Interview]
Torso
23/01/2006 - par mail
Le groupe Torso sort son premier album après divers projets précédents. Le trio offre une musique inspirée par la cold-wave, le rock français et le trip-hop. Références littéraires et politiques dans une perspective volontairement sombre, « 9 : Solfatares » fait réagir sur un ton parfois polémique. Coup de projecteur et parole à la défense avec Vincent (auteur, compositeur, chant, guitare, samples), Alex (guitares) et Marc (batterie).
- ObsküR[e] : « Le Meilleur des mondes » ouvre l’album sans vos voix. A la place, vous laissez toute latitude à une déclaration de Bush, des samples historiques d’Hitler (?) et le discours d’ouverture du premier parc Disney. En quoi ce retrait, conjugué à une mise en avant des « ennemis », vous paraissait essentiel pour faire entrer l’auditeur dans votre univers ?
- Vincent : « Le Meilleur Des Mondes" est ce que je qualifie de "morceau de tous les dangers" car une interprétation de la chose trop simpliste n'est pas à exclure. Récemment, Gérald de Oliveira, chroniqueur sur le site "A découvrir absolument" s'est permis d'affirmer que ce morceau était une "supercherie mémorielle" car, selon lui, en juxtaposant dans le même morceau des samples des voix de Bush, Hitler, et Disney, cela signifiait forcement que je mettais tous ces personnages sur le même plan. J'ajoute que ce titre comprend aussi des samples des voix de Goebbels, Lénine, Mussolini. Il faut vraiment se placer à un niveau d'analyse très rudimentaire pour penser un seul instant qu'on puisse mettre tout ce beau monde sur le même plan.
En fait ce morceau a plusieurs fonctions et le fait qu'il ouvre l'album n'est pas anodin. J'y ai beaucoup réfléchi, conscient des risques que cela comportait. Au départ, je pensais le mettre en "ghost track". J'ai également songé écrire une note explicative dans le livret. J'y ai renoncé car cela m'a paru trop évident.
Premièrement, ce n'est pas uniquement une mise en avant des ennemis (ce serait bien trop long et j'y figurerais en très bonne place) mais plutôt une réflexion sur les dangers des idéologies, voire des idées de masses. Une réflexion qui s'inscrirait dans une démarche à la Mikaël Haneke : désorienter en montrant de façon froide et clinique ce qui est, de manière à laisser l'auditeur faire son propre chemin, se questionner, douter, faire fausse route éventuellement, etc. Bref essayer de susciter le questionnement et surtout faire confiance à l'intelligence supposée de l'auditeur.
Deuxièmement, ce morceau joue un peu le rôle de l'avertissement qui figure en exergue des "Chants de Maldoror " : "Il n'est pas bon que tout le monde lise les pages qui vont suivre ; quelques-uns seuls savoureront ce fruit amer sans danger. Par conséquent, âme timide, avant de pénétrer plus loin dans pareilles landes inexplorées, dirige tes talons en arrière et non en avant".
C'est une façon de dire : "si tu cherches le calme et la légèreté, va voir ailleurs".
Troisièmement, étant féru d'histoire, effrayé comme beaucoup par la montée des nationalistes et extrémistes de tout poil, je cherchais une façon de faire passer un message allant dans ce sens sans m'encombrer des lourdeurs et des maladresses inhérentes à tous les textes des groupes politisés et surtout, en essayant d'éviter au maximum le prêt à penser.
- En quoi trouver des solutions peut-il être plus douloureux que les chercher (« Juillet 42 ») ? N’y a-t-il selon vous aucun autre moyen de s’en sortir ?
- La solution trouvé a souvent quelque chose de définitif. Elle marque une espèce de point de non-retour tandis que la recherche de solution laisse le champ libre à de nombreux espoirs. Donc, c'est finalement une phrase très optimiste.
