Interview]
Hord
30/05/2009 - Par e-mail
C'est à une formation plus soudée et motivée que jamais que l'on a affaire, désormais. Interviewer Hord, c'est se prendre dans la tête une passion folle, un désir d'aller loin sans abandonner l'intégrité artistique, une envie de vivre une aventure humaine énorme et créative. Alors que le groupe s'apprête à rentrer en studio pour enregistrer son deuxième album, le groupe nous accorde un long entretien sur tous les aspects de sa carrière; entre retours sur le passé, projections dans l'avenir et confidences sur une actualité studieuse, les Hord nous livrent beaucoup, avec humilité et sens du rock'n'roll - ce qui ne gâche rien -, et nous permettent d'y voir un peu plus clair dans une entité possiblement vouée à être la next-big-thing du Metal Hexagonal.
1- Depuis la sortie du premier album de Hord en 2006, on peut dire que beaucoup de choses ont changé ! A commencer par l’arrivée d’un nouveau guitariste, John. Pourquoi Luc est-il parti, et comment s’est passé la rencontre avec le nouvel élément ? Est-ce que cette modification de line-up a suscité des changements sur le plan artistique ?
Hord : Luc nous a quittés pour des raisons personnelles. Ça n’a pas été simple de le voir partir, d’autant que nous sommes des amis de longue date et que nous étions au beau milieu de l’enregistrement de l’album. Il nous a d’ailleurs été difficile de trouver un nouvel élément pour pallier à son absence. Nous nous sommes mis en quête d’une personne qui saurait vivre dans une relation déjà bien établie entre les différents membres du groupe et qui serait à même de comprendre notre univers musical. Nous avons passé de nombreux mois dans un line-up de 5 personnes mais il nous manquait quelque chose, une identité, une ressource humaine supplémentaire pour continuer l’aventure. Après plusieurs essais, notamment avec Mike (ex-Ananta), nous avons proposé à John (Absolute Shade, ex-Burn Out, ex-Obside), sur les conseils de Kris (basse), d’intégrer le groupe. Ces deux-là se connaissent depuis l’enfance et ont joué ensemble dans plusieurs formations. En plus, aussi loin qu’on s’en souvienne, John était un fidèle des concerts de Hord. John a pris le temps de la réflexion pour se décider, sachant qu’il ne voulait pas négliger son rôle de guitariste-chanteur dans Absolute Shade et qu’il venait de se lancer dans une thèse en Littérature française avec une charge de cours importante à l’Université. En tant qu’hyper-actif forcené et après quelques essais, John, séduit par la dynamique de travail de Hord, s’est mis à travailler sur les morceaux de l’album Reborn from Chaos. Il a encaissé tout le set en un mois et s’est tout naturellement mis à composer pour le nouvel album. L’entente avec les autres membres a été parfaite, tant sur le plan musical qu’humain. Du point de vue de la composition, tout en s’inscrivant dans la lignée des morceaux de Reborn From Chaos, John a apporté une touche plus mélodique, harmonieuse et variée à notre son. C’est ainsi qu’il a pris sa place au sein de notre « famille ».
2 - En parlant de changement de line-up, on vient d’apprendre que Styx (chant) quitte le groupe?
Hord : Styx (chant) vient effectivement de quitter le groupe. Nous sommes passés par une phase un peu difficile ces derniers mois et il s’est avéré que c’était la meilleure chose à faire et pour lui et pour nous étant donné la situation quelque peu conflictuelle dans laquelle on était, à trois mois d’entrer en studio. Cela ne change pas pour autant nos plans pour l’enregistrement du nouvel album, les textes et lignes de chant n’ayant pas encore été définies. Nous allons donc le faire à cinq et sommes en pleine phase d’écriture du concept album, du scénario et des lyrics. On ne pense pas intégrer un nouveau membre pour le moment. On verra éventuellement pour la tournée en 2010.

