Interview]

Rodolphe Olcèse / magazine Bref + L'Envers du gest

02/11/2009 - par e-mail

Le cinéma, on l’aime tous, on fréquente des salles, on va en festivals, on boit un coup, on utilise les ressources du web pour découvrir ou re-découvrir des projets. Avec l’arrivée de logiciels faciles d’utilisation et la démocratisation des prix du numérique, plusieurs se lancent dans la conception de films courts. Nous revoilà revenus à l’effervescence du super 8.
En revanche, les magazines consacrés au court métrage comme genre sont peu nombreux. Cette année, l’un d’eux, le magazine Bref, fête ses vingt ans. C’est l’occasion d’en discuter avec Rodolphe Olcèse, l’un des rédacteurs, par ailleurs membre de l’association L’Envers du geste qui vient de réaliser un film sur FJ Ossang. Court-métrage, musique, littérature, influences lettristes ou punk, la discussion est riche et motivante pour qui aime les projets qui s’éloignent des sentiers battus.

Photo de Rodolphe Olcèse / magazine Bref + L'Envers du gest

- Sylvain Nicolino pour ObsküR[e] : Je m'adresse tout d'abord au fan de cinéma en toi, j'ai appris que tu avais rejoint l'équipe rédactionnelle du magazine Bref, peux-tu nous en parler, même si tu n'es pas le directeur de la publication ou le Rédacteur en chef ? Le magazine Bref fête ses vingt ans. Comment s'explique une telle longévité ?

- Rodolphe Olcèse : Je ne sais pas bien comment elle s’explique. La revue est soutenue financièrement, mais sa longévité tient sans doute au fait qu’elle répond à un réel besoin. La production d’œuvres courtes est pléthorique, et il est très précieux pour les réalisateurs et producteurs de voir que leur travail peut trouver un écho dans une publication de très haute tenue, aussi bien du point de vue du contenu que de sa maquette. C’est une revue qui permet aux auteurs de sortir des tiroirs où on veut les mettre – film d’école, carte de visite avant une percée éventuelle dans le long métrage – en leur disant : votre film est une œuvre qui, par des moyens proprement cinématographiques, a conduit mon regard dans tel lieu ou dans tel autre, où il ne serait sans doute pas allé de lui-même. Il est très important, pour un auteur, de savoir que son film peut se détacher de lui et continuer un bout de chemin sans lui, provoquer des collisions dans lesquelles lui-même, comme réalisateur, n’est plus directement impliqué. C’est un peu ça que doit dire, à mon sens, une revue de cinéma.

- La présence et l'attention portée aux court métrages est-elle en pleine croissance ?

- Il est évident que le court métrage est mieux loti aujourd’hui qu’il y a vingt ou trente ans. De nos jours, il existe des réseaux de diffusion en salle, de nombreux festivals, des chaînes qui montrent des films courts. La création, il y a vingt cinq ans, de l’Agence du court métrage, association qui fait tout un travail sur la diffusion des films et qui édite Bref, a été motivée par une réelle carence s’agissant de la visibilité des films courts. En 2009, il y a environ mille films différents qui ont connu une projection en salle au moins une fois, donc oui, il y a une présence et une attention plus fortes. Mais cette présence et cette attention sont possibles parce que des associations, des diffuseurs, des festivals ont structuré un secteur autour de l’idée d’une diffusion “alternative” et d’une culture qui pourrait échapper aux lois du marché.

Photo de Rodolphe Olcèse / magazine Bref + L'Envers du gest

- Comment fonctionne le magazine ?