Bien au contraire, il y a très souvent moyen de s'en sortir. Ce que signifie cette phrase c'est plutôt : "les choses risquent de très mal tourner si tu considères la solution que tu viens de trouver comme l'aboutissement unique de ta recherche. Cela te ferme toutes les autres possibilités, sache qu'il en existe certaines que tu n'avais pas forcément envisagées".
Cette phrase est aussi une référence à "la solution finale", solution la plus douloureuse de l'histoire de l'humanité.

- Le goût pour la politique est très marqué dans votre projet : jusqu’à quel point réussissez-vous à vous mettre d’accord sur l’emploi de tel ou tel terme, sur les références qui ne manquent pas de surgir ?
- En fait, c'est plutôt assez simple dans la mesure où j'ai réellement carte blanche pour les textes. Je peux prendre cela de deux manières différentes : soit les copains me font une confiance aveugle, soit ils se foutent royalement de ce que je peux écrire. J'opte pour la première option, elle est plus gratifiante pour mon ego surdimensionné (Ah ! Ah !)
- Entre un groupe de musique qui propose une lecture de la société et un groupe estampillé politique, quelle serait votre place, selon vous, mais aussi selon les personnes que vous croisez (public, organisateurs, journalistes) ?
- Sans hésitation aucune, Torso est un groupe qui propose une lecture de la société. Dans la mesure où être un groupe estampillé politique interdit toute forme de contradiction, le choix est vite fait. J'aime les paradoxes et les ambiguïtés. J'assume tous mes paradoxes et mes contradictions. Et ça, c'est complètement incompatible avec une approche politique de la musique dans laquelle tu te dois d'avoir une ligne conductrice forte et rigide.
- Connaissez-vous le milieu de la dark folk ? A la lecture des titres de vos morceaux, j’ai d’abord cru à un groupe issu de cette mouvanceâ€'
- Oui, je connais un peu ce milieu. Surtout ses groupes phares "Death in June" et "Current 93" que j'apprécie vraiment beaucoup.
Non, nous n'appartenons pas à cette mouvance. L'imagerie avec laquelle joue ce mouvement fait que je préfère l'observer de loin.
- A quoi sert d’être sélectionné Découvertes Alsace pour le Printemps de Bourges, comme cela a été votre cas en 2004 ? Quelle a été votre réaction sachant qu'on y voit des groupes plus "abordables" ?
- Nous étions justes finalistes. Donc, nous n'avons pas été au printemps de Bourges. L'intérêt de ce genre de trucs, comme le tremplin Eurockéennes c'est, d'une part, qu'ils te permettent de rencontrer un autre public que le tien et ça, c'est un challenge que j'adore et d'autre part, ce sont des choses que les programmateurs aiment voir sur les dossiers de presse. Une espèce d'argument de vente sur le CV du groupe.
L'inconvénient c'est le côté "foire aux bestiaux" musicale. Et puis ça n'a pas de sens de comparer Torso à un groupe de funk ou de rock'n roll. Nous ne sommes pas de la même planète. En plus, comme tu le dis, on y voit surtout des groupes "abordables". Ce qui est bizarre avec nous, c'est qu'on fait systématiquement très bonne impression auprès du jury mais qu'on nous laisse entendre au final qu'on ne sera pas vraiment à notre place dans ce genre d'endroit (c'était encore plus vrai pour le tremplin Eurockéennes). J'ai vraiment la sensation que ces gens savent pertinemment dès le début qu'ils ne nous prendront pas au final. Je préférerais que les choses soient claires dès le départ. Du coup, j'ai pigé la leçon et j'évite ce genre de trucs.
Marc : Chaque concert nous donne l’occasion de rencontrer notre public et l’avantage des présélections (Bourges, Eurockéennes) se situe bien là . De plus, ces manifestations sont globalement très bien organisées ce qui nous permet de bénéficier dans la majorité des cas d’une couverture technique (son, lumière) quasi professionnelle ce qui est un plus indéniable. Par contre, comme l’explique Vincent, les dés sont souvent pipés nous concernant et malgré le nombre important de finales et surtout devant l’accueil du public, Torso n’a jamais obtenu son billet pour le festival en jeuâ€' Reste que de nombreuses personnes nous ont découverts lors de ces concerts et font partie désormais des fidèles qui viennent régulièrement nous revoir lorsque l’occasion se présente.
