur au carré ?

-Oui j’apprécie la multitude de matières, de matériaux, textures qui composent notre décor. Leur touché, leurs sons' Mes photographies un révélateur au carré ? Peut-être, je ne sais pas' J’essaie juste de rendre grâce à la matière, de la respecter'

-On dirait que tu fais des photos de photos ?! Peux-tu nous expliquer cette démarche ? (“I love you but I’ve choosen darkness”, “I see clearly now”)

-C’est tout à fait exact, ces deux séries sont des photos de photos. L’idée principale est simple, les photos sont déjà faites, donc on peut se dire il n’y a plus qu’à les regarder ! Mais non, je ne me résous pas à ça, je veux aller plus loin' Et si je rentrais dans l’image ? Et bien voilà c’est ce que j’ai fait ! sur I LOVE YOU BUT I’VE CHOSEN DARKNESS j’ai voulu pénétrer les regards, les âmes des visages, mais j’ai laissé le papier cristal sur les photos'toujours cette barrière'
Pour I SEE CLEARLY NOW, je me suis focalisé sur les arrières plans et les petits détails que bien souvent les gens ne regardent jamais, de ce fait les sujets principaux des photos deviennent des visages flous' des fantômes'

-On décèle une hésitation dans tes anciens travaux entre la dominante grise et les photos violemment contrastées, comment s’est produit ce parcours ?

-Oui c’est vrai il y a eu un glissement vers des photos de plus en plus sombre, mais j’adore les zones complètement noires sur une photo : on peut y cacher toutes sortes de choses'J’ai toujours aimé les contrastes très violents, c’est sans compromis, direct, et avec les logiciels de maintenant, les réglages sont plus précis et me permettent d’obtenir les sensations, les ambiances voulues.

-Le passage à la couleur du diaporama Thermor surprend et ravit à la fois. Ce passage à la macro et à la couleur répond-il à une commande ?

-Non, je ne travaille jamais sur commande. Pour cette série la couleur s’imposait pour augmenter cette impression de chaleur, de brûlure, de métal en fusion. Je voulais des photos très « chaudes », que l’on ait la crainte d’une brûlure au toucher.

-Là, l’inorganique devient vivant par des effets de suintement, de chair de poule'

-Mais le thermor vit' Pénétrer ses entrailles était mon but, je pense l’avoir atteint, je ne le referai pas'

Photo de Jérome Sevrette - Photographique [Kultüre]

-L’humour du Diaporama Around (le Mont Saint-Michel en fond de scène), ou encore cette chiure de mouche sur un calvaire dans le Diaporama « Less Than Human » sont-ils suffisamment perçus?

-Pour Around oui, c’est plus évident. Pour les photos du calvaire' je ne pense pas

-Toujours cet humour et ce détachement à l’œuvre avec la mention « légende » dans la Série «Daedalus »

-Mais moi, je trouve cette série très drôle ! Bon j’ai un sens de l’humour particulier, et beaucoup pensent que je suis quelqu’un d’hyper sérieux, froid' n’importe quoi !

-En même temps, les premiers plans sont très acérés'

-Mais c’est ça qui est drôle' non ?

-Humour encore avec le château et sa « dépendance » dans la Série « Isolation, domaine du silence » ou la plage de « Mars » dans la Série « Dernier Jour »' Cet humour est-il là pour tempérer en partie la noirceur de certaines photos ou de certains titres comme « Le Tombeau » ?