- Le fonctionnement de la revue est assez simple. Il y a, dans Bref, plusieurs types de pages : des gros plans sur des cinéastes ou des dossiers sur des thèmes d’actualité (le numéro de novembre est, par exemple, souvent associé au documentaire), des textes sur des films réunis dans un cahier critique, et des chroniques régulières (l’art vidéo, la diffusion internet, la technique...). Les rédacteurs peuvent venir avec des souhaits d’écriture ou se retrouver lors d’une projection d’équipe à l’issue de laquelle chacun décide de se confronter à tel ou tel film. Une règle tacite – et prudente, car elle met la revue à l’abri de toute forme d’aigreur – veut qu’un rédacteur n’écrit jamais sur un film qu’il n’aime pas. Les films sont évoqués parce qu’ils nous font avancer. A part cette règle, le fonctionnement du magazine se joue entièrement dans un équilibre entre plusieurs sensibilités. Enfin je crois. Il faudrait demander l’avis du Rédacteur en chef.

- Quel langage inventer pour parler de films courts sans tout dévoiler ?

- Je dirais que le langage se réinvente à chaque fois en fonction des films. Il y a beaucoup d’œuvres, et ce sont souvent, à mon sens, les plus intéressantes, dans lesquelles il n’y a proprement rien à dévoiler (en termes d’histoire ou de chute), car tout se passe dans la forme, la texture, le traitement. J’ai écrit il y a quelques temps sur Herses, une lente introduction, une version cinématographiée par Boris Charmatz de sa chorégraphie éponyme. C’était un vrai bonheur – mais qui n’est pas allé sans difficultés – de questionner les formes en jeu pour dire quelque chose de juste autour du film. Je me rends compte d’ailleurs que généralement, dans les critiques publiées par Bref, les histoires que racontent les films servent aux rédacteurs à donner le contexte de leur propos, qui est de dire ce que font proprement les films, quelle est leur facture cinématographique. Là où, personnellement, je m’y retrouve dans Bref, c’est qu’il est possible de répondre à cette exigence tout en se plaçant dans un souci de l’écriture, qui peut, à l’occasion de certains films, trouver des accents véritablement poétiques.

- Le film court est un format qui se prête au jeu des commandes ; quelles autres formes de soutien trouve le court métrage ?

- Le financement du court métrage, c’est essentiellement le C.N.C, qui propose une aide à la production (contribution financière) et une aide après réalisation (prime à la qualité). La plupart des régions ont également mis en place des dispositifs d’aide à la production, pour la région Ile-de-France, d’aide à la post production. Enfin, il y a les préachats des chaînes de télé. Tout cela mis bout à bout fait que certains projets ont des budgets qui avoisinent parfois les 100 000 euros. Il y a aussi plusieurs aides à l’écriture, qui peuvent être financières, ou prendre la forme de résidence, comme au Moulin d’Andé en Haute Normandie.

- On réduit trop souvent le court à des débuts dans le cinéma avant des longs métrages. Quels auteurs spécialisés dans le court aimerais-tu faire connaître ?

- C’est difficile comme question. Tous les réalisateurs de films courts aspirent à faire des longs métrages : Thomas Salvador, Antoine Parouty, Frank Beauvais, Marc Barbé sont des cinéastes dont j’estime beaucoup le travail, et qui cheminent progressivement vers des films plus longs. C’est normal à un moment donné de vouloir se confronter à d’autres types de projets, car de mêmes questions ne se règlent pas de la même manière sur une durée courte ou sur une durée longue. En même temps, j’ai le sentiment qu’il s’agit d’auteurs qui pourraient recommencer à faire des films courts même après avoir réalisé un ou plusieurs longs métrages si le sujet d’un film à faire leur imposait une durée plus courte.

- Internet a-t-il aidé à une meilleure diffusion ? Les librairies et vidéothèques de référence semblent souffrir de cette concurrence...