3 – Le premier album « Reborn From Chaos » développe un son extrêmement violent sans pour autant se contenter des influences Metal Extrême ; on pourrait même dire que Hord est un groupe moderne qui pioche allègrement dans un Metal « New-School », du Nü au Core, en passant par le Cyber/Indus. Quels sont les groupes qui vous mettent tous d’accord, et qui expliquent la prise de direction assez unique de votre musique ?
HORD : Tu touches juste quand tu parles de « direction assez unique de votre musique ». Imagine un groupe de métal avec six membres qui écoutent des musiques très différentes et variées, allant du Métal extrême, prog, au hip-hop, en passant par l’électro et la musique world. À l’époque, on écoutait aussi bien Strapping Young Lad, Fear Factory, Pantera, Nine Inch Nails, Dead Can Dance, Beastie Boys, Peter Gabriel, Incubus, etc. Aujourd’hui, les groupes qui nous mettent vraiment tous d’accord, et on insiste bien sur le « vraiment », se comptent sur les doigts d’une main : il y a Textures, Misery Signals, Opeth, Meshuggah, Lamb Of God, Gojira, Hacride, Nine Inch Nails. Après, chaque membre du groupe a son univers et écoute des musiques qui lui sont propres. Ce qui est bien dans Hord c’est qu’on partage tout. Dès que l’un d’entre nous tombe sur une perle, tu peux être sûr que tout le monde est au courant dans l’heure! C’est peut-être pour ça qu’on sonne comme on sonne dans nos compos. C’est comme si on digérait à notre sauce des milliers d’heures d’écoute et de décorticage de tout ce qui se passe dans la musique actuelle.
John : D’ailleurs j’en profite pour vous faire part de la dernière « claque dans ma gueule » musicale : Exivious, groupe fusion/jazz/métal réunissant le batteur de Textures (Stef Broks), le guitariste de Sengaia (Michel Nienhuis), le guitariste (Tymon) et le bassiste (Robin Zielhorst) de Cynic. L’album éponyme est disponible uniquement via leur myspace : www.myspace.com/exivious. Y'a aussi le dernier Hacride, Lazarus !!! Une tuerie!!
4 – Dans peu de temps, le groupe va entrer en studio pour enregistrer le deuxième opus. Comment vous sentez-vous, et qu’attendez-vous de ce nouvel album, sur les plans artistique et médiatique ?
Hord : On se sent très bien! On n’a jamais été aussi unis et sur la même longueur d’onde. On est plus que jamais déterminés et passionnés par ce qu’on est en train de faire. Certains morceaux vont même jusqu’à nous tirer des larmes de bonheur et de transe quand on les joue et quand on écoute nos préprods! C’est dire si on se sent bien avec les nouvelles compos. On a pratiquement bouclé la composition de l’album en fait : les riffs des chansons, les structures et agencements de base sont terminés. En ce moment, John est en pleine d’écriture du concept album, du scénario et des textes, ce qui nous permet de tous nous pencher et de tous plancher sur les arrangements de l’album et sur son architecture! C’est génial! Tout est en train de prendre forme : l’organisation des chansons, les enchaînements, les renvois, rappels, échos et développements de thèmes! On est pas loin du travail que pourrait faire un groupe de prog! C’est passionnant et surprenant! D’ailleurs vous risquez d’être surpris au final!
A ce propos, le nouvel album sera enregistré à Amsterdam, dans les nouveaux locaux du Split Second Sound Studio, au mois d’août, sous la houlette de Jochem Jacobs (guitariste et producteur de Textures). Ce choix là s’est imposé à nous comme une évidence. Nous sentons en totale harmonie musicale et humaine avec les membres de Textures, et surtout avec Jochem Jacobs que nous avons eu l’occasion de rencontrer à plusieurs reprises, notamment à Tilburg où se trouvaient les anciens locaux du SSS studio. Au fil de nos discussions et de nos échanges, il s’est avéré qu’il ne pouvait en être autrement. Nous avions envie de bosser avec lui et lui de bosser avec nous. Ce n’est pas plus compliqué que ça, juste une question de kiff respectif. Nous avons envie d’ouvrir des portes dans notre son et dans notre univers musical et Jochem est l’ingé son et le producteur tout désigné pour cette tache. Si vous connaissez un peu Textures et que vous écoutez l’architecture et l’imagerie sonore d’une chanson comme "Awake", vous comprendrez exactement de quoi on veut parler.