-Pour ces photos je joue plus sur la perturbation et le décalage. A l’époque ou j’ai fait la série Isolation cet observatoire me faisait vraiment penser à un château en ruine en haut de sa montagne, donc le titre s’est imposé de lui-même.
Pour le tombeau, coupez la photo en 4, et regardez la partie en bas à gauche'

-Nous croyons d’ailleurs avoir compris que le sectarisme de l’étiquette « goth » ou « cold » te gêne'

-Non ça ne me gêne pas mais je ne suis ni goth ni cold, même si je suis toujours habillé en noir' c’est plus à cause du côté pratique, simple de cette couleur... Non, Je suis peut-être plus un romantique, un rêveur, un visionnaire, je ne sais pas, je n’aime pas les étiquettes. C’est sûrement le style, les ambiances sombres, glauques de mes photos qui peuvent faire penser que je suis un « Cold ». j’écoute beaucoup de new wave, de vieux groupes des années 80 c’est vrai et ce depuis longtemps, donc cette musique, l’imagerie qu’elle véhicule, m’influence sûrement, mais j’écoute aussi, de l’indus, de l’électro, de la pop, du folk lo-fi comme Low, Smog, Palace, Lilium, des chanteurs français comme Bashung, Murat, Christophe etc' non je ne suis pas un « Goth »

-Dans le Diaporama « Less Than Human », on constate ton goût pour les sujets isolés, pourtant, on y trouve un groupe : la rangée d’arbres qui se détache sur l’horizon. La notion d’individu et son rapport à la foule est-elle une piste de travail consciente ?

-Pour moi c’est toujours un problème, je déteste la foule : je suis toujours à la recherche de l’absolue solitude, de l’isolement presque' D’ailleurs je travaille toujours seul, je refuse toujours d’être accompagné.

-La série « Rumble » permet de découvrir les photos d’un groupe de rock. On pense fatalement aux photos de Renaud Monfourny des Inrockuptibles. Ce type de photo de presse a été une découverte pour beaucoup : de l’exigence, du noir et blanc, de l’art dans des magazines dits « mineurs », dix ans plus tard, n’es-tu pas écœuré par ces publications musicales qui balancent encore des photos cradingues ?

-Je lis très peu la presse musicale, à par D-side, Magic, le reste de mes découvertes musicales se font sur le net. Avant je lisais les Inrock, le NME, le Melody Maker, Rock & folk, etc. J’adorais les clichés noir et blanc des premiers Inrocks, je pense qu’ils m’ont marqué'
Quoi ! Il y a encore des revues musicales qui balancent des photos cradingues ? Je pense qu’ils veulent se donner un genre, tenter un revival argentique touch, pourquoi pas après tout'

-Beaucoup de lieux très différents sont photographiés. Voyages-tu pour prendre les photos ou bien est-ce une activité qui se superpose au voyage ? Repérage des lieux et retour sur le terrain ?

-Oui je voyage beaucoup' dans ma tête ! Je n’ai pas besoin d’aller au bout du monde (qu’est ce que j’y ferais d’ailleurs !) pour exprimer mes pensées. La qualité expressive d’une image pour moi n’est absolument pas une question de géographie, mais plutôt de temps et d’espace' En fait je voyage très peu' Je fais un peu de repérage quand j’ai le temps. Quelques fois, je prends ma voiture et je pars comme ça sans trop savoir ou aller' Mais la plupart des lieux que je photographie me sont très familiers, j’ai une sorte de lien avec eux : je peux y retourner dix fois, je ne ferais jamais les mêmes photos' Je crois les connaître, mais à chaque fois je les découvre !

-Quels sont tes projets en cours ?

-Plusieurs nouvelles séries sont en cours de réalisations (quelques images extraites de ces prochaines séries sont visibles sur Deviantart : artbrut.deviantart.com/gallery/ ) sinon un projet très intéressant pour le festival Astropolis 2005 : une performance avec vidéo projections de mes photos, musique électronique, danse contemporaine' Tout un programme !

Site web : photographique.js.free.fr


Sylvaïn

Connectez-vousconnectez-vous

Inscription | Passe oublié | Pourquoi s'abonner

Obsküre Opus I

Obsküre OpusI Toutes les informations sur le livre Obsküre.
Sommaire, extraits et bon de commande

boutique obsküre

Les goodies Obsküre

Boutique ObsküreAccédez à la boutique

soutenez Obskure.com

Toutes les informations ici