- Meilleure diffusion quantitativement, c’est évident. Après il faut s’interroger sur la qualité. Pas seulement la qualité de ce que l’on voit, mais aussi celle du média par où les choses nous arrivent. L’expérience que j’ai d’Internet, c’est de pouvoir être confronté à des films sans avoir du tout à me rendre disponible pour eux. Il suffit d’un bref moment de décrochage pour interrompre une diffusion et passer à autre chose. Beaucoup de choses se diffusent sur Internet, mais combien sont réellement vues ? Que peut-on vraiment voir sur Internet ? En même temps, c’est sûr que les pratiques changent, et que certains usagers des salles de cinéma ou des lieux de culture peuvent perdre le chemin des écrans, sans parler des plus jeunes, qui sont nés avec les nouveaux média et qui doivent trouver que ces problèmes sont d’arrière garde... L’évolution des technologies numériques fait aussi que les contenus sont de meilleures qualités (au niveau des compressions notamment) et peuvent trouver place dans des sites où le travail éditorial est réel. Souhaitons que ces évolutions ne nous détournent pas des projections, car c’est tout de même en salle qu’un film peut montrer tout ce qui est lui.

Photo de Rodolphe Olcèse / magazine Bref + L'Envers du gest

- Pourtant, le cinéma et les salles ont remplacé très souvent le court métrage par des bandes-annonces. Peut-on revenir en arrière ?

- On est déjà revenu en arrière ! Il y a beaucoup de salles associatives ou municipales qui font un travail de programmation de films courts, ou bien en organisant des séances autour de plusieurs films – ce que fait Bref une fois par mois au Mk2 – ou bien en proposant des courts métrages en première partie de programme, avant le long métrage. C’est le cas des salles qui adhérent au Réseau Alternatif de Diffusion que l’Agence du court métrage a mis en place et qui a lui aussi fêté ses vingt ans en 2009. 250 salles en France adhérent à ce dispositif et diffusent chaque semaine un nouveau titre. 250 salles et 52 semaines de programmation, ça fait rapidement un volume de diffusions important.

- Sur un plan plus personnel, tu a monté ta structure propre, L'envers du geste. Si on refait le chemin, tu as d’abord débuté à l’adolescence par la musique, comme beaucoup d’entre nous, puis tu as réussi à intégrer des projections pendant les concerts. Désormais, avec L’envers du geste, vous travaillez aujourd’hui à deux sur des formats réellement mixtes dans lesquels la poésie tient une grande place. On pourrait schématiquement parler de stridences noise dans les cadrages ou d’ambiant veloutée pour le montage. Les idées se chevauchent, donnent des pistes, proposent des climats et des associations de formes. Le narratif a reculé au profit d’une liberté plus complexe. Vous avez monté cette structure à deux, pour être plus précis : qui fait quoi ?

- L’envers du geste n’est pas vraiment une structure, dans le sens où elle ne nous aide précisément pas à structurer nos activités. Nous avons bien un statut d’association mais pas de vie associative proprement dite (et pas de compte bancaire non plus !). J’ai monté l’association avec Guillaume Tisseyre, il y a plusieurs années. Pour nous, il s’agissait de donner un nom à nos projets et à nos aspirations plutôt que de trouver des moyens pour les financer. Nous avons organisé des projections, des concerts, des expos photos, fait nos premiers films ensemble. Tout cela a reposé sur du désir, du coup il était possible de retrousser nos manches et dépenser notre énergie pour que certaines choses se fassent. Il n’y avait pas à proprement parler de répartition des rôles.

- En plus des images, on constate une attention particulière sur le son, qu'est-ce que Photogramme ?

- C’est un projet de musique expérimentale (électronique et live), et dont les premières interventions ont tout de suite été tournées vers le cinéma. Photogramme a signé la musique d’un portrait sur FJ Ossang que j’ai réalisé pour Bref. Le premier concert de Photogramme a été donné pour la séquence d’ouverture d’un film que je suis en train de finir et le dernier a eu lieu dans le cadre d’une soirée organisée par le Collectif Jeune Cinéma à Mains d’oeuvres. Evidemment, si ces incidences peuvent avoir lieu, c’est que quelque chose de plus profond pousse la musique vers l’image, et réciproquement. Bizarrement, je mène beaucoup d’activités qui peuvent sembler dispersées mais je sens que tout cela est tenu par une réelle unité. Pour faire des films, il faut avoir un sens du rythme et de la musique. Germaine Dulac a écrit de très belles choses là dessus.