John : Quand on sait de quoi tout cela est parti â€' c’est dingue! Vinz (drums) a réalisé avec un ami du Conservatoire de Nîmes, Romain, pour son diplôme de musique actuelle, un réarrangement de la chanson de Textures Touching the Absolute pour batterie, piano et cor anglais. Dans la foulée, il m’a embarqué dans un duo guitare/batterie pour reprendre une autre chanson de Textures Stream of Consciousness. On a joué tous ces morceaux plusieurs fois en live dans le cadre d’examens du Conservatoire et en studio. On a pris soin à chaque fois de filmer les performances. Après ça, j’ai pris goût aux covers et juste avant la sortie de l’album Silhouettes de Textures, j’ai réalisé un cover guitare filmé de la première chanson qu’ils avaient mis en ligne : Old days born anew. On a foutu tout ça sur Youtube et on a réalisé un petit DVD qu’on a envoyé aux membres de Textures avec un exemplaire de Reborn From Chaos et des goodies HORD. Ils nous ont pris pour des fous et nous ont contactés pour nous remercier et nous féliciter pour tout le boulot accompli. De là , Jochem nous a proposé d’enregistrer le nouvel album au SSS studio. Pas plus tard que la semaine dernière, on est allés passer la soirée avec les Textures qui donnaient le dernier concert de leur tournée espagnole à Barcelone. Un grand moment pour nous, vous pouvez l’imaginer, tant on respecte et admire ce groupe. Pouvoir passer quelques heures avec eux, tchacher musique et projets communs, boire des coups et délirer, c’est la cerise sur le gâteau! Cela promet de belles aventures dans le futur!
Hord : bref, on pourrait en parler pendant des heures. Revenons à ta question. On a laissé de côté la partie concernant nos attentes avec le prochain album. Sur le plan artistique, on pense avoir plus que largement répondu. Sur le plan médiatique, on va mettre le paquet de notre côté. Plusieurs contrats sont à l’étude avec des boîtes de booking, promotions artistiques, distributions physiques et numériques, et labels. On prend notre temps et on étudie avec sérieux toutes les propositions car on a pas envie de se planter cette fois. On garde un assez mauvais souvenir de la promo du 1er album et on doit dire qu’on est assez déçus du sort qui a été réservé à "Reborn From Chaos" et ce qui a suivi, ou pour mieux dire, ce qui n’a pas suivi la sortie de cet album. On n’a pas tourné comme on aurait aimé tourner par exemple. Les quelques dates qu’on a données ici et là , même s’ils étaient prestigieuses (avec Fear Factory, Black Bomb A, Punish Yourself) nous laissent un sacré goût d’inachevé. A trop vouloir déléguer et à croire en des gens qui nous faisaient miroiter des tas de choses et qui finalement n’ont pas levé une seule seconde le petit doigt pour nous, on est passés à côté de plein de choses, notamment de tournées, etc. Aujourd’hui, on est totalement maître de tout ce qui entre, sort, se fait ou ne se fait pas dans Hord. On a repris les rênes et on prend les décisions en interne. Il n’y a qu’à regarder le résultat avec Textures. On s’est bougé le cul et ça a payé. C’est notre état d’esprit maintenant : on n’a rien sans rien, tout est possible et il faut se sortir les doigts du cul pour y arriver! Après, on espère évidemment que l’album va marcher et qu’il va susciter la curiosité des auditeurs, c’est normal. C’est pour ça qu’on est en train de préparer le terrain pour que le skeud soit visible, audible, « touchable », « sentable » et « goûtable » partout physiquement et digitalement. On va aussi réaliser un beau visuel, de bonnes photos et un clip pour la sortie du premier single de l’album â€' car oui, il y aura un «« single »» â€' lol â€' mais on met des guillemets quand même â€'
5 – Bien que la violence musicale soit au tout premier plan en ce qui vous concerne, quelles sont les thématiques de vos paroles ?