- Dans une interview pour "Polystyrène", vous citez comme influences Céline, Drieu La Rochelle, Houellebecq et Primo Levi, entre autres. Au-delà des dissemblances politiques de ces auteurs, leur fond commun pourrait être un manque absolu de confiance dans la prétendue bonté humaine. Comment vit-on avec cette pensée incessante du mal qui nous entoure ? Comment réussit-on à passer outre ce constat pour monter le projet éminemment humaniste qu’est un groupe de musique - devoir rencontrer des gens, compter sur les autres, s’associer, offrir à un public ?
- Vincent : C'est tout à fait ça. C'est le manque de confiance en l'humain qui est le ciment entre ces auteurs. Mais, je ne vis pas constamment avec cette pensée du mal environnant. Je peux même être un gars jovial et déconneur. Donc je ne m'enferme pas systématiquement dans une posture de "morne de service". Je suis vivant et complexe. Bourré d'incohérences, de contradictions, de paradoxes (et souvent de bière ! Ah ! Ah ! Ah !).
Il se trouve que mes goûts en matière de musique, de littérature, de cinéma ou de peinture vont vers des choses très noires. C'est tout simplement parce que cela raisonne avec "ma part d'ombre" (merci Ellroy).
En plus, j'ai la prétention de croire que ma démarche reste une démarche artistique. Je ne sais plus qui disait que "tout art qui ne dit pas les maux de son époque, ne mérite pas le nom d'art" mais c'est un propos auquel j'adhère volontiers.
Je suis donc une espèce de Docteur Jeckyll et Mister Hyde. A certains moments heureux, serein, jovial, détaché, des fois marrant (voire très con) dans certains moments privilégiés de la vie (avec les gens que j'aime, quand je suis en montagne, quand je picole avec les potes) et à d'autres moments d'une noirceur à faire passer l'œuvre de Joy Division et les écrits de Robert Anthelme pour des contes de Perrault imprimés sur soie rose.
Dans le groupe, je retrouve pleinement ces deux aspects et c'est vraiment le pied !!
- Où se situe la limite entre le compréhensible et l’interprétable ? Dans quelle mesure n’est-ce pas un jeu un peu facile (« Un seul bidon d’essence suffirait à l’affaire » dans « Encore de l’air » / « Il faut parfois faire silence ou avoir le courage d’être brutal » dans « Max Beckmann ») ?
- Je laisse à chacun le soin de trouver (ou pas) cette limite dont tu parles. J'ai constaté en discutant de certains de mes textes avec des gens très proches que cette limite n'était pas vraiment marquée même chez des gens qui me connaissent parfaitement. Et c'est tant mieux comme ça. Ca laisse une part de mystère.
Peut-être as-tu raison, il se peut que ce soit un jeu un brin facile. En tout cas, je suis souvent le premier à le reprocher à la lecture de certains textes, comme ceux de Cantat par exemple. Mais écrire est pour moi quelque chose de très laborieux. J'essaye de consacrer beaucoup d'attention aux textes, je peux rester bloquer des heures sur un mot ou sur une phrase. Du coup, mon rendement est vraiment très faible. Alors, si je ne m'autorisais pas ces quelques phrases qui peuvent être prises pour un jeu un peu facile, mon rendement serait tellement ridicule que j'aurai juste de quoi faire la face A d'un single !