- Je ne connais pas, tu peux me la présenter ?

- Dès les années 20, pensant le cinéma comme un art du pur mouvement, elle invectivait ses paires qui se contentaient de mettre en images des narrations écrites pour le théâtre, et défendait, dans des textes souvent polémiques, une conception du cinéma comme une musique du regard. Elle a essayé d’exprimer cela concrètement dans des films courts très novateurs, comme Disque 957 ou Etude cinégraphique sur une arabesque

- OK, j'irais voir... Vous considérez-vous comme un collectif ? Qui pourrait vous rejoindre ?

- Je pense qu’il est compliqué de nous rejoindre, pour les raisons décrites ci-dessus. Il n’y a pas vraiment de cadre donc personne ne peut rien prendre en mains ! En même temps, on a croisé beaucoup de monde (groupes de musique, cinéastes, auteurs...) sur notre route qui a un moment donné ont été associés à L’envers du geste, en sont devenus les acteurs. Pour autant, ce n’est pas vraiment un collectif. C’est plus une signature. Une signature qui tend d’ailleurs à se faire de plus en plus discrète, étant donné que Guillaume s’est embarqué dans une aventure familiale d’une nouvelle envergure et que je souhaite me donner un cadre plus structurant pour mener à bien mes projets de films. Je monte une société de production avec une amie réalisatrice, Marine Longuet. La société s’appelle Les productions du lama (www.lesproductionsdulama.com)

Photo de Rodolphe Olcèse / magazine Bref + L'Envers du gest

- Comment intégrer la politique sans être dans le didactisme : les objets réalisés semblent porteurs de messages (les Tziganes, le 1er mai à Lisbonne)'

- En ne disant pas aux autres ce qu’ils doivent penser. Quand on fait certains films, qu’on pratique une certaine écriture, ou qu’on joue dans certains lieux, la politique trouve naturellement sa place. Filmer, écrire, jouer, ce sont des actes qui nous engagent devant les autres. Ils posent nécessairement, d’une manière ou d’une autre, la question de notre être ensemble. Je ne crois pas qu’il y ait besoin de rajouter des discours par dessus pour que les amitiés ou les inimitiés politiques transparaissent.

- La caméra enregistre en sélectionnant, le montage guide vers un sens, quelle est la part de liberté ou d'improvisation que vous vous donnez ?

- Jusqu’à présent, j’ai réalisé mes films dans une économie qui m’a toujours laissé une grande liberté. Il n’y avait pas d’enjeu financier et je n’avais pas de compte à rendre. Le plus souvent, au moment d’aller filmer, je ne savais pas encore ce que j’allais tourner ni ce que cela pourrait raconter. J’avais juste le sentiment que je devais faire un film. Je ne pouvais pas improviser davantage. C’est ce qui fait que mes premiers films se situent entre le journal intime et le documentaire. Pour ces films, la liberté était totale.
J’ai longtemps pensé qu’écrire une histoire et préparer un tournage enfermerait un film dans un classicisme involontaire et briderait sa forme. Il n’y a que pour mon dernier projet, Petite, une fiction de 30 minutes que je suis en train de finir, que je me suis engagé dans un travail en équipe, ce qui demande pas mal de préparation. J’ai réalisé que cela ouvre aussi tout un tas de possibilités. Il y a une liberté que l’on ne peut acquérir que collectivement, des choses qui ne peuvent fonctionner que parce que tout le monde adhère au projet et souhaite ou accepte qu’il se fasse dans un sens déterminé. En cadrant et découpant chaque séquence du film, on se donne aussi les moyens de faire face à l’imprévisible et d’en tirer parti. Pour ce film, on avait une séquence à faire dans un bar à Pantin et on a cherché notre figuration sur place, une heure avant de tourner. De tels partis pris créent des décalages saisissants. La tension entre fiction et réalité produit vraiment des choses très belles.

- A quoi correspondait la publication Virgule ?