Hord : Sur le premier album, les paroles étaient surtout très autobiographiques. Styx a parlé directement ou indirectement de ses expériences personnelles, de phénomènes de société comme les addictions, les puissants, les médias. Le prochain album sera beaucoup plus conceptuel, scénarisé. On ne va pas trop en dire pour le moment, histoire de garder quelques surprises, mais en gros on va suivre l’évolution d’un personnage dans un monde post-apocalyptique comme on suit celle du père et du fils dans "The Road" de Cormac McCarty, sauf qu’ici l’entité en question aura la parole et nous introduira dans ce monde. Il y aura donc une grande dimension épique, métaphysique voire fantastique par moments.

6 – Y’a-t-il des éléments, autres que des groupes que vous appréciez, qui apportent à vos compositions quelque chose de nouveau ; en clair, des influences non musicales ?
Hord : hmmm â€' non musical? Le poker â€' lol â€' on est des grands fan de Texas Hold’em et de Patrick Bruel. D’ailleurs, on va financer l’album grâce à nos gains aux jeux â€' lol â€' c’est dire si ça apporte quelque chose à notre musique!! Non on déconne bien évidemment â€' difficile de digérer le poker musicalement â€' sérieusement, la littérature et toutes formes d’expressions artistiques interviennent dans le processus de création dans Hordâ€' on en parlait à l’instant avec les textes du prochain album â€' John a été fasciné récemment par l’univers de Cormac McCarthy et par celui de Regis de Sa Moreira â€' c’est une grande source d’inspiration pour lui tant au niveau des textes que de la musique. Pour ce qui est des arts graphiques et visuels, on a tous des goûts différents allant de la peinture ancienne à la plus contemporaine, en passant par le manga, mais on se retrouve tous bien dans l’univers Cyber/Steam Punk dont le grand et digne représentant français, Sam VanOlffen, a réalisé la pochette de "Reborn From Chaos", notre premier album. Le cinéma exerce aussi une grande influence sur nous et là encore, beaucoup de goûts différents que chacun digère à sa manière pour composer son propre univers et apporter sa touche singulière dans le groupe.
7 – Que représente la scène, pour vous ? Prévoyez-vous de tourner davantage pour promouvoir votre prochain album ?
Hord : on a déjà répondu en partie à la question tout à l’heure. La scène c’est l’aboutissement du processus, cet espace et ce moment où tu viens à la rencontre de l’Autre, c’est-à -dire à la fois à la rencontre de toi-même, à la rencontre des autres toi qui vivent en toi et à la rencontre de la multitude, de cette foule qui est venue pour te voir ou pas. La scène cristallise tout en un lieu et en un instant. C’est là que l’alchimie se créée (ou pas) entre nous et le public. On garde des souvenirs mémorables de live dont un mythique avec le public de Nyons, à la Cigale, avec Black Bomb A! Jamais on a eu un public aussi déjanté et réceptif à notre musique! C’était démentiel! Les murs transpiraient de sueur! Hallucinant! On en profite pour leur rendre hommage d’ailleurs! Donc évidemment OUIIIII on prévoit de tourner davantage en France mais aussi à l’étranger car des plans se précisent un peu partout à vrai dire! Profitons-en pour dire qu’on est ouvert à toutes propositions â€' hein? â€' message subliminal â€' on a juste envie de jouer, quelles que soient les conditions, les lieux, les publics, allons-y franchement! Pourquoi ne pas tenter une expérience de tournée dans les maisons de retraite! Ça pourrait être une expérience â€'
8 – Vous venez de Montpellier, dans le sud de la France. Est-ce une ville productive en matière de musique extrême et alternative ? Y’a-t-il une activité culturelle underground importante ?