Et puis, on peut convenir que même si c'est un jeu un peu facile, c'est toujours moins facile que de faire comme 95 % des groupes français et chanter dans un anglais niveau classe de terminale. Tu me diras, dans ce cas, personne ne te cherche sur les textes. D'ailleurs à ce propos, j'arrive vraiment pas à comprendre ce besoin d'écrire en anglais (si ce n'est cet argument débile et archi-faux qui consiste à dire que l'anglais est la langue du rock). Comme les chanteurs français parfaitement bilingues ne sont pas légions, je me dis que le panel de mots dont disposent les gars qui écrivent en anglais doit être forcément très limité. Je n'imagine pas qu'on puisse développer un propos et des idées un peu subtiles ou nuancées avec un vocabulaire restreint, sans parler des tournures qui sont des traductions directes de tournures françaises, comble du ridicule. Ca explique peut-être l'indigence générale des textes écrits en anglais par des Français. (Je vais encore me faire des amis moi !!)
- « Revisite en touriste de vieilles histoires d’amour » (dans « Encore De L’air ») : pourquoi la pose de la nausée sartrienne est-elle une attitude au monde crédible à notre époque ?
- La nausée sartrienne n'est-elle qu'une pose ? La lecture de Sartre est un peu lointaine, mais je n'ai pas souvenir que la nausée qu'éprouve Roquentin soit de l'ordre de la pose.
- Vous semblez rechercher dans votre musique des moments d’explosions en apnée : lente montée de « Bukka White », voix proche de l’explosion (« Encore De L’air »), répétitions incessantes. En quoi la musique réussit-elle à être une catharsis pour vous en studio mais aussi pour votre public en concert ?
- Alex : Personnellement, j’ai ressenti l’album studio comme l’emprisonnement des émotions assez noires, dans une forme contenue, qui a un coté plus introverti, plus refoulé, d’où se dégage une grande tension.
Cette tension se libère et explose littéralement en live. Cela se rapproche à ce moment là effectivement à une catharsis pour nous et le public.
Marc : Enfin une question ‘’musique’’ !!! Si les textes intriguent, questionnent, facilitent le travail des interviewers (rires), Torso est bien une groupe de rock (électro même) avec de vraies guitares électriques, des basses très New Order, une batterie à la Denis Barthe et tout le bordelâ€' J’avoue qu’il faudrait venir nous voir sur scène pour découvrir l’autre Torso bien différent de celui de l’album. La dualité dont parle Alex résume bien l’intérêt de ce groupe aux deux visages et je pense que c’est ce qu’apprécie notre public.
Vincent : Très juste, cette recherche de "moments d'explosion en apnée" vient du fait que je ne me suis toujours pas remis de l'immense choc éprouvé à la découverte du magistral « Pornography » de The Cure - le meilleur album de tous les temps selon moi - qui est un condensé de "moments d'explosion en apnée".
Le côté cathartique de la musique est indéniable. Je ne suis pas sûr de pouvoir vivre sans musique. Pas vraiment envie d'essayer en fait. Sur scène, vu que le groupe est très "brut", très punk, c'est plus une explosion de rage. En studio, il s'agit plus d'un travail quasi autistique d'introspection. D'ailleurs cette dualité schizophrénique de Torso déroute pas mal de monde. Beaucoup sont gênés de ne pas retrouver ce qu'ils ont entendu en live sur disque (et vice versa). Moi je m'en fous, bien au contraire, ça me plaît énormément et c'est comme ça, point barre !!
- Avez-vous eu la chance d’assister ou d’écouter « On Croit Qu’on En Est Sorti » de Serge Teyssot-Gay, sur les textes de Georges Hyvernaud - auteur que vous citez par ailleurs ?
- Je n'ai pas eu la chance de le voir sur scène. Par contre, je possède l'album, c'est lui qui m'a fait découvrir Hyvernaud. Ce disque est une bombe, une pure merveille – bien supérieur à tout ce qu'a pu faire Noir Désir. Dommage qu'il ait été si peu exposé. Cet album n'est d'ailleurs pas étranger à mon envie de développer le projet "Torso".
- En quoi Joy Division, The Cure ou encore Massive Attack et Diabologum ont été pour vous des « cailloux dans une chaussure » (ce que vous souhaitez que soit votre propre musique) ?