- J’ai fondé Virgule avec un ami cinéaste, Jean-Michel Aubray. On s’est rencontré autour d’un de ses films, Dérives, sur lequel j’ai écrit pour Bref. On a bu du bon vin et du bon whisky à Cherbourg les soirs d’hiver au coin du feu en écrivant tout un tas de choses, et on a décidé de se lancer dans une sorte de revue littéraire. On voulait que ce soit un laboratoire d’écriture. Ça l’a été du reste. Ce qui me plaisait dans Virgule, c’est qu’on s’efforçait d’en laisser dans les lieux les plus improbables. On demandait à des gens qu’on rencontrait par hasard de lire un texte ou deux, juste pour provoquer une discussion. C’est comme ça qu’on a diffusé la revue, à perte ! Le premier film que j’ai fait avec Guillaume, I Wanna Be Your Rom (une approche) se voulait le second numéro de cette revue. Il y a eu d’autres parutions, sous différentes formes, qui obéissaient à un principe de diffusion aléatoire. J’ai un peu mis ça de côté. Peut-être que j’en fabriquerais d’autres. Mais il faut que la publication reste quelque chose de très léger, et puisse se disperser au gré du vent.

- Donc, tu peux transcrire de la littérature en images filmées. Et le lien avec la musique alors ? Quel parallèle fais-tu entre tes films et la pratique de la musique ?

- Ce sont deux activités qui se rencontrent sur les projets. Mes films on tous quelque chose à voir, de près ou de loin, avec la musique. Avec Photogramme, j’expérimente aussi une nouvelle manière de faire de la musique. Les nappes sont longues, et tournent autour de certaines ambiances qui peuvent nourrir des idées de film. Il m’arrive aussi d’emprunter des matériaux sonores au cinéma pour faire de la musique. Je l’ai fait avec Docteur Chance de FJ Ossang, ou encore avec Un lac de Philippe Grandrieux. C’est quelque chose qui me plait dans les outils de musique virtuelle : on peut très simplement faire rentrer dans la musique des choses qui lui sont a priori extérieures, et qui peuvent devenir un réel fond musical. Je suis en train de travailler sur les bandes sonores d’une série de films que Smaranda Trifan réalise autour de la Zone Opaque, un atelier d’imprimerie à l’ancienne situé à Pantin (blog.zone-opaque.org). La musique est entièrement faite, ou quasi, à partir des bruits de la presse, de sons de brosses sur des affiches, etc. Je trouve cela juste par rapport à la manière dont les films sont faits : on emprunte des éléments à la réalité et leur assemblage les placent dans un nouveau régime d’expression. C’est un peu la même chose qui se passe avec Photogramme. Mais la finalité de Photogramme reste de pouvoir associer les morceaux à une guitare électrique et de jouer en concert. Idéalement il faudrait que tout ceci aboutisse à la réalisation d’un film conçu pour être accompagné en direct, mais ce n’est pas à l’ordre du jour.

- De quels collectifs ou expérience vous sentez-vous proches ?

- A l’époque de Virgule, on parlait beaucoup des lettristes, de Guy Debord, même si cinématographiquement ça n’a a pas grand chose à voir avec ce que nous faisions ou voulions faire. Il faudrait aussi évoquer la culture punk. C’est une musique que nous avons beaucoup écoutée avec Guillaume et qui a sans doute donné un état d’esprit à ce que nous avons réalisé. On a pris un réel plaisir à jouer dans des squats et des lieux plus ou moins marginaux. Les concerts à Alternation, c’était quand même quelque chose.

- Merci ! Je laisse les différents sites ici pour qu’on puisse foncer voir, lire et écouter...

Revue Bref : www.brefmagazine.com/
L’Envers du geste : www.myspace.com/lenversdugeste
Photogramme : www.photogram.fr
La structure pour les prochains films : www.lesproductionsdulama.com
Projet sur l’imprimerie de Pantin : blog.zone-opaque.org

Photo n°3 par Orlan Roy
Photo n°4 par Rembon


Sylvaïn

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