Montpellier a beaucoup d’atouts, c’est une ville en mouvement. De nombreuses structures essaient de faire bouger les esprits et assurent aussi l’émergence des groupes en devenir. C’est le cas des associations Murmurlement Productions, de la TAF (Tout à Fond !) ou encore de Rude Awakening qui en partenariat avec des salles de concerts comme Secret Place, le Rockstore, l’Antirouille, le Mojomatic ou le Baloard, produisent une bonne partie de la scène underground montpelliéraine, tous genres confondus. Il y a un énorme potentiel dans cette ville et du côté de Nîmes aussi! Concernant le métal, Marseille n’est pas le seul vivier du sud de la France et si Montpellier n’a pas encore produit de groupes dont la renommée égalerait celle de ETHS ou de Dagoba, cela ne saurait tarder.

9 – Une question que l’on pose souvent en ce moment aux musiciens : comment vous positionnez-vous par rapport au téléchargement illégal sur Internet ?
Hord : C’est un débat extrêmement complexe qui ne saurait être résumé en trois mots. En tant que musiciens-compositeurs et interprètes, nous sommes membres de la SACEM et des sociétés en comme la Spédidam ou l’Adami. Il faut être honnête : Hord nous demande énormément de travail et de temps : de la formation musicale, des années de pratique et d’efforts soit une somme de boulot exceptionnelle pour en arriver à produire ce rendu. Il est évident que nous aimerions vivre de notre musique et en retirer tous les fruits mais c’est devenu un peu utopique si tu choisis de tout miser sur la vente de ton CD. Internet et le téléchargement ont changé la donne, c’est indéniable. Il y a du bon et du mauvais dans les pratiques des internautes, comme dans tout système faillible. Au final, téléchargement ou pas, on s’est adapté à cette nouvelle réalité et on va à la fois proposer un beau packaging cd pour les puristes et fétichistes, et taché d’être présents sur toutes les plates-formes de téléchargement légal. Quant à tous ceux qui nous écouteront en streaming ou qui téléchargeront illégalement notre album, s’ils aiment, on espère au moins les motiver à venir nous voir en concert. Internet illégal ne remplacera jamais un concert de Hord et n’offrira jamais du merchandising gratuit et illégal. Il y a des choses irremplaçables donc il y a de l’espoir pour qu’on puisse continuer à faire notre métier et à vivre notre passion sereinement. On ne fait pas de la musique pour devenir riche mais parce que c’est vital pour nous.
Hord : simple hobby ou désir de lendemains glorieux ?
Hord : simple hobby? Non. On ne peut pas dire ça. Passion oui mais pas hobby. La musique n’est pas un passe-temps pour nous, mais le temps en tant que tel. C’est comme ça qu’on a envie de vivre notre vie. C’est du 100% alors oui, désir de lendemain glorieux c’est indéniable car si on pouvait avoir suffisamment pour en vivre, ça serait merveilleux! On rêve de journées entières passées à composer, à travailler comme le font certains groupes qui ont atteint une certaine notoriété et qui ont la liberté de pouvoir s’octroyer un salaire pour cela. Avec cet album, on espère gagner en reconnaissance et parvenir à être le plus indépendant possible. L’idée à terme serait de remplacer nos boulots respectifs par Hord à plein temps mais â€' chaque chose en son temps!!
11 – Merci pour vos réponses : je vous laisse le mot de la fin et vous souhaite le meilleur pour la suite. Bonne chance pour le studio, et tout le reste !
Hord : Merci à toi, à toute l’équipe d’Obsküre et aux internautes! On vous donne rendez-vous dès le mois d’août pour suivre nos aventures à Amsterdam en studio! On postera des infos, vidéos et podcasts régulèrement! On va peut-être même mettre en place une webcam qui tournera en permanence et qui vous permettra de suivre nos efforts jour après jour. Ca sera un peu le loft story de Hord ! Lol!
Sinon, l’album c’est pour janvier 2010, très probablement, donc on compte sur votre patience et votre impatience! En attendant, retrouvez-nous quotidiennement sur les forums et sur facebook, myspace, etc, pour discuter! Y a toujours un gars de Horden ligne!
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