- Massive Attack, pas vraiment. C'est surtout l'extrême inventivité de ce groupe qui me séduit. The Cure, comme dit avant, c'est évidemment l'album « Pornography » qui tient lieu de caillou dans la chaussure. C'est album est d'une radicalité, d'une violence et d'une finesse telle qu'il constitue, pour moi, comme une sorte de point de non-retour, de modèle inaccessible (mais, j'y travaille).
Joy Division est le plus grand groupe de rock du monde. Une carrière fulgurante qui laisse tant de traces dans l'histoire du rock (quel groupe indé ne se revendique pas de la filiation Joy Division ?). Il y a un avant et un après Joy Division.
Diabologum représente une cassure salutaire dans l'univers trop policé du rock français de ces dernières années. Dans le propos mais aussi dans le rapport incestueux entretenu avec le Hip-Hop (c'est encore plus marqué avec Programme).
- Quelles difficultés rencontre-t-on, tant au niveau créatif qu’au stade de la réception, quand on écrit des textes à la première personne ?
- Aucune, le "je" est une façon extrêmement pratique d'assumer l'entière responsabilité du texte et de capter l'auditeur. Le "ils" ne veut rien dire de précis, le "nous" me donnerait l'impression désagréable de ne pas vraiment exister. En plus, j'ai une aversion quasi viscérale pour ceux qui emploient le "tu" dans leurs textes. Ça fait putain de donneur de leçon qui veut t'apprendre à vivre.
Alex : Ces textes, écrits par Vincent, obligent de rentrer tête la première dans sa vision de la société, de se mettre à sa place et de constater les choses depuis son point de vue. L’utilisation de la première personne contraint l’auditeur à emprunter ses yeux.
Mais il s’agit davantage d’un constat, qui vous fait voir, mais vous laisse la liberté de juger ce que vous voyez, que d’un jugement auquel vous devez vous rattacher. Cette lecture des textes est bien plus intéressante et me permet par exemple de prendre à mon compte les expériences et de proposer à mon tour une version musicale.
- Est-ce que promouvoir votre groupe et donc offrir une image en adéquation avec cette ambiance sombre, désespérante n’est pas usant pour de jeunes gens prêts aussi à faire la fête ?
- Torso me permet de pousser l’exploration de la société, de disséquer ses travers, de pousser les réflexions, de mettre en parallèle certaines idées. C’est loin d’être aussi usant que cela n’y parait, et c’est au contraire très enrichissant, et épanouissant, même si les conclusions ne sont pas toujours très joyeuses.
Et se faire une opinion sur ce qui nous entoure ne change pas le goût du vin ou de la bière, je n’ai pas l’impression que nous bridons de ce coté là !
Vincent : Comme dit précédemment, nous ne baignons pas dans une orgie de noirceur perpétuelle. Je ne cherche pas à coller absolument à l'image qu'on peut se faire de moi. Je crois même que je m'en fous un peu. En plus, c'est amusant de discuter avec des gens du public en buvant une bière après un concert et de lire la surprise dans leurs yeux de découvrir que t'as de l'humour, que tu peux sourire, déconner, dire "merci", "bonjour" et "s'il te plaît" et que t'es même capable de parler avec douceur de sujets des plus anodins. Donc, aucun problème pour la gestion de l'image du groupe. En conséquence, rien d'usant même plutôt, au contraire, une aventure humaine plutôt marrante.
- Les références artistiques et humaines sont nombreuses, en quoi la posture de passeurs que vous adoptez vous importe-t-elle ?
- Je ne me sens pas vraiment passeur, cela me semblerait extrêmement vaniteux de le penser. Toutes ces références disséminées dans les textes, c'est juste pour moi une façon de "payer l'ardoise". Sans tous ceux que je cite, de façon plus ou moins explicite, je ne serais pas ce que je suis. Je leur dois beaucoup, donc j'essaye de payer !
- Merci à vous trois et rendez-vous lors d’un prochain concert afin de découvrir ce Torso deuxième face !
Photos, logo et artwork Vincent Fallacara sauf la photo 1 par Julien Eynard et artwork par Vincent.
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